MODE D’APPLICATION DES FORMULES
Nous allons appliquer les méthodes précédentes à partir de résultats d’essais semi-industriels que nous avons effectués successivement à l’Arsenal de l’Aéronautique et à l'Office National d'Études et de Recherches Aéronautiques. Ceci permettra à la fois d'indiquer le maniement des formules et d’en montrer la précision.
10,1 ESSAI DE REFROIDISSEMENT FAIT A L’O.N.E.R.A. D’UNE MAQUETTE DE CYLINDRES A AILETTES DU MOTEUR S.N.E.C.M.A. 36 T (1) (fig. 20 et 21)
Les cylindres sont placés dans un carter servant de gaine d’arrivée et sortie d’air et épousant la forme extérieure des ailettes (fig. 22).
10,1.1 Mesure des températures.
Nous avons mesuré les températures d’entrée et de sortie d’air par des thermocouples placés dans des sections très turbulentes de la gaine. Un déplacement du couple n'ayant pas d'influence sur la température indiquée, nous avons adopté cette dernière comme température moyenne.
Par l'emploi de commutateurs, nous avons toujours obtenu par une seule lecture chaque différence de température qui nous était utile.
Les différences de températures, dès qu’elles étaient supérieures à 20 C, ont pu être repérées avec une précision de l’ordre de 0,5 %, grâce à l'emploi d’un millivoltmètre A.O.I.P. à sept sensibilités.
Les températures du fût ont été mesurées en différents points par des couples
placés contre la paroi.
Grâce à des peintures Thermindex, nous avons pu, dans certains cas particuliers, recouper les températures indiquées par les thermocouples. Ces dernières étaient en général trop faibles du fait du refroidissement du couple dû aux fils soumis au courant
(1) RocE. — Rapport O.N.E.R.A., 121 E.Y.
Diébhragme Collecteür
Prise d'air Maquette du moteur
| auxiliai “e de Vanne de réglage Ce SNECMA 367
Ventileteur
Fig. 20. — Montage d’essai d’un élément de quatre cylindres du moteur ‘“36T ”
Fig. 21. — Maquette du moteur S.N.E.C.M.A. 36 T à refroidissement par air
Pour ce moteur de 4500 cv 36 cylindres, les questions de refroidissement sont capitales
nt on
d'air. Les températures relevées étaient sensiblement égales aux températures du centre des ailettes correspondantes.
Dans ces conditions, nous avons eu les éléments d’essai pour étudier la convection de l’air entre les ailettes.
10,1.2 Mesure des débits d’air.
Nous avons employé des diaphragmes A.F.N.O.R. et, avec quelques précautions, tant pour le choix des diaphragmes que pour la mesure des faibles pressions, nous avons obtenu une précision de mesures de l’ordre de 0,5 à 1 % (1.
10,1.3 Résultats prévus et exploitation des résultats d’essais.
Les arrivées et sorties d’air n’étant pour aucun des quatre fûts diamétralement opposés, la longueur du parcours de l’air x aurait été difficile à déterminer.
ln
Par contre, la section de passage de l’air et la surface d’échange étaient parfaitement connues.
On avait :
— 160 avec ro = NS.
ain
La formule (25) est d’un emploi immédiat et il vient (pour les quatre essais dont les résultats complets sont consignés dans le rapport) :
« (25) ü) (exp) 6 600 0,815 0,82 5 600 0,845 0,88 5 050 0,87 0,90 3 100 0,96 1,08
(1) Rocne. — La mesure des débits d’air, publication O.N.E.R.A., n° 30, et compt. à mission de l’A.F.N.O.R. du 15 novembre 1949. | ‘ ‘ Es
EL ee La vérification est excellente pour les trois premiers points, mais moins bonne pour le quatrième. Nous ne disposons plus des feuilles de relevés et ne pouvons savoir
si le phénomène est dû à l'approche du régime laminaire, ou plus simplement à un défaut dans une des mesures correspondant à ce point.