TROUVER LA PPARENCE DUN ANGLE PERSPECTIF
On propose de trouver l’inclinaison apparente d une ligne horizontale couchée sur le côté fuyant d’un édifice vu extérieurement ou intérieurement dans une position quelconque par rapport au tableau , et de trouver l’angle apparent que forme cette ligne avec une verticale du même édifice, afin de transporter cette ligne inclinée et cet angle trouvé, aux lieux qu’ils doivent occuper sur un dessin.
Pratique.
i° Ayant l’œil fixé au point de vue choisi pour dessiner l’édifice, placez une des deux branches de l’instrument, de front devant vous , comme si elle était couchée sur un plan perpendiculaire au rayon principal et de l’étendue de votre bras prise pour distance; faites que cette branche s’ajuste, en apparence , avec une verticale quelconque de l’édifice.
2° Inclinez l’autre branche , de sorte quelle s’ajuste sur la ligne horizontale fuyante , dont vous cherchez l’inclinaison apparente.
3° Transportez l’instrument, ainsi ouvert, sur votre dessin, en le plaçant dans une position semblable à celle qu’il avait devant la nature; du point donne, tracez la ligne demandée.
Vous trouverez ainsi tous les angles perspectifs et l’inclinaison apparente de leurs côtés fuyans , par l’opération mécanique ci-dessus décrite, avec une exactitude suffisante pour la peinture.
LICENCES, INSTRUMENS. ,3
DESCRIPTION D UN INSTRUMENT POUR TRACER MECANIQUEMENT SUR UN TABLEAU, ET SANS SORTIR DE SA SURFACE , DES LIGNES CONVERGENTES DONT LE POINT DE CONCOURS EST INACCESSIBLE.
Cet instrument, à l’usage de ceux qui pratiquent la perspective linéaire sur des tableaux de petite ou moyenne dimension , ne peut opérer que sur des surfaces horizontales, (i)
Figure 3. Cet instrument consiste en un parallélogramme DF clf, dont les côtés mobiles tournent sur des charnières placées aux angles.
i° Il est composé dune réglé qui en forme la base, aux extrémités de laquelle sont attachées deux branches DF, clf , d’égale longueur.
2° A quelque distance de la règle de base aux points D , cl , une partie de ces branches peut se plier librement par le moyen de deux charnières.
3 Ces branches latérales sont entretenues parallèles entre elles, par une branche
(i ) Planche 5o. — La figure iTe indique la figure géométrique sur laquelle cet instrument est fonde. On y voit que deux lignes DE, clc, bases de deux triangles semblables DEA, cle A, étant divisées en parties proportionnelles, les lignes telles que L /, R’, qui joignent les points de division , vont concourir au sommet commun A de ces triangles. Le même résidtat a lieu pour les arcs semblables F GE , fge.
La figure 2 représente, en petit, l’instrument avec la règle engagée dans les branches, et placée de manière à indiquer comment on a pu tracer les lignes convergeant vers la droite.
La figure 3 représente l’instrument dans sa grandeur naturelle.
La figure 4 est le profil de la branche clf
La figure 5 est le profil de la traverse F f
Les mêmes lettres sont appliquées aux mêmes parties qui sont représentées dans les figures 2, 3, 4, 5.
Il existe un instrument qui tend au même but que celui-ci, et qui l’a précédé: il est gravé dans un livre de Perspective publié, à Paris, en 1790, par M. Lahure. Celui dont nous donnons la description, ne fut exécuté, pour la première fois, qu’en l’année 1798. Aussi, ne réclamonsnous pas la priorité; si même le premier instrument eiit réuni toutes les conditions que nous y desirions , nous n’eussions jamais pensé à en chercher un second.
U y a quelques années que Nicholson en publia un troisième en Angleterre.
Enfin , M. Castellan en a composé un quatrième sur lequel il a placé une échelle très ingénieuse.
Il ne nous appartient pas de faire ici l’éloge ou la critique desdifférens instrumens qui ont précédé ou suivi le nôtre. Ceux qui en feront usage pourront seuls les comparer et les apprécier; mais c’est avec quelque confiance que nous leur soumettons celui-ci, après en avoir, depuis longtemps , reconnu l’utilité.