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CHAPITRE DOUZIÈME

se graver dans la mémoire et servir de guide aux peintres, surtout k ceux qui ont adopté le genre du paysage, lorsqu’ils veulent représenter un ciel.

Planche 53. — Figure ire. — La figure IIZ est une section du profil géométral de la voûte apparente du ciel, d’après l’observation de Smith.

Le point O est l’œil du spectateur.

OH est une ligne horizontale divisée en dix parties égales, distance apparente de l'œil à l’horizon, dont le point H est le terme.

O Z est une ligne verticale égale aux trois dixièmes de l’horizontale OH. Cette verticale est la distance apparente de l’œil au zénith.

Z H est une courbe qui représente la concavité apparente du ciel.

Si, du point O comme centre , avec les rayons 01, 02, o3, etc., on décrit les arcs 1 1 , 22', 3Z, 4 B, etc., qui coupent la courbe ZH aux points B,C, D, E, F, G; ces arcs concentriques diviseront la masse d’air homogène OZH en plusieurs couches sphériques concaves, parallèles entre elles et d’une égale épaisseur.

Si l’on suppose encore que la ligne verticale CT est le profil du tableau où l’on doit peindre un ciel pur, et que l’on se propose de trouver sur ce tableau les espaces perspectifs que doivent occuper un nombre donné de teintes dégradées , par exemple, cinq teintes, afin que ce ciel peint paraisse former la voûte.

Pratique.

Il faut, du point de l’œil O, mener les rayons visuels OC, OD, OE, O F, OG. qui coupent le tableau CT aux points C, d, e, /, g.

On aura sur ce tableau , entre son horizon T et son sommet C , des espaces perspectifs T g, gf, fe, ed, dC , dont le nombre cinq égale celui des teintes déterminées. Chaque point T, g, f, e, d, C sera le terme où doit commencer ou finir le mélange d’une teinte avec celle qui la suit, pour dégrader la voûte aérienne du ciel.

On évite de répéter cette figure géométrique chaque fois que I on veut peindre un ciel : il suffit d’avoir trouvé une seule fois les rapports géométriques de ces espaces entre eux et leurs rapports arithmétiques approximatifs, pour arriver à un résultat plus que suffisant, et produire l’illusion nécessaire en peinture.

Figures 1 et 2. — Nous avons remarqué, sur une ligure plus grande, mais semblable à celle ici décrite, que, si l’on divise la hauteur CT comprise par un ciel , entre son horizon et le bord supérieur du tableau, en seize parties égales;

La hauteur du premier espace perspectif T g- est égale à deux de ces parties.

La hauteur du second espace gf égale deux parties un quart.

Celle du troisième espace fe égale deux parties trois quarts.

PERSPECTIVE AÉRIENNE

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Celle du quatrième espace ed égale trois parties deux tiers.

Enfin celle du cinquième de égale cinq parties un tiers. Total seize parties.

Nous indiquons ce moyen, non pour assujétir les peintres à l’employer à la règle et au compas , mais seulement pour qu’ils puissent se rappeler à-peu-près ces espaces perspectifs, et les tracera vue et de mémoire sur un tableau, lorsqu’ils veulent peindre un ciel.

Pour donner, ainsi que nous l’avons annoncé, seulement une idée de la dégradation aérienne de la voûte apparente d’un ciel pur, nous supposons:

i° Que les couleurs des extrémités du ciel à représenter, c’est-à-dire, la couleur de son horizon et celle de son zénith, partie supérieure du ciel du tableau, sont données matériellement ou imitées d’après nature.

■2° Que, par un mélange graduel de ces deux couleurs, on en a composé trois autres intermédiaires, qui, avec les deux premières, forment cinq teintes; nombre égal à celui des espaces perspectifs déterminés.

Ces teintes étant disposées sur la palette en ordre proportionnel , de la plus claire à la plus foncée, l’opération qui est purement mécanique, est facile à exécuter.

Pour peindre un ciel, les peintres de paysages le commencent ordinairement par l’horizon , suivant cette méthode:

On pose la première teinte, celle de 1 horizon, dans le premier espace quelle doit occuper; on la fond peu-à-peu avec la seconde dans le second espace, en sorte que cette seconde teinte soit pure en arrivant au troisième espace.

On continue ainsi la gradation, en posant chaque teinte dans l’espace qui doit le contenir, le fondant avec celle qui doit couvrir l’espace suivant, jusqu’à ce que la cinquième teinte, qui est celle de l’azur le plus foncé, soit arrivée pure au sommet du tableau. On évite, par ce moyen, le tâtonnement.

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