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OBSERVATIONS SUR LA COULEUR ET L INTENSITE DES OMBRES

L’ombre d’un corps blanc éclairé du soleil, paraît bleuâtre, parce que le blanc reçoit facilement l’empreinte de toutes les couleurs qui s’y réfléchissent; son ombre, dans ce cas , participe de la teinte de l’objet qui l’éclaire, c’est-à-dire, de l’azur du ciel, (i)

Quelquefois , l’ombre bleuâtre d’un mur blanc, vu de loin dans la campagne et dont les extrémités sont cachées par des objets plus colorés, tels sont des arbres, a l’apparence d’une nappe d’eau qui réfléchit l’azur du ciel.

Plus le contour d’une ombre est éloigné du corps qui la projette, plus ce contour est vague et indécis, à cause de la pénombre qui diverge et s’élargit à mesure qu’elle s’éloigne de son principe.

Souvent, dans une ombre on en aperçoit d’autres, mais dont les termes sont peu sensibles. (2)

Telles sont les teintes que les architectes appellent contre-ombres; par exemple : lorsqu’un portique est éclairé du soleil, et que le mur du fond est dans l’ombre, si ce mur est orné de membres d’architecture ou de sculpture, ces objets plus ou moins saillans, qui reçoivent la lumière réfléchie par le terrein ou par quelque autre corps voisin éclairé du soleil, projettent des contre-ombres sur le mur.

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