‹ Application de la perspective linéaire aux arts du dessinChapitre 72 sur 160 · CHAPITRE SIXIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SIXIÈME

approximation , on trouve les différences trop sensibles ; la courbe perspective qui passe par les points ainsi trouvés , est trop imparfaite , et présente à l’œil ce que l’on appelle des jarrets : ce moyen est donc impraticable surtout pour représenter des cercles en grand.

L’on met un cercle en perspective sans l’inscrire dans un carré, en cherchant l’apparence d’un certain nombre de points de la circonférence; mais il faut d’abord décrire cette circonférence et déterminer ces points.

Enfin , l’on met encore un cercle en perspective sur un diamètre ou sur un rayon donné , sans décrire sa figure géométrale ; mais il faut qu’un point de distance soit accessible sur le champ du tableau , ce qui ne peut avoir lieu , si l’on veut que la perspective soit agréable. On peut sans doute suppléer ce point ; mais l’opération devient trop longue. Ainsi , cette méthode qui appartient à la perspective curieuse , ne convient pas à la Peinture.

Des observations que nous avons faites sur certains rapports qui existent entre les côtés et les diagonales des deux rectangles qui forment le carré dans lequel un cercle est inscrit et quelques points de sa circonférence , nous ont donné plusieurs moyens pour trouver sur un tableau la perspective d’un cercle ( dont le diamètre perspectif est donné ) , sans être obligé d’en tracer premièrement la figure géométrale, et même sans connaître la distance principale qui a déterminé le carré circonscrit.

Un cercle peut être posé sur un plan horizontal, vertical ou incliné ; mais nous distinguons seulement ici les deux premières positions , parce que la position du cercle sur un plan incliné à l’horizon n’ajoute aucune difficulté.

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