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de mercure pour le tonus, 60 lors des contractions, 105 lors de l’expulsion.

2°) A tous ces appareils, on peut reprocher qu'ils enregistrent la tension intra-segmentaire et non la pression intra-corporéale. C’est ce que s’est proposé WESs- TERMARCK (131) : une sonde incompressible de 37 cm. de long et 3 mm. de diamètre mène! un ballon en plein segment moyen de l’utérus et le fait communiquer avec un appareil enregistreur (tonus habituel 20 mm. de mercure, contraction maxima 168).

3°) Divers auteurs ont employé des procédés d’hystérographie interne dans l’utérus post-partum pour tester l’action de divers médicaments. Les uns introduisent le ballon par les voies naturelles, d’autres profitent d’une césarienne pour le mettre en place.

Par exemple, dans la césarienne basse, Apair et Davis qui avaient l’habitude d'introduire dans l'utérus, des tampons qui sont laissés en place pendant 6 à 12 heures afin de réduire l’hémorragie et de préparer une voie pour le drainage, ont eu l’idée d'utiliser, au lieu de ces tampons, une vessie hydrostatique ayant les mêmes effets au-point de vue de la malade et permettant d'inscrire les contractions de l’utérus. Ils ont ainsi constaté que le tonus du segment inférieur est nettement moindre que celui du segment supérieur. Ce dernier peut être influencé par les extraits pituitaires. Les préparations d’ergot ont un effet inconstant; quand elles agissent, elles augmentent le tonus. La quinine n'’augmente pas le tonus du segment supérieur. Aucune des préparations utilisées n’agit sur le tonus du segment inférieur.

Tous les procédés d’hystérographie interne appellent’

trois critiques : ils comportent des fautes contre asepsie inévitables malgré les précautions; la présence d’un corps étranger détermine de la contracture; enfin, sauf ceiui

ae de WESTERMARCK, ils mesurent la tension du segment infericur et non celle du corps.

Hystérographie externe. — Le premier appareil s’inspirant de ce principe a été inventé par SCHAEFFER : une sorte de casque de pompier en zinc dont l’ouveriure, garnie de caoutchouc, s'applique sur la paroi abdominale au niveau du fond utérin; il est maintenu par une sangle élastique et est relié à un appareil enregistreur qui est un gazospisomètre. On peut raprocher ‘à l’appareil de SCHAEFFER sa grande surface de contact, en sorte que l'utérus, en se contractant, change de contact avec fui (86). r

L'appareil de FABRE se compose essentiellement d’un ressort maintenu par une ceinture et relié à un appareil enregistreur. Il a permis à son auteur et à ses élèves de très beaux enregistrements qui ont éclairé bien des points de clinique obstétricale et bien des problèmes de pharmacodynamie utérine (22). FABRE a, par ailleurs, vérifié ses résultats, en faisant simultanément un enregistrement interne et un enregistrement externe. Cependant, l'appareil d’hystérographie externe, tout comme

celui de SCHOEFFER, n’est pas d’un maniement facile. Son

emploi apparaît plus comme une expérience de laboratoire de physiologie que comme un procédé adapté aux tyrannies de l’observation clinique. D’autre part, on peut lui reprocher de ne pas être un instrument de mesure.

C'est ce que CRODEL (16) s’est proposé de réaliser. Son appareil lui permet de distinguer la force de soulèvement que possède la paroi de l’utérus au cours de la contraction, la pression minima (dureté de l’utérus entre les contractions), et la pression maxima (dureté de l’utérus au moment du maximum de la contraction). Le rapport de ces trois forces lui permet de calculer le travail de l’utérus pendant une contraction. Cet appareil a été très emp'oyé. Des modifications lui ont été apportées par

SDS

BERuTI (6 ter) et par FREY (33 bis). Dans le même temps que CRODEL, MAHON (62) à décrit un procédé d’hystérographie externe où un cardiographe de MAREY-PACHON est maintenu au contact de la paroi par une ceinture élastique.

S.-M. Dopex en 1932 (19), Sanpor LôwiI (encore appelé SAnpor LoranDp) en 1933 (61) ont inventé des appareils analogues.

Hystérographie externe simplifiée. — Quoique les appareils soient bien au point, leur emploi fait plus figure d’une expérience de physiologie que d’un instrument pour usage clinique.

C'est pourquoi VIGNES, avec ses assistants LANDRIEU et LEROUGE, a eu l’idée d’un appareil très simple qui permet, non pas d'obtenir un graphique de la contraction, mais simplement de mesurer la consistance de la paroi aux divers moments de la contraction, de mesurer la maxima et la minima et leur différentielle. Appareil aussi simple qu’une montre, qu’un thermomètre, ou qu’un sphymomanomètre (107-108). Cet appareil est extrêmement robuste; destiné à mesurer la consistance de l’utérus dont les rapports avec l’état de contraction sont établis, il entre dans la catégorie des hystérographes externes. C’est un dynamomètre capable de mesurer à chaque instant la force nécessaire pour créer sur la surface utérine une dépression donnée. Lorsqu'on applique l’appareil, le bouton subit la pression nécessaire pour amener la plaque d'appui au contact de la paroi abdominale. Le bouton s'enfonce dans le corps de l'appareil, comprime un ressort étalonné, et se place dans une position d’équilibre déterminée par l’égalité entre la pression exercée sur l’appareil et la réaction du ressort.'Cet équilibre est directement proportionnel à la résistance concentrée par le bouton de la part de la paroi utérine, et vient s’inscrire au moyen d'une aiguille sur un cadran gradué de

Sr 007:

0 à 1 kilogramme, chaque petite division correspondant à 10 grammes. Très robuste, extrêmement maniable, l’appareil est d’un encombrement insignifiant et ne comporte aucune gêne pour la parturiente. On l’applique en plein losange de GLENARD sur la ligne médiane, à 5 centimètres .au dessus de l’ombilic, là où l’écartement des muscles grands droits permet à l'utérus de venir directement au

ire figure. — Aspect de l’utérotensiomètre.

L in Bull. de la Soc. d'Obst. et de Gyn., 1934

contact de la paroi. Son avantage est son extrême simplicité : il permet des enregistrements multiples, répétés aussi souvent qu’on le désire. De même qu’à chaque examen clinique, on note la dilatation, la position des sutures et les bruits du cœur, on peut aussi noter les valeurs

er T0 = des tensions maxima et minima du muscle utérin (1° et 2° figure). Ë Pout établir les courbes correspondant aux contractions utérines, l’observateur maintient en permanence l’appareil à la main, lit de deux en deux secondes sous le contrôle d’un métronome, et dicte les chiffres corres-

FFE CL LL LLA

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