‹ Application des Données Numériques à la Surveillance Clinique de l'AccouchementChapitre 28 sur 35 · LED · texte numérisé non relu

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Les auteurs ont cherché à déduire de leurs chiffres une loi liant la durée moyenne de la dilatation jusqu’à un stade déterminé du diamètre de la dilatation obtenue

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Ces figures empruntées à Vignes et Breil (127, p. 232) montrent

la marche de la dilatation (heures et centimètres) ; le trait plein

indique la courbe des moyennes arithmétiques, les traits pointillés

délimitent les écarts habituels et le trait interrompu donne la

courbe des ajustements. La dilatation complète est atteinte en

un peu plus de six heures pour les multipares et un peu LE de * douze heures pour les primipares.

à ce stade. Les courbes établies par VIGNES et BREIL confirment la notion que la dilatation évolue, d’abord, assez lentement, puis s'accélère progressivement. La cowbe des moyennes arithmétiques, et la courbe d’ajustement qu’il est licite d’en déduirey ont été encadrées par deux courbes extrêmes limitant le champ où, avec de fortes chances, doit se trouver la courbe représentant la varia- -

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one (127). Les courbes correspondent aux équations ns suivantes : “y = 1,57 X x 0,59 pour Îles primipares et sv É 57. x. x 0,56 pour les multipares, y représentant le Se temps moyen d’arrivée au stade de dilatation de diamètre Dre É x. Le temps moyen peut, donc, être tenu comme propor-

caen à la racine carrée du diamètre de la dilatation,

ou, ce qui revient au même, la dilatation étant propor-

tionnelle au carré du temps. .

L'étude d’une telle courbe pour un cas donné com- | porte des enseignements sur la conduite à tenir des en-

; seignements assez DE LEE pour lesquels il reste beau- .Soup à préciser.

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NUMERATION DES BRUITS DU CŒUR FŒTAL

Le nombre des bruits du cœur a une importance bien connue ‘en clinique en ce sens qu'il renseigne sur la vitalité du fœtus et Sur le risque de mort. LEJUMEAU DE KER- GARADEC qui, le premier, comprit l’importance de l’auscultation obstétricale, avait entrevu l'importance de la numération pour surveiller le fœtus pendant l’accouchement. Mais c’est Bopson, en 1831 qui, dans un mémoire présenté à l’Académie de Médecine a souligné l’intérêt extrême de l’auscultation, permettant, si la dilatation est suffisante et si certaines conditions sont réalisées, d’extraire le fœtus avant qu'il ne succombe.

En principe, il est admis par tous, actuellement, que la souffrance fœtale se traduit d’abord par une accélération, puis par un passage à la normale, puis par un ralentissement. En cette matière, les chiffres n’ont pas de valeur absolue. Cependant, avec BARTHOLOMEVW (4), on peut dire que 120 est le chiffre physiologique le plus bas, que 125 à 145 sont le chiffre moyen, et qu'il faut intervenir si le chiffre est inférieur à 100 (24). Ces chiffres sont intéressants. Mais autant que la valeur absolue, c’est la permanence du chiffre inquiétant, et sa progressivité, qui doivent être envisagées.

La sanction de ces constatations sera : A) si la dilatation est complète et si toutes les conditions sont bonnes, d'extraire le fiætus; B) si la dilatation n’est pas complète, on pourra essayer d’agir par des moyens médica-

menteux. C’est ainsi que SIEDENTOPF à recommandé l’atropine et lé nitrite d’amyle : 3 à 4 gouttes de nitrite d’amyle déterminent une accélération de 8 à 12 batte-. ments par minute au bout de quelques secondes (inconstant), 1 milligramme d’atropine en injection sous-cutanée. détermine une- accélération constanie, en moyenne 22 battements par minute. Ce n’est pas un traitement pathogénique, mais cela augmente l'oxygène apporté au fœtus. /

N. Louros et H. MüLLER ont employé le chloroforme pour prévenir l’asphyxie du fœtus toutes les fois que les bruits du cœur descendaient au-dessous de 100. Ils ont toujours eu des succès quand l’asphyxie était dûe au non relâchement entre les contractions et qu’il n’y avait pas de procidence du cordon ou des circulaires.

De même FREY rappelle que si le nombre des pulsations cardiaques s’abaisse entre les contractions au-dessous de 100, il y a asphyxie, et en pareil cas, la mort s'élève à 18 %. Il faut terminer l'accouchement. En pareil cas l’injection de cardiazol n’a pas d'effets, mais la narcose au chloroforme donnait déjà en 1924 un nombre -important de succès sur 35 observations faites par FRÉY : dans plus de la moitié des cas, l'accouchement spontané a pu être attendu sans que l'enfant en souffre.

Entre 1925 et 1931 les observations se sont étendues à 157 cas dont 69 % ont été des succès : l’asphyxie intrautérine a cessé, et l’accouchement spontané a pu être attendu. Dans 15 % des cas, le résultat a été partiel en ce sens qu'un peu plus tard il a fallu extraire un enfant vivant. Dans 16 % des cas, la fréquence des pulsations n’a pas pu être modifiée. Après ses expériences les fragments d’utérus gravides humains cessent de se contracter dans une solution contenant du chloroforme à la dose de 1 pour 300 centimètres cubes. Avec l’hystérotonographe, on constate que les contractions cessent au bout de

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