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cinq minutes et le tonus diminue. C'est à cela que se- raient dus les bons effets de la narcose sur l’asphyxie du fœtus (33).
Dans tout cela, il faut être précis, et ne pas se contenter de dire : « c’est lent, c’est rapide ». Il faut s’as- treindre à compter. LÔNNE, pour suivre correctement les bruits du cœur, emploie la méthode suivante : à chaque lit de la salle de travail est un tableau de verre dépoli, sur lequel, de quart d'heure en quart d'heure, on inscrit au charbon les B. D. C. Cette méthode, utilisée depuis quatre ans, a rendu les plus grands services: en particulier, il est de cette façon, exceptionnel, d’être Surpris par une modification du rythme fætal. La constatation précoce de modifications permet d’essayer d’abord, des moyens conservateurs (cardiazol, pervitine, narcose ou analgésique en cas de contractions trop fortes...) si la souffrance fœtale s'accroît, on a recours aux moyens ra- MICAUxE te | SRE
Peut-être, pour être plus précis encore, pourrait-on employer la méthode de Lran. Mais, sauf erreur, celle-ci a été employée Seulement pendant la grossesse.
L'étude des bruits du cœur permet de recueillir une notion connexe. C’est celle d'apprécier indirectement l'intensité de la contraction en chiffrant l’action exercée par la contraction sur le cœur fætal.
La contraction utérine modifie la circulation fœtale, et le fait principal est un ralentissement pendant la contraction. Si nous entrons dans plus de détails, nous trouvons que, pour divers auteurs, cé ralentissement est encadré entre deux accélérations : quand l'utérus commence à se contracter, les battements du cœur fætal s’ac-: célèrent; quand la contraction est à son acmé, ils se ralentissent, ils s’accélèrent à nouveau après le relâchement, et redescendent en quelques secondes, ensuite; à leur niveau normal. | |
Ces constatations sont plus prononcées après rupture des membranes et aussi en cas de dou'eurs fortes. Cijoint schéma d’après les Principles de DE LEE.
Influence de la contraction sur les bruits du cœur (dessinée d’après De Lee (Principles) (la contraction en noir, les B. D. C. en pointillé)
Cependant cette conception des fails n’est pas généralisée par tous les auteurs, et quelques-uns ont entendu dans certains cas une accélération au cours de la contraction. La bradycardie de la contraction relève d’une action du CO2 sur le vaguc, due elle-même à une perturbation des échanges gazeux trans-placentaires d’après
SCHULTZE -—— d’une action de compression sur le noyau du vague d’après KEHRER. — D'après LEFF (47) la ten-
sion utérine en plus (contraction) et la tension en moins (shock avant l'accouchement) règlent la circulation placentaire et la circulation fœtale : l’hypertonie utérine chasse le sang du placenta vers le fœtus et lPhypotonie saigne l'enfant au profit du placenta.
Quel que soit le mécanisme, le fait res'e. On conçoit que l’on puisse indirectement « interroger » la contraction utérine en chiffrant son effet sur les bruits du cœur. Ar à
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