CONCLUSION
De ces quelques applications de la méthode chronophotographique, il résulte que celte méthode convient parfaitement pour l’étude du courant général aussi bien dans sa masse que sur les limites qui lui sont imposées par l’existence du sillage.
La meilleure preuve des qualités de cette méthode est que nous avons retrouvé, quantitativement, les résultats déjà obtenus en soufflerie.
Mais l'intérêt principal de la méthode chronophotographique est qu'avec un pelit nombre de photos, il est possible de faire une étude qualitative renseignant, très rapidement, sur la qualité aérodynamique d’un profil.
En effet, nous avons vu que le décollement total était toujours accompagné de larges oscillations du courant général, d’où résulte l'instabilité des forces aércdynamiques s’exerçant sur le profil.
Si donc le décollement total a lieu pour une incidence nettement supérieure à celle qui correspond au maximum de la portance, les forces aérodynamiques seront stables pour toutes les incidences utilisées dans la pratique.
Un essai au tunnel hydraulique montrera beaucoup mieux et beaucoup plus vite qu'un essai en soufflerie si un profil présente cette qualité, et, dans le cas contraire, comment il faudrait le modifier pour l’améliorer à ce point de vue.