‹ Applications Aérodynamiques de la Méthode de Chronophotogrammétrie PlaneChapitre 34 sur 38 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

1. — Nous avons essayé de montrer à l’aide des photos obtenues qu'elle était la valeur aérodynamique des ailerons à fente :

a) Pour les grands braquages, la présence de la fente oblige les lignes de courant à contourner au plus près les surfaces d’intrados du profil et de l’aileron. Il s'ensuit que, par rapport à l’aileron simple, on a l’avantage d’avoir un plus grand ralentissement, donc des zones de surpression plus importantes.

b) Pour les autres braquages l'avantage se fait sentir sur l’intrados et sur Pextrados :

sur l’intrados, par le même phénomène que pour les grands braquages;

sur l’extrados, par la formation d'un jet aspirateur, jet qui contourne l’'extrados de l’aileron et aspire le sillage qui, pour la même incidence et le même braquage, remonte au moins jusqu’au plan de maîlre-couple dans le cas d’un aileron simple.

2. — Nous n'avons donné là que des résultats qualitatifs. Nous aurions pu, comme nous l’avons fait dans la deuxième partie, calculer les portances à partir du champ des vitesses. Nous ne l’avons pas fait parce que, comme nous l'avons déjà dit, le véritable intérêt de la méthode chronophotographique est d'ordre qualitatif. Nous avons montré qu’elle permet de retrouver les résultats quantitatifs obtenus en soufflerie; mais son rôle véritable est, non de vérifier ces résultats, mais de les expliquer et de les compléter par la « visualisation » totale du courant fluide dans sa masse, ainsi que des divers phénomènes qui y prennent naissance.

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