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ER RES

une modification totale du jet de fente. À partir de celle valeur, il se rabat le long de l’extrados de l’aileron (fig. 23).

Cetjet apour effet :

1° d'empêcher le décollement sur l’aileron pour un braquage important de celui-ci;

20 d'empêcher le sillage de remonter vers le bord d'attaque du profil principal.

Fig. 23. — Restitution de l'écoulement autour du profil B., avec aileron à fente braqué. Remarquer le jet de fente rabattu sur l’aileron. R — 200 000

Il s’agit là d’un phénomène de « jet aspirateur ». En effet, nous avons vu que, pour un aileron encastré, le sillage remontail, pour un même braquage, jusqu’au plan de maître-couple, tandis que, maintenant, il n’y a pratiquement plus de décollement.

Nous avons là l'explication du phénomène d’hypersustentation de l’aileron à fente.

En même temps, cette étude a montré l’importance du nombre de Reynolds; en effet, si dans les essais en grandeur nature on se trouve généralement bien au delà des conditions des valeurs critiques, il peut arriver fréquemment que ces conditions se rencontrent dans les essais sur petits modèles.

Incidence 20°. — Nous trouvons, comme pour l'incidence précédente, aux nombres de Reynolds inférieurs à 200 000, un « jet » de fente qui pénètre dans le sillage du profil principal. Le décollement a lieu dès le bord d'attaque; le jet se perd dans le sillage sans se rabattre (fig. 24 et 25).

Fig. 21, — Restitution de l'écoulement autour du profil B., avec aileron à fente braqué. Le jet de fente se perd dans le sillage. R = 50 000

Fig. 25. — Restitution de l'écoulement autour du profil B., avec aileron à fente braqué. Le jet de fente se perd dans le sillage. R — 120 000

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Nous avons essayé, en augmentant la vitesse du courant, d'étudier le phénomène aux nombres de Reynolds les plus grands que permettait le tunnel hydraulique; il nous a été impossible de mettre en évidence une valeur au delà de laquelle le courant de fente se rabattrait sur l’extrados de l’aileron.

Il faut en conclure que, tout au moins dans le champ de nos expérimentations, le dispositif d’aileron à fente n'est plus hypersustentateur pour une incidence de 20°.

Notons que nous avons observé, à cette incidence, les grandes oscillations d’extrados dont nous avons parlé dans un paragraphe précédent.

2 BRAQUAGE 45°

Nous allons, pour terminer, étudier les écoulements autour d’un profil muni d'un aileron à fente pour un grand braquage.

ECOULEMENT D’INTRADOS.

a) Incidence 0°. — Nous allons suivre les lignes de courant assez voisines du profil.

Comme le montrent les deux figures 26 et 27 une surpression assez forte se trouve dans la région du bord d'attaque, dans tous les cas neltement plus importante que pour un braquage de 18°. Les vitesses augmentent jusqu’à la hauteur du milieu du profil, pour décroître après. À l’approche de la fente, le courant se partage en deux parties :

1° l’une qui s'engage dans la fente sans ralentir énormément; 2° l’autre qui arrive sur l’aileron sous un angle très élevé.

Les lignes de courant accusent alors une forte courbure pour contourner l’aileron; il s'ensuit un ralentissement considérable du courant; au moment où le courant se dégage de l’aileron, on peut noter une augmentation très rapide

des vitesses donnant naissance à une zone de dépression peu après le bord de fuite de l’aileron.

b) Incidence 10°. — La figure 28 est caractérisée par l’étendue de la zone de surpression, qui se fait sentir d’une façon appréciable sur une profondeur considérable, nettement supérieure à la longueur de corde.

La région de surpression vôisine du bord d'attaque est très importante par l'étendue, beaucoup plus grande que dans le paragraphe précédent, du

; : V champ des faibles vitesses : (y-< 051) > Le ralentissement au voisinage de l’aileron est encore considérable, bien

que l'attaque se fasse sous un angle moins grand que pour l'incidence précédente.

Nous retrouvons, suivant immédiatement le bord de fuite, une zone de dépression moins étendue et beaucoup moins importante en valeur que pour

ee ee mme = + mms +

ÔB —-

Fig. 26. — Restitution de l'écoulement sur l’intrados du profil B., pour un grand braquage de l’aileron à fente.

R — 50 000. Les traits mixtes correspondent à R — 120 000

Fig. 27. — Restitution de l'écoulement sur l’intrados du profil B., pour un grand braquage de l’aileron à fente.

07 dE

l'incidence nulle. Ajoutons que l’écoulement s'est révélé sensiblement le même aux divers nombres de Reynolds auxquels nous avons expérimenté.

Il résulte de cet écoulement d'intrados qu'un tel braquage donnera, évidemment, une portance très élevée; mais la traînée aura une valeur beaucoup plus grande que pour le braquage de 18°, précédemment étudié.

Fig. 28. — Restitution de l'écoulement sur l’intrados du profil B., pour un grand braquage de l’aileron à fente.

R = 50 000. Les traits mixtes correspondent à R — 120 000

ECOULEMENT D’EXTRADOS.

a) Incidence 5°. — Les trois figures 29, 30 et 31, représentant les écoulements autour d’un profil (incidence 59, aileron à fente braqué à 45), montrent que les lignes de courant sont sensiblement identiques pour les trois vilesses du courant général utilisées. On remarquera toutefois, pour les valeurs du nombre de Reynolds 50 000 et 120 000, un sillage remontant jusqu'au bord d'attaque; pour R—200000, ce sillage ne remonte même pas jusqu’à la hauteur du milieu du profil.

Cependant le braquage est {trop important pour permettre au courant de fente de se rabattre et de longer l’extrados de l’aileron. Il s'ensuit que, sur l’aileron, se produit un fort décollement dès son bord d'attaque. Ce sillage (rès important est contourné par les lignes de courant laminaire; mais on peut voir que la courbure de ces lignes diminue fortement quand on atteint les grands nombres de Reynolds. Il en résulte que la région de dépression qui s’arrête pour les nombres de Reynolds inférieurs à 150000 à hauteur de la fente, s'étend, pour les grandes valeurs de ce nombre, bien au delà du bord de fuite de l’aileron.

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Fig. 29. — Restitution de l'écoulement autour du profil B., pour un grand braquage de l’aileron à fente. R = 50 000

Fig. 30. — Restitution de l'écoulement autour du profil B., pour un grand braquage de l’aileron à fente. R = 120 000

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On peut déduire de ces résultats que, pour une incidence de 5°, la portance de ce profil muni d’un aileron à fente doit atteindre une très grande valeur.

b) Incidence 15°. — Pour cette incidence, l'effet de la fente disparaît complètement. Le décollement commence dès le bord d'attaque, et le sillage

Fig. 31. — Restitution de l'écoulement autour du profil B., pour un grand braquage de l’aileron à fente. R = 200 000

occupe un très gros volume. Le jet de la fente pénètre dans cette masse tourbillonnaire sans être déviée sensiblement; il se brise el se perd après un parcours assez important : plusieurs fois l’épaisseur de l'aile.

Comme nous l’avions observé précédemment, quand il y a décollement total, c’est-à-dire quand le sillage remonte jusqu'au bord d'attaque, la zone de dépression ne comporte pas un centre où la dépression est maximum; mais elle s'étend sur une longueur importante sans présenter de rapides variations de valeurs. C’est ce que montrent les figures 32 et 33.

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Fig. 32. — Restilution de l'écoulement autour du profil B., pour un grand braquage de l’aileron à fente. R = 50 000

Fig. 33. — Restitution de l'écoulement autour du profil B., pour un grand braquage de l’aileron à fente. R — 120 000

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