‹ Applications de l'électricité dans la marineChapitre 32 sur 41 · SIGNES CONVENTIONNELS · texte numérisé non relu

SIGNES CONVENTIONNELS

Bras droit, avec abat-jour opale, nickelé (fig. 240)

Bras droit articulé, avec globe, nickelé (fig. 241)

Pendentif simple, avec globe, nickelé (fig. 242)

Pendentif orné, avec globe, nickelé (fig. 243)

Lampe mobile, avec abat- jour en porcelaine, nickelée

Applique ornée à une branche, avec globe, nickelée (fig. 244)

Applique à genouillère, avec globe, nickelée

Applique ornée à une branche, avec abat-jour opale, nickelée (fig. 245)

Applique ornée à deux branches, avec globe, nickelée (fig. 246). . .

Tige droite avec abat-jour opale, nickelée (fig. 247)

Suspension simple ornée, à deux brandies, avec abat-jour opale, nickelée

Lustre orné à deux branches, avec abat-jour opale, nickelé ;

Suspension simple ornée, à trois branches, avec abat -jour opale, nie- ) kelée (fig. 248) |

Lustre orné A trois branches, avec abat-jour opale, nickelé (fig. 249) )

Bras droit bronzé, avec abat-jour métallique (Gg. 250)

Tige droite avec abat-jour métallique, bronzée (fig. 251)

Suspension A deux branches, avec abat-jour métallique, bronzée (fig. 252).

Lanterne wagon fixe, avec grillage, nickelée (fig. 253).

Lanterne wagon mobile, avec grillage, nickelée (fig. 254)

Lanterne de muraille, peinte (fig. 255)

Lanterne d'angle, nickelée

Lanterne à main à grillage, nickelée.

Lanterne à main pour soutes à charbon, en cuivre poli (fig. 256)

Lanterne de niveau d'eau, en cuivre poli

Lanterne à réflecteur métallique, pour coupées et plateformes d'embarquement

As

Tx

Wi

La lanterne de niveau, destinée à l'éclairage des tubes de ni-

Fig. 240.

Fig. 242.

Fig. 243.

Fig. 241.

veau d'eau des chaudières, ne diffère de la lanterne à main que par un support substitué à la poignée à main.

Les lanternes wagons mobiles et les lanternes à main sont munies d'un câble souple (2 conducteurs de 14 fils — ) terminé par

Fig. 245.

Fig. 240.

Fig. 247.

une poignée que Ton peut greffer sur des prises de courant placées aux points les plus convenables. Les lanternes à main sont spécialement destinées à l'éclairage des soutes. Leur emploi exclusif est prescrit pour l'éclairage des soutes à charbon, de manière à prévenir les explosions de grisou. Les prises de courant doivent être toujours placées dans ce cas à l'extérieur des soutes.

Les lampes destinées à l'éclairage des soutes à munitions, en raison de leur importance , sont en général reliées aux deux circuits de jour et de mer, avec interrupteur sur chaque dérivation,

Fig. 248.

Fig. 249.

de telle sorte que cette partie de l'éclairage , qu'on ne peut remplacer en cas d'extinction par un fanal quelconque, soit toujours assurée.

Les lampes de l'éclairage intérieur reçoivent chacune un numéro d'ordre, inscrit sur une plaque émaillée fixée à côté de la

lampe. Le coupe-circuit correspondant, s'il existe, reçoit égale-

Fig. 253. Fig. 255

ment le même numéro d'ordre.

Fig. 254.

En vue d'isoler autant que possible les divers appareils de la coque, tous les appareils d'éclairage fixes, ainsi que les commutateurs, les prises de courant et les coupe-circuits, sont fixés sur des rondelles de feutre ou de caoutchouc de 10 m / m d'épaisseur environ.

144. Éclairage extérieur (1). — L'éclairage extérieur des navires comprend des lampes à incandescence et des lampes à arc.

L'éclairage extérieur par incandescence (circuit de navigation et circuit de signaux) est obtenu au moyen de lampes de 30 bougies et de 50 bougies. On admet entre ces lampes et le tableau une perte de charge maxima de 5 volts, et elles doivent avoir 75 volts comme voilage normal, inscrit sur le culot (2). L'intensité normale admise dans les calculs est de 1 A ,4- pour les lampes de 30 bougies, et de 2 À ,4 pour celles de 50 bougies. On emploie aussi, comme nous allons le voir, des lampes de 10 bougies, mais ces lampes sont identiques à celles de l'éclairage intérieur, de manière à simplifier les approvisionnements.

Le circuit de navigation comprend les feux prescrits par le décret du 1 er septembre 1884 concernant les règles établies pour prévenir les abordages. Ces feux sont les suivants (3) :

1° Deux feux de cMé, l'un vert (tribord), l'autre rouge (bâbord);

2° Un feu de hune, blanc ;

3° Un feu de remorque, blanc.

(1) Décret du 1 er septembre 1884 ; circulaires du 31 mars 1891, 30 avril 1891, 3 septembre 1892, 28 septembre 1892, 5 avril 1893, 15 mai 1893, 3 août 1893, 5 août 1893, 30 septembre 1893, 28 novembre 1893.

(2) Ou 65 volts, si l'installation est faite à 70 volts.

(3) Les feux de côté et de hune doivent être tenus allumés par tous les temps, depuis le coucher du soleil jusqu'à son lever, lorsque le navire est en marche, à la vapeur. Si le bâtiment navigue à la voile, sans le secours de la machine, les feux de coté doivent être seuls allumés.

Les feux de côté doivent être pourvus d'écrans se projetant en avant d'au moins 91 centimètres, de telle sorte que leur lumière ne puisse pas être aperçue de tribord devant pour le feu rouge, de bâbord devant pour le feu vert. L'amplitude du secteur éclairé par chaque feu est de 112°,5 à partir d'une parallèle à l'axe du navire dirigée vers l'avant.

Le feu de hune est un feu blanc placé sur l'avant du mat avant, à une hauteur d'au moins six mètres au-dessus du plat-bord, et, si la largeur du navire est de plus de six mètres, à une hauteur au-dessus du plat-bord au moins égale à la largeur du navire. Le secteur éclairé a une amplitude de 225° et est disposé symétriquement par rapport à l'axe du navire.

Tout navire à vapeur qui remorque un autre bâtiment doit porter, outre ses feux de côté et de hune, un deuxième feu blanc identique au feu de hune, placé verticalement au-dessous de ce feu, à 91 centimètres de distance au moins.

Ces feux sont installés dans des fanaux dits fanaux-phares, disposés pour être éclairés indifféremment à l'huile minérale ou à l'électricité. Lorsqu'ils sont éclairés à l'électricité , ils reçoivent chacun une lampe de 30 bougies, à l'exception du feu de route vert, qui reçoit une lampe de 50 bougies, le verre vert ayant la propriété d'absorber les rayons lumineux beaucoup plus que les verres rouges ou blancs.

En raison de l'importance de ces feux , on dispose sur leur circuit un appareil de sûreté, dit avertisseur d'extinction, destiné à prévenir le personnel de quart dès qu'un des feux vient à s'éteindre. L'avertisseur d'extinction est une sorte de tableau indicateur muni d'une sonnerie et de quatre lampes témoins. Ces lampes témoins sont des lampes de 10 bougies, montées de manière à être allumées ou éteintes en même temps que le feu correspondant. Elles sont placées chacune derrière une fenêtre garnie d'un verre, rouge pour le feu de bâbord, vert pour le feu de tribord, blanc dépoli pour le feu de hune, clair pour le feu de remorque. La sonnerie forme un circuit distinct, alimenté par deux éléments Leclanché, de manière à prévenir de l'extinction même en cas d'arrêt de la dynamo. Les dispositions de détail varient légèrement suivant les appareils ; la figure 257 représente un des systèmes que l'on peut employer. Sur le circuit de chaque feu sont intercalés un interrupteur et un électro-aimant. Lorsqu'on manœuvre l'interrupteur de manière à allumer le feu, l'armature de l'électro-airaant est attirée, et vient buter sur un contact, de manière à faire passer le courant dans la lampe témoin correspondante. Si le feu vient à s'éteindre , l'armature est ramenée par un ressort; la lampe témoin s'éteint, et le courant passe dans la sonnerie.

Les fils destinés à relier l'avertisseur d'extinction aux feux de navigation sont enfermés dans des tuyaux et aboutissent à des prises de courant installées à proximité de l'emplacement de chaque fanal. Ces prises de courant sont disposées de manière à former boite é tanche, précaution indispensable pour que l'eau de mer qui peut balayer le pont ou y séjourner ne puisse pas établir de court circuit. La figure 258 représente un des systèmes employés dans ce but. Les deux conducteurs reliés à la douille qui porte la lampe

pénètrent dans un couvercle en bronze par un trou muni d'une rondelle de caoutchouc serrée par un écrou, et aboutissent à deux

Fig. 257.

plaques de laiton affleurant une plaque de bois fixée à l'intérieur du couvercle. Les fils venant de l'avertisseur d'extinction aboutissent dans une boite en bronze à deux contacts à ressort. Lorsque le couvercle est en place, ces contacts pressent sur les plaques de laiton , et le courant passe dans la lampe. Les boulons à oreille qui servent à fixer le couvercle sont disposés suivant un triangle

isocèle, et non suivant un triangle équilatéral, de telle sorte que Ton ne puisse hésiter sur la position à lui donner. Lorsque le feu n'est pas allumé, la boite en bronze est fermée par une tape pleine, sur laquelle est inscrite la désignation du feu.

Le circuit des signaux comprend trois groupes de feux :

1° Les signaux d'ordre ;

2° Les signaux de reconnaissance ;

3° Les signaux à éclipses.

Les signaux (Tordre sont effectués au moyen de quatre fanaux doubles; la partie supérieure de chaque fanal est munie d'un verre rouge, et la partie inférieure d'un verre blanc. Chaque fanal reçoit deux lampes de 30 bougies sur les bâtiments de la 1" catégorie, et deux lampes de 10 bougies sur ceux de la 2 e catégorie (1). Les quatre fanaux sont frappés à la suite l'un de l'autre, séparés par un intervalle de 4 m à 4 m ,50, sur une drisse que l'on peut hisser à l'un des mâts, le plus généralement. au mât arrière. Le long de la drisse est genopé un câble souple formé de la réunion de neuf conducteurs isolés les uns des autres et enfermés dans une

même gaine. Huit de ces conducteurs f 7 fils — J servent à amener le

courant aux lampes, et le neuvième (7 fils — J sert de fil de retour

commun. Le câble à neuf conducteurs, dont la longueur est de 50 mètres, aboutit à un commutateur spécial, permettant d'effectuer rapidement les diverses combinaisons d'allumage qui constituent les signaux (2). Aucun modèle définitif n'a été adopté jus-

(1) Au point de vue de l'éclairage électrique extérieur, les bâtiments sont divisés en deui catégories. La 1™ catégorie comprend les grands bâtiments, jusques et y compris les avisos de 1™ classe, avisos-torpilleurs et canonnières. La 2 e catégorie comprend les avisos de 2 e et 3° classes, les torpilleurs de haute mer et antres, et les chaloupes canonnières.

(2) Les deux feux d'un même fanal ne sont jamais allumés simultanément. Chaque signal est un nombre de quatre chiffres, composé à l'aide des chiffres 1,2, 3, 4, 5, représentés chacun par une combinaison distincte :

Page 1