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CHAPITRE VU - POUTRES CONTINUES

ion locale, produite par le passage d'un g-alet, entre deux ids ou attaches dea barres de treillis. reillis. — Les barres de treillis ont à résister à l'effort tranit et de plus, lorsqu'une attache de barres de treillis vient isser sur un galet, l'ensemble des barres intéressées en i attache résiste à la réaction de l'appui, a llcxion locale des membrures inférieures et les efforts en- Irés dans les barres de treillis par la réaction, sont souvent considérables, et l'on est conduit à diviser cette réaction L répartissant également entre plusieurs points de la poutre noyen de plusieurs galets (voir fîg. 238). 'une manière générale, on peut dire que c'est à leur pas- ! sur un appui que les efforts les plus grands se dévelop- , aussi bien dans les membrures que dans les treillis. Les oentB fléchissants et les efforts tranchants atteignent leur imum dans la partie en porte-à-faus, au moment où la re franchit la plus grande travée. Lorsque toutes les travées égales, comme dans la fîg. 239, te sommet A de la courbe moments, pendant le lançage, correspond k la partie ren- ^e par les semelles supplémentaires au droit d'un appui sur

et il sulTil,en général.de prolonger un peu ces semelles cq du laneagc. Dans le cas très fréquent.où les travées do rive plus petites que les travéas centrales, le point A, sommet L courbe des moments, tombe k gauche de l'appui sur pile

une partie faible, et les ronforcemenls sont plus impori ; il est alors très-souvent préférable, pour de grandes tes, de munir le tablier d'un avant-bec ayant pour longueur Fforencc entre une travée centrale et la travée de rive, et de ■ner ainsi le point A dans la partie renforcée. ilelf de lançage. — Les galets de lanragc, sur lesquels ron-

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g 3 — RESISTANCE PENDAiNT LE LANÇAGE

lent les poutres, sont porU^s par des appareils qui assurent une égale répartition des charges entre eux ; les plus simples et les plus employés sont les appareils à balancier de la maison £ifiel (iig. 1, pi. 21). Le nombre des galets est en général de 2 ou de 4.

Moments fléchissants. — Dans une poutre à deux travées, les moments fléchissants se déterminent sans qu'il soit nécessaire d'avoir recours à la théorie de Télaslicité ; le moment sur pile dépend uniquement de la parlie en porte-à-faux ; il est égal à :

p étant la charge au mètre courant et / la longueur du porleà-faux. Au moyen du moment sur pile, il est facile de tracer les courbes représentatives des moments fléchissants sur toute la longueur de la poutre. *

Dès que le nombre des travées à franchir est supérieur à deux, les moments sur piles, à l'exception toujours de celui qui correspond au porte-à-faux, se déterminent au moyen de la théorie de l'élasticité, par la méthode de Mohr.

Fig. 240.

Les seules parties de la poutre où les moments sont, en général, plus grands que les moments dus aux charges, sont les parties voisines du point A, dernier point d'appui de la poutre au moment du plus grand porte-à-faux (fig. 240). H suffit par conséquent, pour le calcul de la poutre, de connaître les moments sur les piles A et B, et de tracer la courbe B'A'E des

1. Il sufRtde construire les courbes des moments, ou polygones funiculaires, comme si la poutre était coupée sur les appuis, et de tracer, au moyen des moments sur piles, la ligne de fermeture du polygone fuTiiculaire, comme cela est fait page 26.

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384 <:ilAFrrHK vil -r POUTHES CONTINUES

moments sur la partie B'E. Le moment sur la pile B est presque nul, celui de la pile C a une valeur comprise entre lo moment en  et le moment en B. Le moment en D a une valeur moyenne entre les moments en B et en C, et ainsi de suite.

Sur la culée, on supposera que le moment est nul ; il n'en est pas toujours ainsi, parce qu'une certaine longueur de tablier s'appuie sur la culée, mais cette hypothèse simplifie les calculs sans modifier sensiHlement les moments sur la pile B.

C'est une même courbe B'A'E qui donne tous les maximums des moments négatifs dans les parties voisines de Tappui A ; et comme cette courbe passe très près du point B, il sera permis, si Ton veut se contenter d'un calcul rapide et approximatif, d'admettre que le moment sur la pile B est nul.

Nous verrons dans l'exemple qui va suivre, PI. 21, de quelle manière onpeut,avec les lignes d'inflexion, déterminer exactement les moments sur piles.

Efforts tranchants et réactions. — Les efforts tranchants se déterminent dans le polygone des forces, comme nous l'avons déjà vu, page 27, en menant une parallèle à la ligne de fermeture du polygone funiculaire. La réaction sur appui n'est autre chose que la somme des deux efforts tranchants de gauche et de droite sur Tappui.

Fig. 241,

L'expression analytique de l'effort tranchant sur un appui est :

^ pi M'— M

p étant le poids au mètre courant, / la portée de la travée, M le moment sur l'appui considéré et M' le moment sur l'appui opposé, pris tous les deux en tenant compte du signe qui est en général négatif. Il n'est pas nécessaire de calculer les réactions en tous les points de la poutre, mais seulement celles qui cor-

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