‹ Applications de la théorie du langage qui donne naissance à la langue universelleChapitre 28 sur 90 · TABLEAU DES CLASSES DE LA HUITIÈME DI\1SI0N (T · texte numérisé non relu

TABLEAU DES CLASSES DE LA HUITIÈME DI\1SI0N (T

OBJETS lUTDRILS.

Proprement dits yb

Atmosphère yg

Terre. yd

Terre partagée artificiellement yv

Homme yj

Animal yp

MIiNÉRALOGIE. 157

Végétal yc

Minéral yt

yf

Nomenclature chimique yh

Le règoe mioéral s'empare donc des trois dernières classes de notre huitième division ; mais chacune de ces classes aurait pu soflBre au besoin de la nomenclature ; du moins, en laissant subsister la nomenclature chimique , qui peut revendiquer les droits d*une langue à part, les deux premières classes auraient pu accepter une fusion qui simpliflerait la science et contribuerait à la vulga* riser. Nous n'avons introduit deux classes distinctes dans cette division que pour nous mettre au niveau des connaissances que des progrès ultérieurs réservent à la minéralogie. En effet, tant que la science n'a pas imposé une théorie et remplacé les mots impuissants et nés du hasard que l'usage a dû accepter, la langue commune conserve son autorité et reste comme le fondement sur lequel s'appuieront les édifices postérieurs des savants. Notre tâche à nous est à la fois de satisfaire au présent et d'offrir h l'avenir les ressources de notre méthode, La classe yt donne une classification quelconque des minéralix ; elle renferme toutes les substances dans un ordre favorable à la pratique ; elle n'est nullement basée sur des aperçus scientifiques. Il est facile de voir qu'on pourrait adapter à cette classe telle ou telle autre disposition qui en changerait complèteoaent l'économie. Nous n'aurions guère d'objections à opposer àde semblables changements, car les analogies par lesquelles nous rattachons toutes les parties de notre système ne sont ici d'aucun secours. Nous ne pouvions avoir d'autre but dans la distribution de nos ordres, de nos genres, de nos espèces, etc. , que de placer dans une case spéciale les objets appartenant au monde minéral , tant ceux que l'on connaît aujourd'hui que ceux dont on découvrira plus tard l'existence. Voici comment nous avons procédé :

HUITièHB CLASSE DE LA HOITlÈMB DIVISION (yl). Minéraux.

a i"* Sous le litre de minéral, proprement dit, nous comprenons a le minerai, les lieux mêmes désignés par le minéral qu'on eo a tire; les veines des carrières, le filon, les filières; les parties da « minerai; l'agrégat , etc yta

« 2'' Les pierres ordinaires, c'est-à-dire celles que nous coosiii dérons sans avoir égard à leurs propriétés, sont les pierreltes, « pierrailles, cailloux, graviers, blocs, etc yte

ce 3* Nous distinguons ensuite les pierres qui ont quelques pra- « priétés remarquables, par exemple celles qui servent à essayer « l'or, l'argent : basalte , pierre de touche ; celles qui servent an (( mobilier: le grès, le marbre, le cristal, l'émail, etc. . . . yli

a h^ Puis nous formons un ordre des pierres précieuses : les pier- « reries, lediamant, l'améthyste, l'agate, l'opale, la topaze, etc. yto

« b^ Les roches minérales fournissent un ordre important qui a nous foit classer tous les minéraux qui se composent de quartz, a feldspath, talc, amphibole, pyroxène, calcaire, gypse, etc. ytu

(f 6^ Les métaux occupent le sixième ordre : platine, or, argent, « palladium, mercure, etc ytcc

« Des substances particulières, simples ou composées, méritent « d'occuper des ordres distincts, ce sont :

a V Les substances non métalliques, savoir : les substances pre- « mières, telles que l'oxigène, le chlore, l'iode, etc. ; celles où des « corps non métalliques dominent : graphite, anthracite, houille, « lignite, etc yl«

ce S"* Les substances ou composés métalliques : l'acier , le bronze, « le cinabre, le verl-de-gris, la céruse, le potin, le salpêtre, etc. yty

a Nous avons encore deux ordres à consacrer aux terrams, nous a comprendrons:

« 9'* Dans le premier, les terres primitives, les terrains intermé- • diaires, secondaires, tertiaires, d'alluvion, etc yte»

« 10* Et nous réserverons les terrains plutoniques, et ceux que « la science découvrira plus tard pour notre dernier ordre. . yt8

OBDBB D*IDéES DB LA HUITIÈME CLASSE. —iHilt^tlX (yt).

« Proprement dits, y la

« Pierres ordinaires y te

« Pierres à propriétés. ... yti

« Pierres précieuses yto

« Roches minéralogiques. . . ytu

a Métaux. . ytoc

u Substances non métalliques, ytc

a Composés métalliques. . . yty

a Terrains yt»

« Terrains plutoniques. ... yt5

Nous le répétons : ce cadre, qui ne s'appuie sur aucune des données de la science, devra être remplacé, aussitôt que celle-ci aura tenu ce qu'elle promet, par les mots qui offriront une définition sérieuse des objets classés théoriquement. En attendant qu'un système s'appuie sur l'assentiment général et nous fournisse les éléments de nos formules, notre procédé d'accord, pour la forme, avec celui que nous introduisons dans toute la théorie du langage, donnera encore le moyen de distinguer les objets dénommés par des caractères assez frappants pour les soustraire à la confusion. Ainsi, le mot ytov exprime l'objet naturel (y) dont s'occupe la minéralogie (t) représentant la pierre précieuse (o) dont les caractères sont ceux de la topaze (v). Le mot ytogeg se définira comme le précédent quant à la partie commune yto, qui signifie pierre précieuse ; la quatrième lettre g donnera l'idée de cette espèce minérale répandue avec tant d'abondance dans la nature et dont les usages sont si multipliés : celle du quartz. La cinquième lettre e distinguera du quartz hyalin ytoga, du jaspe ytogi et de l'opale ytogo , la variété qu'on appelle agate et qui a ses caractères particuliers ; enfin la sixième lettre g exprime la variété d'agate connue sous le nom éi agate fine ou de calcédoine.

160 APPLlCATrOIS AUX SCIENCES.

L'Application* que nous venons de présenter sur l'ordre des pierres précieuses aurait pu être faite sur les autres ordres de cette classe, et elle aurait conduit à des épreuves analogues. Nous apportons donc une satisraction à cet état provisoire qui précède la classiGoation méthodique, et si nous ne répandons pas dans l'esprit les lumières que la science refuse elle-même à notre procédé, au moins nous le conduisons par uh sentier commode jusqu'à l'objet particulier qu'il veut envisager. La clarté qui règne dans notre théorie du langage fait apercevoir dès la première lettre du mot dans quelle division d'idées il faut chercher Tobjet dont il est question. Des espèces du feldspath, telles que le labrador, Torthose ou l'albite ; de pyroxène, telles que le diopside, la dialluge ou Thyposthène, de gypse, de micas, etc., peuvent actuellement être confondues avec des animaux, des plantes, ou tous autres mots étrangers à la minéralogie. Avec notre procédé il n'y a pas de cause d'erreur possible : ces mots , quelque neufs qu'ils soient pour les oreilles d'hommes peu versés dans la science, seront immédiatement reportés dans la théorie scientifique dont ils relèvent. On nlnterprètera pas comme des maladies ces nombreuses désignations de minéraux dont la finale en ite appartient également à la médecine : les gibbsites, cancrinites, méionites, stilbites, anorlhites, etc. , laissent l'esprit indécis sur l'idée qu'ils expriment ; notre root, aa contraire, détourne l'attention de tonte divagation et la fixe dès la première lettre, non pas sur une manière d'être, un être, ou même un objet artificiel, mais sur un objet naturel ; la deuxième lettre le classe au milieu des objets minéralogiques, et les lettres suivantes ie font distinguer parmi ceux avec lesquels il a le plus de rapprochement. Ce système sera sans doute plus complet et plus avantageux , quand la science aura progressé et pourra s'approprier les deux classes yt et yf que nous mettons à sa disposition ; mais en attendant il prépare les voies, puisque, sans entraver l'unité qui est une nécessité de la Langue universelle , il laisse ouverte la grande classe yf où les savants pourront distribuer et coordonner les nouveaux éléments avec lesquels ils établiront une classification vraVment scientifique.

Pour raonirer comment les savants pourront utiliser le cadre que nous iear résertons, nous allons suivre la classification tracée par un des hommes les plus distingués qui aient écrit sur ce sujet, et dont nous avons déjà cilé le nom à Toccasion de la botanique. M. Delafosse, après avoir divisé les minéraux en substances atmosphériques et substances terrestres, subdivise ces dernières en substances inflammables, métalliques et acidifères ; il se procure donc quatre tlïïBses de minéraux que nous accepterons avec lui.

La première classe, celle des substances atmosphériques ou des gazolytes ne renfermant qu'un tiombre assez limité d'objets, n'a pas besoin d'occuper plus qu'un de nos ordres, soit le premier y fa, soit ie second yfe. Or, d'après les antécédents de notre système , le premier ordre est, autant que possible, réservé sous le titre /ir^prement dit aux nécessités ultérieures du langage, c'est la case ouverte où des progrès d'un ordre supérieur pourraient être consignés ; nous la conservons donc intacte, yfe sera l'équivalent du mot gazalyre; il signifiera : Objet naturel (y), appartenant à la classification roinéralogique (f), exprimant les corps formés à l'état d'éléments galeux dans l'atmosphère, et persistant dans cet état aux températures ordinaires, l'eau exceptée (e). La classe des substances inflammables ou des combustibles n'est pas si considérable qu'elle ne puisse être formulée par un de nos ordres, par la lettre t par exemple, yfi signifiera donc : objet naturel (y) , appartenant à la classification minéralogrque (f) , exprimant des corps formés d'éléments gazolytes, sans éclat ni couleur métallique, combustibles et brûlant le plus souvent avec flamme (i). La cbsse des substances métalliques ou des jmétau'x comprend dix genres ; chacun de ces genres renfermerait des espèces qui elles-mêmes formeraient des groupes assez nombreux ; nous pourrions donc affecter deux ordres à ces substances, et pour que la division s'effectuât commodément , nous placerions sons le titre yfo tous les métaux , sauf ceux qui sont du genre oxide, et sous le titre yfu les métaux du genre oxide. Les deux noms yfo et yfu représenteraient donc des métaux ; yfo signifierait : objet naturel (y), appartenant à la classification minéralogique (f) , exprimant un corps qui ne renferme ni terres, ni acides ^

162 APPUCATION AUX SCIENCES.

doué naturellement de Féclat métallique, ou Facquéraot par le poli^ ou par la réduction à l'aide du chalumeau et des réactifo; ayant une couleur propre , une densité considéral^le ; étant fréquemment opaque, même dans les cristaux; solide, le mercure excepté (o). yfu signifierait : objet naturel appartenant à la classification minéralogique (yf) ; ayant tous les caractères des métaux et de plus ceux qui appartiennent aux métaux oxides (u). La classe des substances acidifères ou des pierres peut renfermer dix-neuf genres, parmi lesquels le genre silicate contient des sous-genres et des espèces nombreuses ; nous pouvons donc partager cette classe en trois de nos ordres ; dans le premier ordre yfa, nous placerions les onze premiers genres ; dans le second yfc, nous rangerions le genre silicate ; le troisième yfy serait consacré aux autres genres. Les mots yfei, yfc et yfy signifieraient donc d'abord : objets naturels (y), appartenant à la classification minéralogique (f) , et ensuite ayant tous les caractères des substances acidifères, savoir : pour les onze premiers genres yfa, pour le genre silicate yfc, et pour les autres genres yfy.

Dans cette grande classe minéralogique, il serait peut-être utile de consacrer deux ordres à la classification géologique des terrains* L'étude importante de la géologie est encore à sa naissance ; mais elle ne peut manquer de se développer, et les services que l'on attend d'elle hâteront sans aucun doute son essor. Nous affectons deux ordres à l'avenir de cette science ; ce sont les deux derniers yfcj et yf8; tous deux auront donc, outre la signification yf, qui rappelle la classification minéralogique, par leur finale u et 8 (9 et 10), une désignation particulière qui rappellera la classification géologique ; la finale <a définira les terrains stratifiés , et la finale 8 les terrains dits massifs.

Nous donnons ici le tableau des genres, c'est-à-dire des radicaux de quatre lettres , qui résulteraient du système, exposé par M. Delafosse et qu'il a intitulé : Esquisse d'une distribution méthcn dique des espèces minérales.

je (o

Pli

Pc

Si

OQ

Eli

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