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16/i APPLICATION AUX SCIENCES.
Nous présenlODs ces radicaux sous forme de lableau , parce que cette dispositiOD fait mieux saisir le rapport qui existe entre la classification et notre nomenclature. Les quatre classes des minéraux et les deux classes des terrains se retrouvent dans la colonne verticale B, parce que, suivant notre système, la première lettre initie seulement à la classification et peut être traduite par ces mots : proprement dits, y fa signifiait gazolytes, yfab signifiera gazolytes proprement dits ; yfe signifiait combustibles, yfeb signifiera combustibles proprement dits, etc., l'addition de cette lettre b fait passer de l'idée plus générale à une plus particulière, qui ne renferme plus dans sa compréhension les genres caractérisés par les autres consonnes. On peut donc reconnaître, dans la colonne B, la distribution de quatre classes : 1° yfe gazolyte ; 2* yfi combus-tihles; S® yfo et yfu métaux; U^ yfa, yfe et yfy pierres. Quant à la désignation des genres ou des espèces^ elles sont rangées dans Yorive de la classification dans la ligne horizontale qui commence par le nom de classe : les gazolytes, qui ne sont divisés qu'en espèces simples ou mélangées, s'emparent des trois premières classes pour les trois espèces simples, et des six dernières pour les espèces mélangées ou combinées ; dans ces dernières , nous avons désigné sous le nom d'acide plusieurs espèces qui acceptent cette même désignation et qui se trouvent ainsi recevoir une lettre de plus à leur nom. Nous eussions pu en faire autant pour les gazolytes dans lesquels l'hydrogène entre comme partie nécessaire, et cela nous aurait ménagé une case de plus dans notre tableau : la nécessité ne nous y forçant paç et la dernière case nous laissant , comme la première, une ressource féconde pour l'enregistrement de nouvelles substances, nous avons préféré remplir cette ligne sans y laisser subsister de lacunes.
Le nom qui résulte de la position des substances dans le tableau est facile à former : en effet, l'eau, par exemple, considérée à l'état de gaz occupe dans la deuxième ligne (e) la sixième case (p) : donc dans la nomenclature minéralogique (yf) elle sera désignée par yfep; de même Voxidc de titane, occupant dans la cinquième ligne »u) la cinquième case (j) , se nommera yfuj ; le genre fim-
note, qui occupe dans la huitième ligne (y) la troisième case (d), sera exprimé par yfyd, etc.
Les personnes qui n'ont pas une connaissance complète de notre système pourraient craindre que cette désinence n'offrtt quelque difficulté ou pour la prononciation ou pour Toreille , parce que la consonne Gnale peut laisser de Tindécision. Pour leur retirer cette icquiétude , nous leur rappellerons que les radicaux sont toujours employés dans le langage avec des voyelles finales qui déterminent le rôle grammatical qui leur est attribué : dans cette phrase : Veau n'est pas toujours liquide , si Ton considère l'eau au point de vue minéralogique , on dira : yfepra je gli jeb jopo bohydra.
Nous n'avons pas besoin d'insister de nouveau sur la signification des mots définie par les lettres qui composent les radicaux ; la Tormation de ces radicaux a suffisamment démontré que nous laissons ane trace précieuse qui rappellera toujours l'analyse de la science; mais ce que Ton doit remarquer, c'est la régularité méthodique avec laquelle se forment tous les mots , et la simplicité avec laquelle toutes les substances se trouvent désignées. Cette simplicité est d'un si grand prix , que , malgré les progrès de la science , les savants eux-mêmes retournent aux anciens mots usuels pour éviter les longueurs embarrassantes des mots analytiques. Qui ne préférera le moi aÎTnant, à cet autre oxide-ferroso-ferrique? Qui consentira à parler de Voxide-manganoso^manganique , quand il peut remplacer ce mot composé par celui de hauzmannite? Assurément les mots cuivre gris et argent gris sont plus qu'insuffisants pour exprimer le sulfure de cuivre et fer , d'antimoine et arsenic ; eh bien , on préférera les premiers mots aux derniers dans un grand nombre de circonstances. Avec notre nomenclature , le métal oxide , yfu , avec la simple addition de la lettre t donnera l'idée de l'oxide de fer; or, si les différents oxides de fer sont désignés , l'un par la lettre a: l'oxide ferrique (ou oligiste) ; l'autre par la lettre e : l'oxide ferrique hydraté (ou limon ite) ; l'oxide ferroso-ferrique (ou aimant) par la lettre t , etc. On comprendra combien ces métaux sont plus simplement et même plus méthodiquement énoncés par les mots yfuta, yfule, yfttti, etc. D'ailleurs des mois anciens désignaient des variétés
que la science est impuissanl^ à nommer : argent rouge, argent noir et myargyrite , se traduisent également par les mots sulfure d'argent et antimoine ; pour nous , ces objets naturels (y) appartiennent à la classification minéralogique (f); ce sont des métaux qui ne sont pas oxides (o) , et parmi ces métaux , ils donnent l'odeur de souffre brûlé, lorsqu'on les traite au chalumeau avec ou sans limaille de fer (sulfures) (t) ; ce sont des isulfures multiples (e) d'argent et d'antimoine (b). Mais le mot yfoteb, qui se sépare de yfoteg, yfoted , etc. (c'est-à-dire des mots proustite, zinkénite , etc.) par les consonnes finales, va cous permettre de distinguer l'argent rouge de l'argent noir, etc., par la simple addition des lettres caractéristiques a , e , i , etc. , y fotebe , yfotebi , etc.
Sur les derniers mots que nous venons de citer, chacun peut apprécier l'étendue de ses connaissances ; tel homme lettré s'arrêtera à la seconde lettre de ces mots, et il se satisfera de cette donnée : que les objets représentés ici sont des objets naturels rangés dans une classification minéralogique; cette notion pourra souvent lui suffire s'il ne veut pas s'interrompre dans la lecture d'un livre où il cherche tout autre chose que de la minéralogie. S'il ne peut se contenter d'une idée aussi générale , il pénétrera jusqu'à la partie qui contentera son esprit, et ce travail ajoutera à ses connaissances telles autres idées en lui ouvrant l'entrée d'une science dont il ne s'était peut-être jamais approché. Nous répéterons donc de notre théorie, et à l'occasion de la minéralogie, ce que nous avons dit * au sujet de tant d'autres sciences , qu'elle initie l'esprit, par un enchaînement irrésistible, aux secrets qui semblent les plus difficiles à approfondir, et qu'elle tqnd à vulgariser les connaissances humaines.
Il»iiièr«i d'être, des Mlnémiix.
La minéralogie, comme la zoologie et la botanique, doit, outre le cercle de la classification, s'attacher aux principes qui dominent la
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science, étudier les lois qui régissent les objets, et arriver, par les conséquences mêmes de Tobservation et de Tétude, à l'appréciation des causes et des efiels qui satisfont notre intelligence. Nous avons indiqué pour la zoologie et pour la botanique les sources où se puisaient les radicaux dont la science doit faire l'emploi : les manières d'être de l'individu renfermées dans la grande division, caractérisées par l'initiale n, résolvaient ce problème. Nous .avons consacré cette grande division aux phénomènes signalés dans les êtres dits animés ; parmi ceux-ci nous avons cru pouvoir placer les végétaux qui jouissent d'une existence comparable, sous quelques rapports, à celle de l'animal. Or, il est évident que les minéraux ne peuvent pas revendiquer leur place dans cette catégorie. Ils ont des cases bien plus nombreuses que les animaux et les végétaux dans une division aussi générale que celle qui caractérise ces individus : en effet, cjsux-ci n'occupaient qu'une place accessoire dans une série de phénomènes où l'homme était le principal objet de nos observations ; ils étaient, dans chaque classe, relégués au sixième et au septième ordre, par analogie à la sixième et à la septième division où ils ont leur nomenclature particulière ; les minéraux, au contraire, se trouvant confondus avec les objets naturels, devront emprunter à la grande division des manières d'être des objets toutes les particularités que présente leur organisation. Ce ne sera donc pas un ordre spécial qui leur sera assigné ; ils pourront prendre rang dans les ordres de toutes les classes. Nous allons exposer ici la classification des idées renfermées dans les classes de notre quatrième division, en renvoyant le lecteur, pour les ordres et pour les réflexions que nous suggère cette partie de notre théorie, à notre deuxième volume du Cours complet de Langue universelle,