SB
ES
MÉDKCINE. 257
Od 86 sert de ces lableaux comme de celui de la classe yj : chaque case a pour nom d'abord le nom du tableau, a fou a^, à la suite duquel on ajoute une des voyelles placées dans la première colonne verticale à droite : afa, afe , afi, etc., aha, abe , abi , etc. ;.enûn, on joint à ces voyelles la lettre de la ligne horizontale b, g, d, etc., qui correspond verticalement à la case. Si Ton veut, par exemple, dans le premier tableau avoir le nom de la case oii nous lisons : des oreilles, c'est-à-dire maladie des oreilles ; cette case étant placée dans la ligne horizontale o et verticalement au-dessous de p , ces deux lettres doivent être ajoutées à la syllabe af, qui exprime l'idée de maladie telle que le tableau la présente : afop sera donc le radical cherché ; il signifie manière d'être de l'individu (a) quand il éprouve un mal local (f ) à cette partie de la tète (o) qu'on nomme l'oreille (p). abop, dans le second tableau, signifierait : manière d'être de l'in* divida (a) quand il éprouve un malaise inlérieur (h) dans l'organisme (1) de la nutrition (o), à la suite de la digestion (p).
Montrons maintenant quelques-unes des analogies qui existent entre les parties des divers tableaux que nous avons ofierts jusqu'ici ; mais rappelons au lecteur que nous passons sous silence celles qui ont rapport à toutes les autres parties du langage, et qui forment un tout coordonné avec homogénéité.
Dans les deux tableaux on remarquera les radicaux afab , afeb , afib, etc., abab, aheb, ahib, etc., qui reproduisent l'idée exprimée par afa, afe, afi, etc., aba , ahe, abi, etc. ; ils indiquent un peu moins de généralité que ne le font ces derniers ; en effet, ils servenjt à passer du genre à l'espèce , tandis que ceux-ci passent de l'ordre aux genres. De cette manière, les espèces afabe, af^bi, etc., ababe, ahabi, etc., afebe, afebi, etc., abebe, ahebi, etc., sont autant de cases réservées pour classer des découvertes postérieures qui auront un caractère appartenant à ces genres. Cette transition et
(1) On a déjà pu remarquer dans quel sens nous employons ce mot : le mol organisme ayant pour slgulficaUon l'ensemble des lois qui règlent Téconomle animale, nous transportons ce sens général à un seul organe, pour exprimer l*9n$emble 4€S ioi$ qui le régissenu
celle réserve se relrouvenl, aa reste , dans toul le cours de la classification : la première lellre, a ou h, qui suit un radical quelconque ne change pas la signification de l'idée ; mais en lui faisant contracter un caractère plus spécial , elle ouvre la voie à toute une série d'idées qui ne seraient pas encore classées parmi'les divisions suivantes.
Les derniers genres arah , afeli , afih , etc. , ahah , aheb , ahih , etc. , ont aussi une fonction analogue dans les tableaux comme les dernières divisions dans toute notre classification : sous le titre spécialité, ils figurent les autres idées qui ne peuvent trouver rang dans les genres précédents. Gomme nous disposons nos divisions de manière qu'elles descendent du plus général au plus particulier, il en résulte que la dernière doit présenter ce qu'il y a de plus spécial. Ces divisions sont autant de réserves pour toutes les décou* vertes qui ne pourraient s'accommoder des autres titres ou divisions.
Les genres afab, etc., afcb, etc., ainsi que ahab, etc., ab<b , etc., sont destinés à l'étude des maladies des animaux et des végétaux. Le médecin qui étudierait les maladies des poissons fera précéder le nom de ces maladies des mois af«v, abav. Ces noms ei tous les autres sont d'autant plus faciles à retenir que le mot «v, dans notre tbéorie générale, signifie poisson (1). L'analyse de ces radicaux est donc : une manière d'être de l'individu (a) , relative à la maladie locale (f) [ou intérieure (b)] de l'animal (a) qui a tous les carac* tères du poisson (v).
Les genres compris dans les ordres afa et ahà sont dans leurs titres parfaitement semblables : afab, ahab; afag, abag; afad, ahad« etc. ; la seule différence qui se remarque est pour les geures : afav» ahav ; le premier de ces genres exprimant la rupture de quelque partie indique un mal local, et ne peut ainsi être reproduit dans le genre ahav. Mais une analogie complète subsiste pour les autres genres.
Si l'on compare maintenant le tableau AF avec le tableau YJ que
(1) 2« volume du Cours complet de Langue universelle, page 15V.
nous avons donné plus haut, on reconnaîtra les similitudes des litres de toutes les cases ^ à l'exception de celles qui sont dans les ordres afa, afoe et afi. Nous venons de présenter les analogies de ces trois ordres avec les ordres correspondants du tableau AU. Si Ton excepte la case yjyg, qui renferme les nerfs dont les maladies sont difficiles à localiser, et que nous plaçons dans le tableau ÀH , il n'y a aucune exception pour les similitudes ou analogies que nous signalons.
Par notre procédé, celui qui connaît le tableau YJ, connaît donc également le tableau AF, et une lettre fait pour lui l'office de tout un radical. Nous savions déjà que si, d'une part, yjo signifie : objet naturel (y) du corps de l'homme (j) , tel que la tête (o) ; d'autre part, afo indique : manière d'être de l'individu (a) quand il éprouve nn malaise local (f), par exemple à la tête (o). La lettre o est donc dans ces deux cas caractéristique de la tète. Maintenant l'analogie se poursuit : le mot yjod signifiant œil , le mot afod détermine les maladies de l'œil ; le mot yjot signifiant dent, le mot afot détermine la maladie des dents » etc. ; de sorte que les consonnes d, r; etc., définissent l'idée exprimée par un radical. Cette double analogie de la voyelle el de la consonne se reproduit aux autres lignes. Il faut seulement aux lignes yju, afu noter une différence essentielle causée par l'introduction, dans le tableau AF, des maladies qui affectent les animaux et les végétaux : c'est que le mot tronc, yju , est remplacé par le mot corps, afu; que celui-ci comprend avec le tronc (1) proprement dit les membres supérieurs et inférieurs, tandis que le tronc ne renferme pas ces appendices.
Quant au tableau AH, il ne peut guère présenter des analogies avec le tableau YJ, puisqu'il indique plutôt un malaise de l'ensemble de la constitution humaine ou de quelque organisme ; mais il a des relations avec les classes et les ordres du tableau A qui offrent des caractères physiologiques, et avec bien d'autres parties de notre système. Nous allons faire entrevoir quelques-unes de ces analogies*
(1) On voit que nous suivons la défluiUon des anatomistes moderne», qui ne comprennent pas le crâne sous celle dénouiiualion.
260 APPUCATION AUX SCIENCES.
Les maladies qui s'attaquent aux sens, abe, débutent par l'organe de la parole, aheg, parce que dans le tableau A les actes de la boucbe sont au second ordre (e ou g) de la classe ate ; là se trouve encore un rapprochement avec yjog boucbe, yjyg niulscles de la boucbe, yjug artères et veines qui aboutissent à la boucbe, et avec les maladies de ces diverses parties. Les maladies sur l'organisme de la vue, abed, sont en rapport avec ati, yjod, afod, etc. (i ou d). Les maladies sur l'organe de l'ouïe sont analogues à aja, yjop, afop, etc. (oc ou p) ; les mêmes rapprochements subsistent pour les maux qui s'attaquent aux sens du toucher, abat, et aux autres sens, ahof.
Quant aux analogies nombreuses que nous établissons entre les genres de ce tableau et les autres divisions de nos radicaux, nous ne voulons pas ici les énumérer ; afin de mettre sur la voie ceux de nos lecteurs qui voudraient les rechercher, nous leur indiquerons celles qui suivent : ahod avec <uà ; ebov avec «v ; abip avec ip ; ahid avec adi, aci ; ahSd avec aht, yji ; ah8v avec ov, etc.
Puisque l'addition d'une lettre est, en réalité, l'adjonction d'un radical à celui qu'il vient compléter, on comprend que la nouvelle nomenclature offre des noms que toutes les racines des langues seraient impuissantes à reproduire : car les mots composés de racines saxonnes que l'allemand accouple si péniblement, ne peuvent rivaliser avec ceux qui présentent chez nous deux ou trois syllabes tout en figurant des définitions très compliquées.
Nous ne répèlerons pas ici les développements que nous offrons dans les autres parties de ce volume pour démontrer les avantages que ce nouveau mode de formation dans les radicaux doit présenter ; les hommes voués aux études médicales sont généralement versés dans les autres sciences, et ils auront lu avec attention les développements que nous donnons à cette idée dans les applications à la zoologie, à la botanique, etc. ; ce qui les frappera, nous l'espérons, c'est le lien commun par lequel toutes les sciences se trouveront enchaînées si on accepte notre procédé ; ils reconnaîtront aussi la facilité avec laquelle les mots se graveront et s'ordonneront dans la mémoire : le mot yjop, par exemple « qui signifie oreille, donne la connaissance des mois suivants : y objet naturel ; yj corp$
de l'homme ; yjo léle ; le mol yjac, qui signifie doigt de la main, rappelle les deux mots y et yj, et ajoute la signification de yja membre supérieur; enfin, les lettres a, e^ i, o, u , qui suivront la consonne c, formeront respectivement les roots : pouce , index, majeur, annulaire, auriculaire. Un radical tel que yjac fournit donc en réalité la connaissance de neuf autres radicaux (1).
Sv.
De Im matière médicale.
On entend ordinairement par matière médicale cette partie de la médecine qui s'occupe « de la connaissance des médicaments , de leur action sur l'économie animale, et de leur mode d'administration. » Notre classification peut accepter cette division des parties définies ; mais comme elle procède avec une méthpde et des divisions plus rigoureuses ou plus complètes, nous transporterons les idées de la définition dans notre système en les décomposant comme il suit : i^" nomenclature des objets que la médecine consacre à son usage; 2"" nomenclature des manières d'être qui résultent pour les individus de la science médicale ; 3*» nomenclature des manières d'être des objets afiectés au service médical.
1* La nomenclature des objets afliectés au service médical devra renfermer : l"" les objets qui servent surtout aux chirurgiens, tels que les remèdes appliqués sur les parties malades ;'!2'' les objets qui sont plus spécialement employés par la médecine et qui se prennent à l'intérieur, tels que drogues, tisanes, potions, etc. ; S^" les objets ou instruments qui servent dans les opérations diverses pratiquées sur les patients.
(1) Quelques maladies sont ordinal reinent désignées par la nature des substances qui sont expulsées par les organes en souffrances ; nous avons dû ranger ces maladies dans les ordres qui se rapportaient à notre classification. Les substances expulsées ont été attribuées au tableau YJ, oi les différents modes d'expulsion sont répartis dans Tordre at''> du tableau A.
Celte division est d'autant plus naturelle dans notre théorie, que nous avons pu rappliquer aux objets, propres à Findustrie, à la navigation , aux cultes , etc., comme aux manières d'être qui conviennent h ces objets ; nous l'adoptons donc pour dresser le tableau suivant :
TABIiEAU
des GENRES D1DEES compris dans les cinq premiers ordres (a, e, i, o, u)
DE LA SEPTIÈME CLASSE (c) DE LA DDUBME DIViSlON (b).
Objets relatifs à l'exercice de la Médecine.
ofaiietsrelaUfil à la médecine propr< dits.
appliqué à i*extérieur propr* dit.
nntérieur propr» dit
instrument pour les opérât, prop. dit
accessoires propr* dits.
ponrlesos.
pour les os.
pour raction des sens.
pour séparer
pour la peau.
pour raction
de la respiration.
pour enfoncer.
pour la tête.
pour ractioD nutriUve.
pour percer.
pour le corps
pour le corps
pour les autres eOets.
pour eotever
pour les membres supérieurs.
contre les
blessures des
animaux.
pour polir, retenir.
pour les membres inférieurs.
composée de substances végétales.
pour serrer.
rappelant la préparât, des médicaiitcnts
pour les
muscles et
tendons.
composée de substances minérales.
pour «Juster.
figurés pour
imiter les
parUes anat.
pour les vaisseaux.
contre les
maladies
aL
andens appareils.
spédaUté.
pour une spédaUté.
contre les
maladies
ab.
sp^lité.
spédaUté.
Ce tableau figure la moitié d'une de nos séries décimales; b seconde moitié , 8ca, 8cs, 8cy, 80^^^, 8c8, est consacré aux ordres
MÉDECrNE. 263
qui renrerment les objets propres h la navigation ; nous n'avions donc nul besoin de présenter ici le tableau complet. Contrairement à notre disposition dans les tableaux précédents, les lettres qui caractérisent les ordres sont dans la première ligne horizontale ; et celles qui caractérisent les genres sont dans la première ligne verticale.
On reconnaît , en jetant les yeux sur la première et sur la dernière ligne horizontale , les analogies que nous avons signalées plus haut: les premiers genres, bcab, »ceb, scib, 8cob, bcub, sont la répétition des ordres »ca, 8ce, 8ci , bco, 8cu , avec la seule différence que ceux-ci embrassent une plus grande généralité que ceux-là ; les genres scah , bceh , 8cih , 8coh et t5cuh , figurent les idées spéciales des ordres »ca, 8ce, 8ci, 8co et 8cu, ou si l'on veut , les autres idées qui ne sont pas continuées dans les genres précédents. Une exception a été faite en faveur de Tordre aci, parce que la transformation des mots qui représentent les remèdes pris intérieurement pour guérir les maladies, peut exiger, dans certains cas, une désignation particulière; mais grâce à notre division décimale, la lettre 7 , parallèle à la lettre A, nous permet de consacrer une case où pourront être enregistrés les objets dont les effets ne seraient pas caractérisés par les ordres précédents.
La première colonne verticale , 8ca . contient les objets qui sont pris dans leur acception générale; ils pourraient presque tous être considérés comme des manières d'être; mais l'esprit , s'attachant assez souvent à l'idée qu'ils représentent physiquement, il est nécessaire qu'ils puissent être envisagés sous ce point de vue. Cette dernière réflexion s'applique aussi aux autres objets contenus dans ce tableau : 8cov exprime un objet (8) dont on se sert en médecine (c) comme d'un instrument (0) pour percer quelque partie du corps humain (v); il ne faut pas voir dans les mots 8, 8c, 8co et 8COV des manières d'être , mais des objets réels.
Les genres 8cag, 8caj, ont beaucoup d'analogie avec 8ceg et 8cej , mais les deux premiers sont l'expression d'idées moins définies que celles dont les deux derniers donnent la définition : 8cage est un ostéocoUe ou cette substance à laquelle on attribue la pro-
priélé de réanir les os fracturés; tandis que ^ege est une sorte, de nœud coulant, nommé lacq, qui sert aussi dans les fractures et qui offre à Fesprit Fobjet plutôt par sa forme extérieure que par les propriétés dont il est doué.
Tous les genres de la deuxième colonne , ou de Tordre bce, sont analogues aux divisions suivant lesquelles nous avons déjà partagé les classes yj , af et plusieurs autres ordres. On peut ignorer la signification des mots parygra, fanon, phénigme, sindon, etc., mais dans leurs transformations <5cebij, vcegng, 8cedo, 8ceto, etc., on doit reconnaître les principaux caractères qui déterminent leur sens. Mon seulement on ne prendra pas ces mots comme apparte^ nant à la zoologie , à la botanique ou à riodustrie; mais dès la première lettre on aura reconnu des objets artificiels (») ; à la seconde on aura compris qu'ils sont du domaine de la médecine (c); enfin, à la troisième , on aura distingué des objets appliqués extérieurement pour opérer quelque cure (e). La connaissance du radical 8ce appartiendra à quiconque aura fait quelques pas dans notre finalyse radicale; les mots ci-dessus seront ainsi suffisamment expliqués dans le discours pour qu'ils ne puissent embarrasser ceux même qui n'ont pas de connaissances médicales. Mais si on apprend que la division des genres est la même que celle des classes yj et af , alors, sans aucun effort de l'intelligence ou de la mémoire, ou attribuera au premier, )$ceb, la généralité qui lui est propre; au deuxième, »ceg, l'idée de quelque objet servant à la cure des ma* ladiesdesos; au troisième, 8ced, le remède appliqué pour produire un effet sur la peau ; au quatrième, bcev, un remède appliqué pour quelque mal dont le siège est à la tète.
Ces connaissances , qu'on peut acquérir sans avoir fait la moindre étude médicale, constituent évidemment un progrès notable au profit des notions générales que rinielligence humaine doit posséder avant de s'attacher à quelque spécialité; or, non seulement par l'étude on peut se les approprier en moins d'une heure; mais dans l'usage habituel de la vie, les mots reçus communément refléteront, par leurs analogies , ces radicaux , puisés à des sources devenues familières.
La troisième colonne verticale n'a pas , comme la deuxième et la quatrième, toute sa série décimale analogue à une autre série déjà connue ; cependant elle ofTre des analogies aussi faciles à saisir qu'à retenir. Les remèdes appliqués intérieurement pour rétablir l'équilibre dans Taction des sens, 8cig, est analogue au deuxième ordre de la maladie intérieure {e ou g) ; celte analogie se continue pour les deux genres ocid et 8civ qui sont parallèles à abi, aho (t ou d^ oouv). Quand à la lettre j, qui est la dernière de la première partie d'une série décimale, elle est souvent employée, comme sa parallèle A, pour recevoir le complément des parties déjà énumérées par les lettres précédentes : 8cij indique donc les remèdes qui produisent leur effet sur des organes autres que ceux des sens , de la respiration et de la nutrition. Les remèdes qui servent contre les blessures produites par le^niroax : morsures, venins, etc., devaient être rangées au sixième rang (a ou p), car c'est à cette place que les animaux eux-mêmes, a, ont été admis parmi nos grandes divisions.
Les quatre genres qui suivent: 8cic, 8cil, 8cif et 8cih, sont ménagés pour transformer les remèdes dont on veu( indiquer la spécialité. Les deux premiers s'appliquent aux substances qui les composent, et les deux derniers aux maladies particulières qui peuvent en recevoir leur guérison. La composition des remèdes dans lesquels entrent des substances végétales, est déterminée par le genre 7 de celte série décimale (s ou c) qui rappelle la septième grande division où sont classés les végétaux. Les remèdes composés de minéraux sont comme ceux-ci attribués au rang buitième : c'est, en effet, à ce numéro que, dans le tableau y, se trouvent les noms des minéraux, yt ; il était donc naturel de transformer les remèdes dans lesquels entrent ces subslaiices par le mot 8cit. Enfm les deux genres bcif et 8cib contiennent les remèdes administrés intérieurement et qui peuvent amener la guérison des maladies af et ah. Pour ne citer qu'un exemple de cette composition radicale, nous reprendrons le mot offert ci-dessus, 8ceg, qui signifiait : objet (8) médical (c) servant de remède appliqué extérieurement (e) pour guérir une maladie des os (g) ; et nous comparerons ce radical à 8cife : ce dcr-
nier définit l'objet (»} médical (c) servant de remède administré intérieurement (i) pour guérir cette maladie locale (Q qui s'attaque aux os (e). Gomme ^n le voit, la finale fe de 8cife indique ici la même chose que celle du radical afe. Ce simple aperçu donnera une idée de la manière commode dont on peut, par notre procédé, créer des millions de mots parfaitement définis.
La quatrième colonne verticale est, comme nous l'avons annoncé, copiée sur une série décimale avec laquelle on doit être familier si on a mis en pratique notre théorie radicale. Ge sont, en effet, les outils nombreux dont l'industrie humaine fait l'emploi, qui servent ici de modèle aux instruments de chirurgie. Il y a déjà une certaine analogie dans les ordres des deux classes d'idées 8co et 8t» , puisque ces deux ordres sont tous les deux, aussi bien que ttto pour l'agriculture, au quatrième rang de la série dont ils occupent une moitié (1) ; mais l'analogie ou plutôt la similitude est complète pour les genres, comme on le voit par ce tableau :
INSTROHENTS
propres à rindusb-ie.
8tu b
8ta> g
ët<u V
8ta> j.
8ta> t.
8tA> f.
IRSTRmfENTS
de chirurgie.
8co d. .
8co c. <
SIGNinCATIOlV DD GEREE.
proprement dit.
pour séparer, pour enfoncer, pour percer, pour enlever, pour polir et retenir, pour serrer, pour ajuster, anciens appareils, spécialité.
(1) Voir le tableau de la division b (page 241, 2« volume du Cown complet rfr Langue univeneltej.
La binquième colonne verticale est disposée pour recevoir les accessoires dont les objets propres à la médecine commandent remploi, lels que : porte-pierre , spatule, palette, poilelle, etc.; elle peut, d'ailleurs, servir de réserve pour les objets de la science qui ne trouveraient pas leur plac^dans les quatre ordres précédents.
2<> La nomenclature des manières d'être qui résultent de l'administration ^e la matière médicale, présente tout d'abord une analogie considérable avec celle que nous venons de passer en revue. La différence des lettres initiales est facile à concevoir : au lieu des objets (8) , nous envisageons maintenant* des manières d'être; nous voilà djonc rentrés dans la série des lettres douces. Or la médecine, par cela même qu'elle est une étude sociale, s'exerçant d'individu à individu , c'est-à-dire par un médecin sur un patient , rentre dans la grande division des manières iètre des' individus dans leurs rapports mutuels (e). L'initiale 8 va donc désormais faire place à l'initiale e.
Dès la deuxième lettre, l'analogie avec Içs idées que Cgurent les objets propres à la médecine, <ipparait sans laisser la moindre incertitude : c'est, en effet, la lettre c, suivie des voyelles douces, qui caractérise' ces objets ; ce sera cette même consonne, suivie aussi des voyelles douces, qui caractérisera la médecine dans ses manières d'être relatives aux individus. La syllabe ce indiquera donc la médecine, comme 8c indiquait les objets relatifs à cette science.
Les analogies présentées par la troisième lettre du radical ne sont pas moins satisfaisantes ; en effet, le premier et le dernier ordre de cette demi série décimale, eca et ecu, sont, comme 8ca ei bcu, réservés à la manière d'être la plus générale (eca), et à la manière d'être la plus particulière (ecu), de l'exercice de la médecine. Le second ordre ece concerne les opérations pratiquées à l'extérieur du corps humain, comme le second ordre de la classe Hc désigne les remèdes appliqués à l'extérieur, 8ce. Le troisième ordre eci, comme son homologue Hci, a pour objet l'administration des remèdes qui opèrent intérieurement. Enfin le quatrième ordre (eco, 8co), est marqué par une différence essentielle et résultant de celle même qui subsiste entre l'idée d'objet et celle de manière d'être :
eco indique le but auquel tend l'opérateur ou celui qu*il obtient, sous ce titre : résultat.
r e cadre que nous présentons , en le comparant à celui que nous donnons plus haut, offrira donc les plus grands rapprochements peur les ordres comme pour la classe.