‹ Applications de la théorie du langage qui donne naissance à la langue universelleChapitre 48 sur 90 · OCÉANIE · texte numérisé non relu

OCÉANIE

Batavia. Smaabavep . 6* quadrant 6 10

lilanille Mavipetig. . 2* quadrant 14 36

Sydney. Smidijufi • . 6* quadrant 33 35

Bornéo Moupegev. . 3* quadrant 4 56

Nookahiva Snyipocfif . . ?• quadrant 8 36

LATITUDES. LONGITCDES

Les géographes habitués avec les noms pratiques trouveront sans doute ceux que nous proposons peu faciles à retenir ; mais ils ne doivent pas perdre de vue que l'habitude les fera triompher de cette diflSculté comme elle Va fait pour les mots qui leur sont familiers aujourd'hui S'ils veulent s'en convaincre, ils n'ont qu'à transformer de cette manière les noms propres les moins communs et d'une longueur à peu près égale à ceux-ci , ils reconnaîtront que les nôtres sont souvent d'un aspect moins étrange et d'une prononciation plus facile que les noms propres slaves, indiens, chinois, allemands, et même anglais ou français. Nos voyelles et nos consonnes sont adoptées par tous les peuples comme sons et articulations; elles ne blessent donc aucune oreille, tandis que beaucoup de mots prononcés dans une langue paraissent barbares, difficiles à retenir pour ceux qui ne connaissent pas cette langue.

Toutefois , notre système général , qui nous fournit cette application , vient singulièrement au secours de la mémoire. Cette alternative des voyelles et des consonnes étant adoptée dans la théorie du langage , il en résulte que les mots géographiques offrent à ceux qui acceptent nos procédés une méthode mnémonique toute naturelle. Chaque nom propre figure plusieurs idées qui servent à le fixer dans l'esprit: Lotub», qui signifie Paris, peut, si nous le décomposons mentalement , présenter l'idée de blancheur otub et d'objet artificiel 8; il peut aussi figurer le verbe neutre que l'on formerait avec ces deux mots et dont { est la caractéristique grammaticale, et ainsi donner pour sens: être un objet artificiel de couleur blanche ; otuh» est encore le nombre ^8500, etc. Chacun des autres noms propres de villes a de même une décomposition à laquelle on peut plus facilement attacher une idée mnémonique, qu'à tant d'autres termes géographiques dont la prononciation parait gêner l'organe même de la parole : tels sont ceux de Kamtschakta^» Ringkjobing, Novokhopersk , etc.

Le procédé que nous indiquons pour la nomenclature des villes peut s'appliquer à celle des contrées qui sont désignées suffisamment par la ville même qui en Tait toute l'importance : il peut surtout être un mode de dénomination pour les Iles de peu d'étendue, leur

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situation maritime se trouvant ainsi commodément fixée dans l'es-* prit des navigateurs.

Aux avantages que présente ce système pour Torientation, il faut en ajouter un autre qui mérite noire attention : c*est celui des distances.

Dans l'état actuel des connaissances géographiques, il y a des personnes, même versées dans ces études, qui feraient des erreurs considérables dans l'appréciation des distances, si elles n'appelaient à leur aide les degrés de longitude et de latitude. Non seulement nous leur offrons cet important auxiliaire, mais Vapplication de notre théorie du langage à F arithmétique leur apprendra, sans le secours de l'écriture, par une opération mentale et avec une certaine approximation, le nombre de kilomètres qui séparent deux Tilles. Il faut assurément faire la part des différences qui résultent de la progression décroissante des cercles de latitude. D'un autre côté, comme on ne prend pas la ligne directe qui part d'un point pour arriver à un autre, mais les deux arcs de cercle de longitude et de latitude, on devra quelquefois rencontrer une distance un peu trop forte ; mais cette augmentation équivaudra souvent aux accidents du terrain que parcourt la ligne directe. En prenant, pour les longitudes, un terme moyen de 18 lieues de k kilomètres pour la France, qui est située entre 60 et 50«> de latitude, et en conservant aux degrés de latitude marqués sur le méridien leur grandeur réelle de 25 lieues, on a des approximations assez remarquables: Lojujeef ou Lyon, comparé à Lotuh8 ou Paris, nous donne 422 lieues pour la distance de Paris à Lyon, au lieu de 416 qu'indiquent certains ouvrages. Bordeaux ou Rovubeuj, se trouve à 152 lieues, au lieu de iM'y mais Rayonne et Caen , Rodefiat et Rofabeoh, nous fournissent leur véritable distance de Paris : 202 et 57. « Le calcul de ces distances sera facile pour quiconque se sera familiarisé avec les calculs de notre théorie arithmétique.

Soit, en effet, la distance de Paris à Rayonne qu'il s'agit de calculer sur les noms Lotuh» et Rodefiot :

Les quadrants / et r se touchant et ayant le même méridien à l'origine de leurs degrés de longitude, ne doivent apporter aucun élé-

ment à ce calcul, qui a lieu comme si les deux villes se trouvaient dans le même quadrant. C'est donc sur otub» et odefiot que le travail mental doit s'effectuer. Or, en retranchant odef deotuh (1), on obtient juh, jih et enfin jeb (c'est-à-dire 5"* 2i') ; gu (on 25 lieues) répété; fois (ou 5 fois), donne agu (ou 125 lieues) ; eb doit être multiplié par usbe (ou 21 X j-;) ^^ ^"^ produit environ &> (ou 9 lieues ) ; agu plus » font ado (2) ; il reste à joindre à ado les degrés de longitude que nous avons supposé de 18 lieues ; la finale iot produit de la même manière jo, plus boou py (5/i -^ l/i= 68) ; l'addition de py avec ado (3) fournit ehe (202) ; ce nombre est, en effet , celui qu'on indique pour la véritable distance entre Paris et Bayonne.

Le calcul que nous venons d'effectuer, compliqué sur le papier, est promptement achevé mentalement. Au reste, on pourra souvent se contenter d'approximations moins rigoureuses. Quand le nombre des degrés de longitude et ceux de latitude qui séparent deux villes seront à peu près égaux, le terme moyen, 20 lieues, rendra le calcul encore plus simple. Lojujeef (Lyon) est à 2^ 55' latitude de Lotuh8 (Paris) , d'après la soustralion dont le reste est guj (&) ; les degrés de longitude eef forment 2^ 29' à ajouter, ce qui fournit 50 26' ; ces derniers, à 20 lieues, produisent 108 lieues qui se rapprochent du nombre véritable 116. Nous terminerons cette application en faisant remarquer : lo Que la nomenclature géographique donne également celle des noms propres des habitants qui résident dans les diverses parties du globe ; celle des objets qui ont des rapports avec ces mêmes parties ; enfin toutes celles qui résultent des extensions données à nos radicaux dans notre deuxième volume du Cours complet de Langue universelle (page 20/i).

(1) Voir la soustraction (page 76).

(3) Foir la roultlplicadon (page 78).

(S) rohr raddiUon (page 75).

(4) Dans la dlTlsion sexagésimale, l'unité retranchée de d (8*) vaut ah (60) unités de minutes.

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2^ Que les degrés de longitude et de latitude , poussés jusqu'à leurs minutes, déterminant des surfaces moindres d'un kilomètre carré, si Ton pousse la division centésimale jusqu'aux quartes du degré, on aura des arcs de cercle moindres d'un décimètre. Deux mois de quatre syllabe^ au plus pourraient donc définir sur notre globe des surfaces plus petites que le décimètre carré.

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