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CHAPITRE IX

APPUCATION DE LA LANGUE UNIVERSELLE A D*AUTRES ÉTIDES SGIENTinQUES.

Il est aisé, pour quiconque a lu altenlivement une ou deux des applications qui précèdent, de comprendre comment toutes les sciences peuvent mettre à profit notre procédé, et fonder sur cette nomenclature universelle un édifice plus solide que celui qu'ils appuient sur les bases incertaines du caprice on du hasard.

Chaque science a, dans notre système, un point de départ qui lui est propre et qui la rattache h toutes les autres ; sa place a été ménagée de manière à ce que, suivant Tétendue ou la variété des idées qu'elle comprend, elle occupe un nombre de cases plus ou moins grand dans nos tableaux. La déduction qui naît de la théorie de chacune d'elles se résume en une nomenclature dont le fil conduit pas à pas l'étudiant à son début, et accompagne les savants dans leurs progrès les plus éloignés. C'est cet accord de la nomenclature avec les phénomènes enregistrés par les sciences, qui ouvre une voie non explorée dans laquelle se trouve une source toute nouvelle de progrès. Nous l'avons fait voir avec quelques détails dans les études qui précèdent ; nous ne pouvons ni embrasser toutes les connaissances humaines, ni renfermer dans nos deux volumes d'application tout ce que comporterait cette matière indéfinie; nous allons donc seulement, à la fin de cette première partie, dire quelques mots sur les applications que nous entrevoyons; nous indiquons aux hommes spéciaux la sphère dans laquelle ils doivent se mouvoir ; mais leurs connaissances particulières et la lecture de la théorie qui sert d'introduction à ce volume leur donneront les moyens de tirer parti de notre théorie mieux que nous ne pourrions le faire nous-même.

332 APPLICATION AUX SraENCES.

Astronomie.

L'intelligence humaine qui descend pour étudier de l'unité à la multiplicité ou de la synthèse à l'analyse, remonte aussi sans cesse, et à mesure qu'elle se forme des notions satisfaisantes, de la muiti* plicité à l'unité ou de l'analyse à la synthèse. La multiplicité des étoiles, dont l'unité est la voûte où elles semblent attachées, ne peut fixer son attention qu'autant qu'elle lui présente des parties distinctes sur lesquelles elle appliquera son procédé analytique. Aussi de bonne heure ses efforts ont ils été dirigés sur la décomposition de ce réseau étoile ; mais il offre un ensemble tellement confus que notre raison se perd dans un dédale dont elle né peut deviner les proportions, l'ordre et l'harmonie.

L'éclat dont brillent ces astres a été et est encore un des moyens artificiels pour les reconnaître et les distinguer les uns des autres ; mais ce moyen n'est vraiment efficace que lorsque la région où ils brillent est suffisamment limitée dans le firmament. La nécessité de partager les étoiles en groupes pour opérer des divisions sur la voûte céleste n'a pas échappé aux premiers astronomes ; ils oot figuré capricieusement dans le ciel des animaux ou des objets d'après une réunion d'étoiles qui, au point de vue de l'observateur, pouvaient présenter ces apparences. -

Si les noms ainsi assignés ne servaient qu'à fixer dans notre esprit un groupe d'étoiles sur lequel on pût appeler l'attention , ils auraient certes l'inconvénient, que nous retrouvons dans toutes les parties du langage, de ne pas aider, comme nous le faisons, la pratique par la théorie, et réciproquement; mais, une fois la dénomination acceptée, l'esprit n'irait pas au-delà du groupe étudier les analogies aussi bizarres qu'inutiles que cette nomenclature prétend Offrir à l'imagination (i). Or, les savants, malgré leur indépendance

(1) « Ces déiiomioaUons, consacrées par Tantiquité, sont d'alUeura tout à ftft

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