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salion ; 2° de fixer dan$ la mémoire des hommes les plus oublieux ou les moiris favorisés par Téducation la véritable date de leur naissaDce ; mais surtout d'assurer la tn|ce du mouvement de populatioo dans la filiation des membres de la société, et de faire connaître à chacun , sans recherches pénibles et souvent stériles , toute la ligne de ses ancêtres et de ses parents ; 3** de désigner par des noms concis, mais significatifs les rues d'une ville ^ de telle sorte que, quelque grande qu'elle fût, il fût possible de circuler dans son intérieur sans être obligé de questionner sur le chemin à prendre pour arriver à tel ou tel but, sans jamais ^'égarer et sans être exposé à suivre une direction ou détournée ou allongée.
Les considérations que nous avons placées dans cette partie sur les monnaies, les poids et les mesures auraient pu être étendues à beaucoup d'autres matières qui intéressent également I^vie sociale. Nous ne pouvions faire entrer tant de choses dans ce volume déjà plus considérable que nous ne devions le prévoir; toutefois, les exemples que nous produisons ouvriront les yeux sur les applications dont les autres malières contiennent le germe. Nous avons rangé ces notions dans la deuxième partie, parce qu'elles ne constituent pas des sciences proprement dites, et qu'elles contribuent surtout à favoriser l'ordre qui doit, dans une société bien réglée, accompagner les transactions commerciales.
Dans la troisième partie , nous faisons plutôt une application du mécanisme de notre théorie que de la Langue universelle ellemême. Il nous a paru intéressant de montrer ce que la classification et la nomenclature pouvaient réaliser de progrès en la consacrant aux efforts de l'esprit humain, par l'exemple de leur application à de purs mécanismes. En acceptant sans contrôle cet ordre alphabétique, qui se transmet de générations en générations et qui ne
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rquréseote aucun besoin méthodique , on s'est privé des bienfaits que la méthode répand partout où elle pénètre. Ces combinaisons alfdiabétiques, qu'on a eu tant de peine à établir , soit pour la sténographie, soit pour le langage des sourds et muets, des sourds et muets et aveugles, etc., soit même, depuis quelques années, pour h télégraphie électrique, sortent avec la plus grande aisance de la dassification et de la méthode. Ces différents langages dérivent tout naturellement de leurs sources, s'apprennent aussi facilement qu'ils sont composés, et, en naissant sous cette nouvelle forme, font faire des progrès incontestables à tout ce qui a marché vers le même but sans le secours d'une bonne nomenclature.
Avant de descendre de la théorie exposée dans nos deux premiers voluBies aux opérations pratiques contenues dans celui-ci, il était nécessaire de recueillir nos idées et de rappeler succinctement les fondements sur lesquels tout notre édifice est assis. Notre premier chapitre, intitulé Application aux sciences ,en général ^ contient, dans SCO S n, un résumé de notre système. Présenté sous son point de vue le plus pratique et dépouillé des explications qui en révèlent les proportions et les vues générales, ce système est facile à saisir; mais nous devons avertir ceux qui s'empresseraient de le juger sur ce canevas imparfait, qu'il n'est qu'un squelette, ou, si l'on veut, une ébauche d'un travail qui ne peut être vraiment apprécié qu'après l'examen sérieux de tons les problèmes qu'il soulève et que nous avons résolus. Le § III de ce même chapitre offre déjà sous un de ses aspects ce côté important de la question ; quant k celle-ci, elle ne peut être 'estimée à sa valeur réelle qu'après une étude soigneuse des deux volumes de théorie et des deux volumes d'application.
La première de nos applications est celle qui a rapport aux nombres : Ce n*est pas seulement parce que nous reportons à la numération décimale les honneurs de notre découverte , et pour lui
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renvoyer d^abord la lumière qu'elle nous a présentée, que notre première application s'adresse à l'arithmétique; c'est surtout parce que nos lecteurs, initiés à la science du calcul, en partant de celte théorie, qui leur est familière , saisiront plus aisément les considérations qui rattachent la formation décimale des radicaux aux différentes branches des sciences. Cette première application jette d'ailleurs un jour nouveau sur toute notre étude. Les personnes qui n'ont pas pénétré bien avant dans notre travail et qui n*osent eâ aborder les détails,. ont pourtant été frappées de la comparaison qu'on peut faire de cette nouvelle langue avec la langue des nombres. Présenté aux yeux d'un habitant quelconque de notre globe, un nombre écrit en chiffres arabes sera compris pour la série et la quantité des unités qu'il représente; il y a donc ici une langue universelle pour les yeux , sinon pour les oreilles. On peut rendre cette justice à l'humanité : qu'elle n'a pas cherché à modifier une base dont elle a reconnu la précision; et si l'énoncé des nombres est différent chez tous les peuples, on peut en conclure que cet énoncé n'offre nulle part le même degré de perfection que les signes par lesquels ils sont représentés. Le premier effort d'une théorie du langage devait donc s'appliquer à la nomenclature des nombres. Nous rappelons ainsi à ceux qui l'auraient oublié que la formation de nos radicaux est de tout point conforme à celle de la numération ; nous faisons aussi comprendre à ceux qui l'auraient mal saisi, comment il pourra se faire que ces radicaux prennent une forme grammaticale différente chez tous les peuples et pourtant offrent è tous les esprits la même pensée. Ce résultat n'est pas , en effet , plus surprenant que celui de l'énoncé des nombres qui aujourd'hui a lieu d'une manière toute différente pour les peuples qui parlent différentes langues , tandis qu'il présente à l'esprit de tous une idée parfaitcmenl semblable.