‹ Applications médico-chirurgicales du caoutchouc vulcanisé dans l'état actuel de la scienceChapitre 103 sur 218 · EXTENSION ET CONTRE-EXTENSION CONTINUES · texte numérisé non relu

EXTENSION ET CONTRE-EXTENSION CONTINUES

Extension et contre-extension continues

(Appareil à fracture du col du fémur.)

Cet appareil se compose de deux pièces :

Première pièce. — Agent de traction. Sorte d'étrier en forme de sac circulaire, embrassant le cou-de-pied et découpé de telle manière que, lorsqu'on l'insuffle, il se trouve transformé en un coussin exactement moulé sur le membre, touchant celui-ci- par tous les points de sa surface, et, par conséquent n'exerçant sur aucun d'eux

de pression trop forte, capable de devenir dangereuse. Cette pression est rendue plus douce encore par l'application sous l'étrier et. sur le pied d'une bande de caoutchouc, qui a le double avantage d'empêcher le gonflement du pied et de s'opposer à la compression immédiate de l'étrier. Si cependant la pression continue de l'étrier sur la face dorsale du pied devenait douloureuse ou seulement gênante, ce qui n'a pas été observé jusqu'ici, on pourrait établir un étrier supplémentaire soit au-dessus soit au-dessous du genou, et produire ainsi l'extension successivement dans les deux points.

Deuxième pièce. — Agent de contre-extension. Lacs contre-extenseur ; tube de 1 mètre environ de longueur, présentant à sa partie moyenne un renflement destiné à opérer la pression sur une plus large surface. Ce renflement doit être placé dans l'aine, du côté de la fracture, et s'étendre jusqu'au delà du périnée.

C'est l'agent de contre-extension.

Cet appareil est exempt des inconvénients reprochés aux appareils à extension continue. Son application est facile, sa pression sur les parties éminemment douce, quoique supérieure en énergie à la pression obtenue jusqu'ici au moyen des autres appareils; enfin, l'extension se fait directement dans l'axe du membre.

Le même système de traction est employé avec avantage dans les fractures de la cuisse et de la jambe, lorsque les fragments sont su-

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