MÉNINGITE. — MENTONNIÈRE
Méningite.
Bonnet à glace à double courant. — Oreiller-Coussin,
La méningite et l'hydrocéphale aiguë présentent aux moyens thérapeutiques une résistance qui a fait penser plus d'une fois que ces maladies sont à peu près incurables, à part quelques cas qui appartiennent à certains types cérébraux de nature particulière.
Il n'est pas douteux cependant que c'est là une opinion trop absolue, et peut-être si la guérison n'est pas plus souvent obtenue, cela tient-il à ce qu'on ne proportionne pas la puissance des moyens à la gravité des accidents, et aussi peut-être à ce qu'on néglige de l'entourer des moyens auxiliaires , qui , dans ces cas , comme dans un grand nombre d'autres cas, ont une plus grande importance qu'on ne le croit généralement.
Parmi ces moyens auxiliaires, il faut mettre en première ligne les applications réfrigérantes, non-seulement sur le front comme on le fait jusqu'ici, mais sur la tête entière comme on a négligé de le faire, faute d'un appareil spécial. (Bul. génér. de thérapeutique.)
Voir le mot Bonnet à glace et surtout les mots Coussin et Oreiller- Coussin.
Mentonnière.
Docteur Guersant, chirurgien de l'hôpital des Enfants.
Il se compose d'un sac en caoutchouc vulcanisé, ayant a configuration des parties sur lesquelles il doit être appliqué, et s'attachant sur la tête au moyen d'un simple bouton .
Ce sac rempli déglace ou d'eau glacée détermine dans les parties sous-jacentes la fraîcheur la plus salutaire.
Cet appareil a été imaginé pour remédier aux hémorrhagies qui surviennent pendant ou après les opérations pratiquées dans l' arrière-gorgé; son emploi est surtout indiqué pour arrêter l'écoulement du sang chi>z les enfants auxquels on a retranché les amygdales.
172 MÉTRITE CHRONIQUE.
Métrite chronique.
Pessaire à réservoir d'air.
Lorsque l'inflammation a envahi le corps de l'utérus, en dehors de l'état de gestation, cet organe devient le siège d'une congestion sanguine qui souvent persiste et passe à l'état chronique, malgré les traitements les mieux appropriés.
Diverses circonstances favorisent le passage de cette maladie à l'état chronique •. — le tissu serré, inextricable de l'utérus qui se débarrasse difficilement des produits de l'inflammation, la persistance de l'exagération de l'afflux sanguin, favorisé par la position déclive de l'organe, même dans le décubitus dorsal, l'abandon de ce décubitus dorsal longtemps avant l'époque à laquelle il pourrait avoir lieu sans inconvénient.
Le traitement qu'on oppose généralement à la métrite chronique est rarement suivi de succès; il consiste surtout dans les injections simples et médicamenteuses et dans le décubitus dorsal le plus prolongé possible. Nous venons de dire que ce décubitus n'empêchait pas l'exagération de l'afflux sanguin de continuer. En effet, dans le décubitus sur une chaise longue, ou même au lit, le bassin se trouve toujours sur un plan inférieur au reste du corps.
Non-seulement le sang continue à y affluer en trop grande abondance, par les lois de la pesanteur, mais les produits phlegmasiques qui ont envahi le tissu de l'utérus ne peuvent être résorbés. Il faudrait donc, pour que le décubitus dorsal fût suivi de succès, que la malade restât au lit, le bassin plus élevé que la tête, ou pour le moins aussi élevé, sans jamais quitter cette position. Peu de malades se soumettront sans doute à un traitement aussi rigoureux.
Et cependant, il est urgent de mettre le plus tôt possible un terme à la métrite chronique, car cette maladie non-seulement produit de vives douleurs lombaires, une leucorrhée abondante, mais elle favorise le développement des déplacements de l'utérus, et des dégénérescences du tissu de cet organe.
Nous pensons que, dans la métrite chronique comme dans les engorgements utérins qui surviennent à la suite de l'accouchement (voir le mot engorgements utérins), il n'y a qu'une indication à remplir, mais elle est formelle : soutenir l'utérus dont le poids et le volume sont augmentés par les produits de l'inflammation.
Docteur Gariel. -— Mémoire déjà cité.
MÉTRORRHAGIE. 173
ie.
Pelote à tamponnement vaginal (docteur Gariel).
La métrorrhagie peut survenir :
l ° Pendant l'état de vacuité ;
2° Pendant l'état de grossesse ;
3° Pendant ou immédiatement après l'accouchement.