OPHTHALMIE PURULENTE DES ENFANTS
Ophthalmies aiguës.
Sachets frigéfacteurs. — Œillère à courant continu. — Syphon. Douches oculaires. (Voir ces mots.)
L'usage général du froid en médecine et en chirurgie et les beaux ^sultats qu'on en obtient tous les jours, devaient nécessairement conduire à son emploi dans les maladies des yeux.
Les applications froides, éminemment utiles dans les cas de contusion, de blessures de toute espèce intéressant le globe oculaire et ses dépendances, ne sont pas moins directement et fréquemment indiquées dans les cas d'ophthalmie spontanée, externe ou interne, à tous les degrés, depuis la simple injection initiale , jusqu'au chemosis ou carnification de la conjonctive.
Le froid a rendu de grands services dans l'inflammation intense des yeux, dans la photophobie et dans la blennorrhée oculaire.
Dans les cas même où d'ordinaire les topiques liquides sont mal supportés, c'est-à-dire dans les ophthalmies avec relâchement des tissus (conjonctives chroniques, œdémateuses, scrofuleuses), ces applications peuvent encore être utiles.
Nous parlons d'applications et non de simples lotions, car ici trois conditions sont nécessaires :
1° Application permanente ;
2° Renouvellement du topique réfrigérant, lorsqu'il commence à s'échauffer ;
3° Continuation du moyen jusqu'à cessation complète des accidents à combattre. (Bull, gêner, de thérapeutique.)
Ophthalmie purulente des enfants.
Syphon. (Voir ce mot.)
Docteur Brigheteau. Bulletin général de thérapeutique, t. LXIII, p. 440. — Le malade est étendu sur le lit, la tête exactement placée au-dessous du syphon. Si l'appareil est bien disposé, l'eau tombe sur la racine du nez, et de chaque côté se répand en ruisseau dans l'espèce de vallée que forme entre les saillies frontale et molaire l'enfoncement de l'orbite. Un seul œil est-il affecté, une légère inclinaison de la tête du côté malade garantira l'œil sain de la veine liquide. Après avoir traversé la dépression orbitaire, l'eau s'écoule sur la partie antérieure de la tempe, retombe de là sur