SPÉCULUM A CHARNIÈRES (MANCHON POUR
devait être employée généralement. On pourra cependant se servir de la feuille n° 13 (1 demi-millimètre) lorsqu'il s'agira de plaies très-petites et situées dans des régions délicates.
Quant aux plaies très-étendues ou très-sujettes à l'écartement, on pourra se servir de feuilles plus épaisses (nos o ou 6). Dans ces cas, si on n'avait à sa disposition qu'une feuille d'un millimètre, on obtiendrait le même résultat, en superposant deux ou plusieurs feuilles de caoutchouc mince , préalablement soudées ensemble avec le pinceau et la dissolution.
On trouve dans le Bulletin de thérapeutique, t. LVI, p. 337, un autre mode d'emploi du sparadrap caoutchouc.
L'appareil se compose de deux bandelettes de caoutchouc, ayant la longueur de la plaie ou un peu plus, et une largeur de 4 à 8 centimètres, suivant sa profondeur. Ces deux bandelettes, dont on enduit une des faces avec de la dissoluton, sont collées parallèlement sur les deux côtés de la blessure, de manière que les bords par lesquels elles se regardent se trouvent l'un et l'autre à quelques millimètres de la plaie.
Sur les bandelettes, et perpendiculairement à leur direction et à celle de la solution de continuité, on dispose une lanière en caoutchouc d'épaisseur variable suivant la force de résistance qu'on veut obtenir, et dont on enduit de dissolution les parties qui doivent être en contact avec les bandelettes.
Des lanières, dont le nombre varie suivant l'importance de la plaie, sont appliquées sur les bandelettes, après qu'on a rapproché exactement les bords de la blessure.
Spéculum à charnière (manchon pour).
Espèce d'étui en caoutchouc vulcanisé, ouvert à ses extrémités.
Le spéculum à charnière est d'un maniement assez difficile, pour les personnes qui n'en ont pas acquis l'habitude par un usage fréquemment répété. Une fois l'instrument introduit, quand on vient à rapprocher les manches pour produire l'écartement des valves, la muqueuse vaginale, venant faire saillie dans cet écartement, gêne la vue, en l'empêchant de pénétrer jusqu'au col utérin, et est exposée à être pincée dès que les valves se rapprochent.
Ces inconvénients disparaissent lorsqu'on revêt l'instrument fermé du manchon en caoutchouc vulcanisé. Lorsque l'instrument est en repos, ce manchon le revêt, sans être le siège d'aucun pli. Quand on ouvre les valves du spéculum, le fourreau de caoutchouc se tend entre les bords de ces valves et empêche ainsi les replis
26S SPINA BIFiDA. —SPIRALE (BANDAGES EN).
vaginaux de venir s'interposer entre elles, et d'y être serrés quand on laisse au contraire ces valves se rapprocher.
En résumé, le spéculum à charnière ainsi additionné découvre le col de l'utérus plus complètement que le spéculum univalve quoique avec moins de douleurs, puisqu'on profite en même temps de réeartement produit par l'action des charnières.
Spina foifida.
Bandage contentif à pelote élastique.
« On doit traiter le spina bifida comme une hernie, et appliquer « un bandage à pelote pour maintenir la tumeur. L'emploi de ce « moyen palliatif n'entraîne aucun danger. La pelote est une sorte « de vertèbre artificielle qui supplée à la vertèbre manquante. C'est « un arc-boutant qui soutient les parties et qui s'oppose aux pro- « grès de la maladie. »
«En tout cas, on ne doit pas se presser d'opérer les spina-bifida. « Le nombre des succès augmente d'une manière remarquable à a mesure que les petits opérés'avancentenâge.
« Et il y a des exemples de guérison spontanée.
« D'ailleurs, à supposer que la compression n'empêche pas le « développement de la tumeur, l'action topique fortifiera le tégu- « ment extérieur, et les agents contentifs, en le mettant à l'abri des « causes d'ulcération et de rupture, assureront le développement « normal de l'enfant et le placeront par ce seul fait dans les meil- « leures conditions pour résister aux actions chirurgicales qui « pourraient être tentées. » (Astley Gooper.)
Spirale (bandages en).
(Galante. ) Ceintures. — Bas. — Chaussettes. — Cuissards.
Ces bandages sont confectionnés avec des rubans de soie ou de coton contenant de 8 à 25 fils de caoutchouc vulcanisé suivant leur largeur (15 mill. à 3 cent.), on enroule ces rubans en les juxtaposant autour d'une forme qui réprésente la partie sur laquelle le bandage est destiné et on les coud.
Ces bandages, n'ayant aucune couture qui divise les fils de caoutchouc, sont élastiques dans tout leur pourtour.
La forme doit être suivant les cas d'un ou plusieurs centimètres plus petite que la partie à laquelle le bandage est destiné, pour l'établissement de la compression.
SPIROMÈTRE.
Spiromètre.
De M. le docteiu- Boudin, médecin en chef de l'bôpital militaire du Roule.
Le spiromètre est un instrument dont l'action est de déterminer avec exactitude le degré de
capacité des cellules pulmo- n ['"
naires, différant en cela des instruments faits jusqu'ici, qui ne pouvaient donner que la mesure de la boîte osseuse.
Il se compose d'un sac de forme déterminée en caoutchouc vulcanisé, garni d'un tube de 30 à 40 centimètres, à l'extrémité duquel se trouve une embouchure en ivoire.
Ce sac se moule sur une tige d'acier recourbée sur elle-même; une tige en bois très-léger, sur laquelle on a gravé des degrés, se place d'un côté dans un godet que présente à son milieu le sac de caoutchouc, et traverse d'autre part la tige d'acier. Lorsque le sac de caoutchouc est vide d'air, le point niveau de la tige d'acier marque 0 sur la tige de bois.
Pour déterminer la capacité des cellules pulmonaires, il faut faire une forte inspiration, appliquer immédiatement la bouche sur l'embouchure en ivoire, et expirer tout l'air contenu dans la poitrine, sans reprendre haleine. Le chiffre indiqué sur la tige d'acier représente la quantité de centimètres cubes d'air expiré.
Cet appareil est employé avec succès pour déterminer si un individu a la poitrine forte ou faible. A cet égard, rien n'est plus trompeur que l'inspection et la mensuration de la poitrine, l'expérience démontre qu'on peut avoir la poitrine très-large en même temps que les poumons fonctionnent incomplètement, et vice versa.
270 STÉRILITÉ. — STERNAUX (ABCÈS).
Stérilité.
Lorsque le corps et surtout le col de l'utérus sont le siège d'une hypertrophie considérable, lorsque le col utérin est très -long comme dans les cas signalés par M. le docteur Huguier, lorsqu'une lésion utérine quelconque donne lieu à une sécrétion de mucus ou de muco-pus assez épais pour obstruer l'orifice utérin, les malades sont toujours condamnées à la stérilité ; pour rétablir l'aptitude à la conception, il faut que la perméabilité du col utérin soit rétablie.
Aucun traitement ne produit une plus prompte cessation de cette infirmité que l'emploi du pessaire à réservoir d'air : nous expliquons ailleurs avec détails (voir les mots Déplacements de l'utérus) le mode d'action de cet appareil, et nous avons donné les raisons qui rendent compte des succès auxquels donne lieu son application méthodique.
Les observations qui prouvent, jusqu'à l'évidence, l'efficacité du moyen thérapeutique que nous avons institué et que nous avons nous-même plusieurs fois employé avec succès dans des cas de stérilité confirmée, nous ont été fournies par M. le docteur Xavier Richard, médecin des hôpitaux civils de Paris. — Docteur Gariel.
(Mémoire déjà cité.)
Sternaux (abcès).
§ 1. — Drainage.
§ 2. — Matelas hydrostatique.
Lorsque la carie occupe seulement la face antérieure du sternum, on conseille généralement d'enlever avec la rugine ou avec la gouge toute la portion affectée de carie.
Au lieu de recourir à ce traitement qui expose à de véritables dangers et qui très-souvent manque son but, parce qu'il substitue à la carie qu'on vient de détruire, soit une carie nouvelle qui renaît sur place, soit une nécrose qui exige pour son élimination un espace de temps quelquefois considérable, nous employons avec les meilleurs résultats le drainage par adossement (voir le mot Drainage), qui ne fait courir aucun danger aux malades, ne leur cause que peu ou point de douleurs, ne les oblige pas à s'aliter, leurper-
STERNAUX (ABCÈS). 271
met même de vaquer à des occupations extérieures, pourvu qu'elles ne soient pas trop laborieuses.
Le drainage s'établit d'une manière différente suivant les périodes auxquelles est arrivée la maladie.
Ou il y a abcès à cavité close, ou il existe déjà des trajets fistuleux.
Dans le premier cas, l'abcès est traversé dans le sens de la plus grande dimension au moyen du trocart qui permet de placer une anse suivant la forme accoutumée.
Dans le second cas, une ouverture existe ; cette ouverture peut être simple ou multiple : la conduite à tenir est exactement calquée sur celle qui a été décrite à l'occasion des suppurations des côtes. Voir le mot Côtes (suppurations carieuses des).
Mais s'il advenait que l'abcès, placé derrière le sternum, semblât, au premier abord, ne pas permettre l'application du drainage, on pourrait se comporter de la manière suivante :
1° L'abcès déborde le sternum sur les deux côtés. Une anse transversale peut être facilement passée derrière le sternum, de l'une des bosselures latérales dans celle qui lui correspond sur l'espace intercostal opposé.
2° L'abcès, au lieu d'apparaître sur les deux côtés, ne se manifeste que sur un seul des bords latéraux du sternum. Ce n'est plus alors du drainage transversal qu'il faut faire usage, mais bien d'un drainage vertical.
3° La collection purulente est concentrée derrière le sternum et ne déborde l'os ni à droite ni à gauche. Le drainage ne peut être établi qu'après une trépanation préalable du sternum, et alors, comme il n'y aurait aucun inconvénient à pratiquer deux perforations à une petite distance l'une de l'autre et dans le sens vertical, on pourrait établir l'anse élastique de la manière la plus satisfaisante.
D'après tout ce que nous voyons journellement des excellents effets de la méthode du drainage, nous avons la conviction qu'on arrivera par elle, sinon à faire disparaître de k pratique, du moins à réduire dans une proportion très-notable toutes ces opérations de rugination, de cautérisation, d'ablations partielles, opérations qui, le plus souvent, reculent la difficulté, plutôt qu'elles ne la résolvent. — Docteur Ghassaignac. (Traité de la Suppuration.)
§ IL Matelas hydrostatique.
Voir le mot Matelas hydrostatique pour la description de cet appareil, et les mots Abcès par congestion, Abcès de la fosse iliaque, Décubitus abdominal pour l'énumération des avantages spéciaux qu'il présente dans les suppurations de la partie antérieure du tronc.