SULFURE M CARBONE
Sulfure de carbone (intoxication spéciale que détermine le).
Industrie du caoutchouc soufflé.
Docteur A. Delpech, médecin de l'hôpital Necker.
Nous croyons devoir reproduire les symptômes de cette maladie spéciale aux ouvriers qui manient le sulfure de carbone, principal agent d'un des modes de vulcanisation du caoutchouc, et décrite, pour la première fois, par M. le docteur Delpech :
Troubles profonds de la digestion et de la nutrition, anorexie, nausées, amaigrissement, cachexie, vomissements sans diarrhée ni constipation constantes, troubles nerveux, éblouissements, vertiges, céphalalgie, amaurose, surdité, analgésie, diminution, ou destruction presque complète de la contractilité musculaire avec conservation de l'irritabilité électrique, impuissance, altération de l'intelligence ,hébétude , perte de la mémoire, et, en dernier lieu, comme singulier et fort important caractère, amélioration presque constante, et, le plus souvent, guérison complète par l'éloignement suffisamment prolongé de la cause qui l'a produite.
Dans les cas les plus graves, paralysie, atrophie musculaire, dépérissement, cachexie.
Trois principales indications thérapeutiques :
1° Soustraire le malade aux causes d'intoxication;
2° Rétablir la santé générale à l'aide des toxiques et des ferrugineux ;
3° Combattre les accidents spéciaux.
Nous plaçons sous les yeux de nos lecteurs les conclusions qui résument le volumineux travail de M. Delpech. [Annales d'Hygiène publique, janvier 1863.)
1° Chez les ouvriers en caoutchouc soufflé, l'action des vapeurs et clu liquide toxiques se manifeste suivant deux périodes successives, analogues à celles qui résultent de l'influence des agents anesthésiques ;
2° En raison de l'impressionnabilité différente des divers appareils physiologiques, l'évolution morbide de chacun d'eux ne se fait pas d'une manière rigoureuse clans des limites de temps identiques ;
3° Il en résulte fréquemment un mélange singulier de phénomènes d'excitation et de dépression, dont la valeur et la signification
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ne peuvent être éclairées que par l'observation d'un assez grand nombre de faits;
4° Cette confusion apparente est rendue plus difficile à pénétrer au premier abord, par ce fait que les aptitudes individuelles font varier la durée relative des périodes pour chacun des appareils pris isolément chez chaque individu ;
5° L'observation, aussi bien que différentes considérations physiques et chimiques, démontre que dans les vapeurs composées à l'action desquelles sont soumis les ouvriers, c'est au sulfure de carbone qu'il faut rapporter les accidents dont ils sont atteints ;
6° Les différences qui donnent à la maladie des ouvriers en caoutchouc soufflé un caractère qui la distingue de l'intoxication sulfocarbonée observée dans d'autres industries voisines ou éloignées, sont le résultat de conditions hygiéniques diverses, indépendantes du corps toxique lui-même ;
7° Le phosphore administré à l'intérieur a paru exercer, dans la eu ration des accidents arrivés à la période de dépression, une favorable influence.
Suspensoir.
(Galante.) Blennorrhagie. — Varicocèle. — Orchite.
Le suspensoir en caoutchouc vulcanisé offre plusieurs avantages importants :
1° Il présente aux parties qu'il est chargé de maintenir une surface lisse et tomenteuse, qui prévient la formation des ulcérations presque toujours consécutives aux pressions prolongées;
2° Trempé dans l'eau et essuyé avec soin, il peut être réappliqué immédiatement, sans conserver ni mauvaise odeur ni humidité ;
3° Dans les cas de maladies du testicule où les applications d'un liquide ou d'une pommade sont indiquées, il garantit de toute souillure les draps et les linges du malade ;
4° L'exactitude de la compression le rend précieux aux personnes qui se livrent à l'exercice de l'équitation.
Ce suspensoir est garni des sous-cuisses tubulaires (voir ce mot).
Le suspensoir peut aussi être fabriqué avec un tissu de coton ou de soie sur trame de fil de caoutchouc vulcanisé.
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Suspensoir folennorrhagique.
(Galante.) ■ Blennorrhagie. — Balanite. — Chancre. — Orchite blennorrhagique.
Appareil semblable au précédent, avec l'addition d'un gousset destiné à recevoir la verge et à garantir le prépuce et l'orifice de l'urèthre contre les frottements du linge, continuellement sali et raidi par la matière de l'écoulement.
Syndactilie (doigts palmés).
On remédie à la syndactilie par une opération bien simple, disent les auteurs : mais l'expérience a prouvé que cette opération si simple échoue le plus souvent et que le développement du tissu cicatriciel lutte victorieusement contre tous les efforts que l'on fait pour tenir séparés des organes qu'il finit bientôt par rapprocher de nouveau.
M. Velpeau fait remarquer que des plaques de charpie, des lames de plomb, des rubans d'emplâtre, des bandages de toute sorte, maintenus comme corps étrangers entre les deux doigts qu'on tient isolés luttent en vain contre cette tendance à une réunion nouvelle.
Pour éviter cette réunion qui se produisait d'une manière presque inévitable, Rudtoffer faisait précéder la séparation des doigts par l'établissement d'une ouverture bien organisée à la racine de chacun d'eux. A cet effet il introduisait à travers la membrane de réunion une aiguille assez forte qu'il faisait suivre par un fil de plomb (les extrémités du fil de plomb étaient tordues séparé-, ment), et il laissait ce plomb à demeure jusqu'à ce que le trajet qu'il parcourait fût organisé, comme cela a lieu pour les oreilles percées.
Lorsque les bords de l'ouverture étaient cicatrisés, il remplaçait le plomb par un bistouri boutonné et il complétait la division. (Bull, gènèr. de thérap., 1850, p. 447.)
Cet ingénieux procédé a été modifié par M. le docteur Gariel :
L'ouverture doit être faite non avec une aiguille, mais avec un trocart : la partie perforante de l'instrument étant enlevée, un tube de caoutchouc vulcanisé, du volume d'une plume d'oie (mèche creuse sans trous latéraux), est introduit duis la canule qu'il doit traverser dans toute sa longueur et dépasser d'un ou deux cen-