UTÉRUS (RENVERSEMENT DE L
et le mot Métrorrhagie) rend d'éminents services. Cet instrument doit être appliqué dès que la présence du polype a été constatée, même lorsqu'il n'y a pas encore eu d'hémorrhagie.
Cette pratique produit les résultats suivants :
1° Le corps de l'utérus est maintenu dans sa position normale, au lieu de subir l'abaissement que produit nécessairement l'augmentation de poids déterminée par la présence du polype ;
2° Le polype comprimé par l'appareil cesse de prendre de l'accroissement, lorsqu'il ne se flétrit pas d'une manière complète;
3° 11 n'est plus le point de départ d'hémorrhagies, qui sont , plus que le polype lui-même, la cause de la mort des malades. — Docteur Gariel. (Mémoire cité.)
Utérus (renversement de 1').
Pessaire à réservoir d'air. — Voir ce mot.
« On sait quelle est la gravité du renversement de l'utérus, lors- « que ce déplacement n'a pu être promptement réduit. Une mort « rapide peut en être la conséquence ; ou bien, si la malade échappe « aux premiers dangers, elle traîne une vie pénible, le plus sou- « vent abrégée par une leucorrhée abondante et des hémorrhagies « répétées. » (Bull. gén. de Thérap., t. LVI, p. 201.)
Les deux faits suivants, dans lesquels la réduction a été obtenue au moyen du pessaire à réservoir d'air, se recommandent à l'attention par la date ancienne du renversement de l'utérus ( douze ans et six ans).
ire Observation. — Renversement de Vutérus. — Réduction après douzeannées (docteur Tyler Smith).
Il s'agit d'une femme sur laquelle l'inversion utérine s'était produite à l'âge de dix-huit ans, après un premier accouchement.
Toutes les tentatives de réduction étant restées sans succès, la malade, à la suite de pertes sanguines journalières, était tombée dans un état d'anémie extrême, accompagnée de lipothymies fréquentes et de convulsions épileptiformes.
M. Tyler Smith, auquel elle fut adressée douze ans après la production de l'accident, ne désespéra pas d'obtenir la guérison, quoique l'utérus fût complètement renversé, le col très-court, l'orifice resserré et rigide.
Voici comment notre éminent confrère procéda, sans recourir au chloroforme, à cause de la faiblesse des battements du cœur.
Matin et soir, au moyen de la main droite introduite dans le vagin, la portion herniée de l'utérus fut comprimée pendant dix minutes, et, dans l'intervalle, une pression fut exercée à l'aide d'un large pessaire à air convenablement distendu. Peu à peu l'orifice utérin se dilata suffisamment pour permettre une réduction partielle d'abord, qui se compléta au bout de huit jours. Depuis cette époque, la malade s'est parfaitement rétablie, ses règles ont reparu, et même elle est devenue enceinte.