‹ Apres l'amourChapitre 15 sur 67 · RÉSIGNATION · texte numérisé non relu

RÉSIGNATION

Non, tu n'aurais pas fui sans détourner la tête, Si tu m'avais aimée, oh ! tu n'aurais pas fuil

Tout à coup réveillcc au sein de la tempête, J'avais cru voir le jour; l'éclair seul avait luil

Car tu ne fus pour moi que l'éclair, le fantôme, Le songe plus fuyant qu'un, nuage d'été, Les ailes de Toiseau, l'insaisissable arôme.

Le frisson de la feuille ou du lac argenté.

Et l'ai suivi de loin ta course si rapide

Sans un reproche amer, sans un seul cri d'appel.

Exhalant seulement, dans ma pensée aride.

Le suprême soupir d'un regret éternel.

Muette en mon amour, muette en ma soufifrance.

Je penchai lentement la tête sur ma main, Dévorant mes regrets, repoussant l'espérance : Mes sanglots étouffés moururent dans mon sein.

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