AMITIÉ
A M. EUGÈNE LOUDUK
Tous vos dieux sont les miens, vous aime^ ce que f aime. Nos espoirs sont pareils, notre doute est le même} Oû vous le signale^, je poi^ aus$i le mal.
Et nous marchont Unu deux ver* le même idéal. Quand j'écris, je ne sais, tant l'un sent comme l'autre. Si la page tracée est mon oeuvre ou la vôtre ; De ces vers fraternels je vous rends la moitié. Et Mtr Fhumble fronton fin$crit notre amitié.
▼ICTOR DS LAP1UUMK.
Quand la jeunesse fuit, Tamitié d'une femme Est profonde et suave, elle touche à votre âme Gomme le chaud rayon touche les nids d'oiseaux, Comme la brise en mai caresse les roseaux;
Le davet du fruit mur est respecte par elle :
Tel que le papillon craint d'efdeurer son aile
Au contact parfumé du calice des fleurs,
La candide amitié conserve ses couleurs.
Chaste, pure toujours... elle entre dans votre âme
Comme une mélodie; un doux ravissement
Se fait sentir alors, mais son souffle et sa flamme
Ne peuvent rien ternir de divin en aimant.
Elle emprunte à l*amour des traits de ressemblance;
L'immensité d'un lac &tt songer à la mer :
Même eau bleue, et parfois la même ii ansparenjc.
Ce qui fait distinguer le lac du flot amer,
C'est qu'il ne connaît pas les vagues furibondes^
C'est qu'au calme éternel il semble initié^
C'est qu'on y voit le ciel jusqu'au fond 4e ses ondes !
L'Océan, c'est l'Amour I le Lac, c'est l'Amitié !