‹ Apres l'amourChapitre 25 sur 67 · RACONTENT GLOIRE DE DIEU · texte numérisé non relu

RACONTENT GLOIRE DE DIEU

Qui peut te retrouver, science de Chaldée!

Qui peut interpréter ce langat;e de feu Écrit avec l'étoile, et traduire en idée Cet éternel blason héraldique de Dieu!

Les astres cependant, de la terre où nous sommes, Semblent des changements les uniques moteurs; On les voit mesurer l'existence des hommes

Et jusqu'aux flots de sang qui montent dans leurs cœurs.

Regardez au zénith le grand âge du monde,

Car l'immortelle aiguille a marque tous vos jours j L'essence magnétique à cette mappemonde Vous £ait communiquer : regardez donc toujours I

Lorsqu'en nombreux essaims l'oiseau de nos rivages A vu finir l'automne aux jours capriçieux, ri n'affrontera pas le hasard des voyages Sans consulter du ciel les essaims lumineux.

Et ce vaste Océan aux vagues fugitives,

Qui soupire d'amour ou se gonfle en fureur,

Ne vient-il pas transmettre aux sables de nos rives

Les mouvements d'un astre errant comme le cœur?

Âhl pourquoi donc ainsi vous pencher vers la terre ? Vous qui voulez savoir, montez toujours, encori Les astres ont l'esprit et la clef du mystère,

Et l'âme au vol hardi trouvera le trésor !

Et ce soleil ardent qui plane sur nos têtes,

Source du feu sacré de l'esprit et du jour, Qui du ciel à la terre a reproduit les fêtes, Semblant en ses rayons nous apporter l'amour ;

Ne le voyez-vous pas retracer chaque année Les mystères divins de notre Verbe Dieu I Tel qu'un prêtre immortel à la puissance ignée, Il dit le sacrifice en ses phases de feu!

Du Sauveur, à Noâ, il rappelle l'enfaince, Par ses faibles lueurs croissant de jour en jour ;

Il se levé et renaît, symbole d'espérance.

Pour la sombre nature acclamant son retour.

Dès que sur le printemps brille son diadème, L'équinoxe annonçant les tempêtes du ciel L'immerge dans les flots d'un mystique baptême^ Et semble consacrer cet autre Emmanuel!

Le voyez-vous enfin qui monte dans sa gloire, Traversant de Pété le solstice flottant,

Quand ces splendides feux célèbrent la mémoire Du lumineux Thabor dans un ciel éclatant J

Mais il pâlit bientôt, décime vers les ombres ; L'esprit du scorpion touche au triomphateur.

Et la croix apparaît vers les sommets plus sombres Au point où l'édiptique a coupé Téquateur.

11 trouve de la mort les limbes sépulcrales; On le croit au tombeau descendu pour toujours. Tout se tait, mais bientôt des clartés triomphales

L'ont proclamé vivant comme après les trois jours.

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