LA PATRIE
L'océan de la vie aux plages ignorées Emporte notre barque; oublions sans retour Les solstices brûlants et les moissons dorées, La saison de l'orage et celle de l'amour.
Non, ce n'est plus l'été, car les cimes blanchissent; Tout se fait immobile et calme autour de nous : Les battement& du cœur, les sens se refroidissent, Les flots sont apaisés et les xéphyrs plus doux.
Nous arrivons ensemble à la. terre promise.
C'est le moment d*aimer, donnez-moi votre main I
En approchant du ciel, l'homme se divinise,
11 ne croit plus au mal et plus au lendemain.
Le flot meurt par degré comme un dernier coup d'aile, La mer est devenue un miroir transparent; Le Seigneur la regarde et se penche vers elle. Et tet oeil immortel fixe le flux errant.
Tout devient lumineux : notre barque, nos voiles. Les ondes et nos corps, notre esprit, notre cœur; Notre amour est celui des anges, des étoiles ! Dieu nous voit, nous entrons dans la grande lueur 1 '
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