ENVOI
Pour la dernière fois, ô laissez-moi, mon livre, Rassembler vos feuillets, par mes larmes flétris; Au souffle du ciel je vous livre,
Qu*il vous emporte vers Paris!
Je comprends maintenant cesplaintes d*un grand homme,
Du fond d'un sombre exil disant en son émoi : « Mon livre, vous irez à Rome i ^ « Hélas! et vous irez sans moi! »
Arrivez à Paris, ô pages ignorées, A l'heure où l'hirondelle annonce le printemps, Touchez ses rives adorées
Et mes souvenirs palpitants !
Partez, doux messager d'amour et de tendresse I Je sens en vous quittant tout mon cœur se briser.
Oh! de ma lèvre qui vous presse, Recevez le dernier baiser !
Un instant laissez-mot vous retenir encore,
Encor vous regarder, encor vous parcourir !
Serez-vous heureux? Je l'ii^nore!
Vous allez naître, et moi mourir 1