KYRIE ELEISON
Mon âme submergée en 'des flots de'tendresse ' Craint cette mort brûlante. Ouvrez, ouvrez vos bras,
Seigneur! vers vous je crie et toujours et sans cesse, Mais dans vos cieux profonds vous ne m'entendiez pas 1
Lorsqu'il est près de moi, pendant ses longues fièvres, Je lui montre un sourire, où mon cœur et mes lèvres Cherchent à l'abuser par leur calme imposant. Mais lorsqu'il m'a quittée, hélas! en m'accusant,
Sans haleine, sans voix, par la lutte brisée, Seigneur, à vos genoux, je me couche épuisée 1
Dans larène autrefois, quand les chrétiens vainqueurs Tombaient fiers et sanglants, vous éleviez leurs cœurs Jusqu'au plus haut des cîeux ! Par un revers étrange, Lorsque mon front altier veut lui donner le change, Mon cœur glisse et me fuit! Croyez- vous que toujours Je resterai debout sans appui» ni secours?
Quand l'arbre est consumé, combien dure une écorce?
Ne connaissez«vous plus ni Tâme ni sa force?
Oh t qu'ils sont loins ces jours où le berger lutteur Osait se mesurer à votre ange, Seigneur I