‹ Après la mort: révélation des mystères d'outre-tombe. Solution scientifiqueChapitre 12 sur 75 · LA NATURE ET LA SCIENOB · texte numérisé non relu

LA NATURE ET LA SCIENOB

res spéculations auxquelles on ne saurait attribuer plus d'importance qu'on n'en prête à cet ordre d'idées.

Notre époque, fatiguée des rêveries de l'imagination, des théories et des systèmes préconçus, , adverse dans le*scepticisme. ;Devant toute affirmation, elle réclame des preuves. Le raisonnement le plus logique ne lui suffit plus. Il faut des faits, des faits sensibles, directement observés, pour dissiper le doute. Et ce doute s'explique. Il est la conséquence fatale de l'abus des légendes, des fictions, des doctrines erronées, au murmure desquelles l'humanité a été bercée pendant des siècles . En s 'instruisant, l'homme, de crédule, est devenu sceptique, et chaque théorie nouvelle est accueillie avec défiance, sinon avec hostilité.

Ne nous plaignons pas de cet état d'esprit, qui n'est, après tout, qu'un inconscient hommage rendu par la pensée humaine à la vérité. La philosophie des existences successives n'a qu'à y gagner, car, loin d'être un système fantaisiste de plus, elle s'appuie sur un ensemble imposant de faits, établis par des preuves expérimentales et des témoignages universels. C'est à ces faits que nous consacrerons la troisième partie de cet ouvrage.

La marche de la science, en ses étapes sans nombre, est comparable à une ascension dans

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observations s'est étendu. Grâce à l'invention dn télescope, l'homine a pu explorer les cieux et comparer le globe chétif qu'il habite aux géants de l'espace.

Plus récemment, l'invention du microscope nous a ouvert un autre infini. Partout, autour de nous, dans les airs, dans les eaux, invisibles à nos faibles yeux, des myriades d'êtres pullulent, s'agitent en tourbillons effrayants. L'étude de la constitution moléculaire des corps est devenue possible , Nous avons reconnu que les globules du saag, les tissus et les cellules du corps humain sont peuplés de parasites animés, d'infusoires, an détriment desquels d'autres parasites ■vivent encore. Nul ne peut dire où s'arrête le flot de la vie.

La science progresse et grandit, et la pensée, enhardie, s'élève vers de nouveaux horizons. Mais qu'il semble léger le bagage de nos connaissances, lorsqu'on le compare à ce qui nous reste à apprendre. L'esprit humain a des bornes, la nature n'en a pas. « Avec ce que nous ignorons des lois universelles, a dit Faraday, on pourrait créer te Monde. » Nos sens- grossiers nous laissent vivre au milieud'nn océan de merveilles sans les soupçonner, comme des aveugles baignés dans des torrents de lumière.

^ XVI. — Matière et Force. Principe unique

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