‹ Après la mort: révélation des mystères d'outre-tombe. Solution scientifiqueChapitre 49 sur 75 · XXXIX. — Justice, Solidarité, Responsabilité · texte numérisé non relu

XXXIX. — Justice, Solidarité, Responsabilité

Tout s'enchaîne et se lie dans Punivers, au moral comme au physique, nous disent les Esprits. Dans l'ordre des faits, du plus simple au plus complexe, tout est réglé par une loi ; chaque effet se rapporte à une cause et chaque cause engendre un effet identique à elle-même. De là dans le domaine moral, le principe de justice, la sanction du bien et du mal, la loi distributire, qui rend à chacun selon ses œuvres. Comme les nuées formées par la vaporisation solaire retombent fatalement en pluie sur le sol, de même les conséquences des actes accomplis retombent sur leurs auteurs. Chacun de ces actes, chacune des volitions de notre pensée, suivant la force d'impulsion qui lui est imprimée, accomplit son évolution pour revenir avec ses effets, bons ou mauvais, vers la source qui les a produits. Ainsi les peines et les récompenses se répartissent sur les individus par le jeu naturel des choses. Lé mal comme le bien, tout revient à son point de départ en raison de l'affinité de substance. Il est des fautes qui produisent leurs effets dans le cours même de la vie terrestre. Il en est d'autres, plus graves, dont les conséquences se font sentir seulement dans la vie spirituelle et parfois même dans les incarnations ultérieures.

La peine du talion n'a rien d'absolu. Il n'en est pas moins vrai que les passions et les méfaits de l'homme amènent des résultats toujours iden-

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tiques, auxquels il ne saurait se soustraire. L'orgueilleux se prépare un avenir d'humiliation, l'égoïste crée autour de lui le vide et PindiAFérence, et de dures privations attendent les sensuels. C'est là la punition inévitable, le remède efficace qui guériront le mal dans sa cause. Ils s'accomplissent d'eux-mêmes, sans qu'aucun être ait à se constituer bourreau de ses semblables.

Le repentir, un ardent appel à la miséricorde divine, en nous mettant en communication avec les puissances supérieures, peuvent nous procurer la force nécessaire pour parcourir la voie douloureuse, le chemin d'épreuves que notre passé nous trace ; mais en dehors de l'expiation, rien ne saurait effacer nos torts. La souffrance, cette grande éducatrice, peut seule nous réhabiliter.

La loi de justice n'est donc que le fonctionnement de l'ordre moral universel, et les peines, les châtiments, nous représentent la réaction de là nature outragée et violentée dans ses principes éternels. Les forces de l'Univers sont soli daires, se répercutent et vibrent à l'unisson. Toute puissance morale réagit sur celui qui la viole, proportionnellement à son mode d'action. Dieu ne frappe personne. Il laisse au temps le soin de faire découler les effets de leur cause. L'homme est donc son propre justicier, car, suivant l'usage ou l'abus qu'il fait de sa liberté, il

se rend heureux ou malheureux. Le résultat de ses actes se fait parfois attendre. Nous voyons en ce monde des coupables bâillonner leur conscience, se rire des lois, vivre et mourir honorés. Par contre, que d'honnêtes gens poursuivis par l'adversité et la calomnie. De là, la nécessité des vies à venir, au cours desquelles le priacipe dejustice trouve son application et l'état moral de Têtre, son équilibre. Sans ce complément nécessaire, l'existence actuelle n'aurait pas de sens, et presque tous nos actes seraient dépourvus de sanction .

En réalité , l'ignorance est le mal souverain, d'oii découlent tous les autres maux. Si l'homme voyait distinctement la conséquence de ses agissements, sa conduite serait différente. Connaissant la loi morale et son application inéluctable, il ne chercherait pas plus à la violer qu'à résister à la loi de pesanteur ou à toute autre loi physique.

Ces aperçus nouveaux viennent encore fortifier les liens qui nous unissent aux membres de la grande famille des âmes. Incarnées ou désincarnées, toutes les âmes sont sœurs. Enfantées par leur grande mère Nature, par leur père commun qui est Dieu, elles poursuivent des destinées analogues . Tous les Esprits se doivent un mutuel secours. Tour à tour protégés et protecteurs, ils s'entr'aident dans leur marche, et, par

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