‹ Après la pendaison de Riel [microforme]Chapitre 4 sur 4 · IR SA S · texte numérisé non relu

IR SA S

Donc, la guerre, la discorde et la maladie.

De ces trois éléments, il ne pouvait résulter que la misère, et personne ne fut étonné de voir bientôt de grandes maisons faire faiilite, les ateliers se fermer et les voleurs devenir plus nombreux.

L'atelier fermé, c'est le père sans ouvrage, la maison sans pain, l’âtre sans feu, c'est le terrible cri : J'ai faim.

Alors les mauvais conseils arrivent, et parfois on les suit.

Les prisons regorgent, les lieux où le vice se vend sont ouverts à tout venant. Il faut manger !

Cependant, au cri terrible de la faim, de saintes filles vont par la neige, le froid et le vent, frapper à à la porte de la maison désolée. C’est la Providence qui envoie ses anges porter du pain et du bois à la famille en pleurs.

Les Sœurs de Charité veillent partout.

Mais la misère est si grande, elles ne peuvent suffire à la tâche.

Où donc est ta promesse, vieil an, qui nous avais dit que le pain ne manquerait pas ?

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