‹ Apres La Pluie Le Beau TempsChapitre 18 sur 52 · TOUS · texte numérisé non relu

TOUS

C'est cela, appelons Rame.

— ■ Rame, Rame! » se mirent-ils à crier tous ensemble.

Rame parut.

« Quoi vouloir à Rame? Petite Maîtresse demander Rame?

Viens, viens, mon bon Rame; aide-nous à jouer. Jacques Vest\ nous allons nous cacher dans le bois et les massifs et tu aideras Jacques à nous attraper.

RAME

Moi content aider Moussu Jacques ; moi courir fort. »

Louis, Georges, Hélène et Geneviève allèrent se cacher. Ils donnèrent le signal ; Jacques et Rame partirent ; bientôt on entendit des cris et des rires retentir dans le bois ; on vit Jacques et Rame poursuivre leur gibier dans la prairie, puis rentrer dans le bois. Geneviève et Hélène, un peu favorisées par Rame, atteignirent le but. La poursuite dura longtemps pour les garçons; enfin Jacques réussit à saisir Louis pendant que Rame ramenait son prisonnier Georges.

Ils recommencèrent plusieurs fois ce jeu si amusant à la campagne quand il y a des prairies et des bois. L'heure les força de finir; M. Dormère appelait Georges et Jacques pour faire leurs préparatifs de départ. La voiture était avancée.

Ils rentrèrent haletants et fatigués; Mlle Primerose conseilla un ou deux petits verres de malaga ou de frontignan muscat avec des biscuits.

« Cela vous empêchera de prendre froid », ditelle.

Le conseil fut trouvé excellent; chacun trempa deux ou trois biscuits dans les petits verres, qui pour les garçons furent remplis deux fois.

Ils se dirent tous adieu, Jacques avec un regret

partage par Geneviève et ses amis, car il devait passer les vacances chez ses parents. Les adieux de Georges furent plus gracieux que d'habitude; il les embrassa tous, y compris Mlle Primerose, et il daigna même faire un signe de tête à Rame. La voiture partit; Geneviève et ses amis rentrèrent pour se reposer jusqu'au dîner ; ils jouèrent à des jeux tranquilles; ils dînèrent de bon appétit. A huit heures, la voiture de Mme de Saint-Aimar vint prendre ses enfants avec leur bonne ; et Geneviève reprit le lendemain sa vie paisible et occupée.

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