ACTE I, SCÈNE IX
GUILLAUME
G est que toi... (Derrière James, inadt-ime Aloy fait vers Guillaume un geste suppliant.) Enfin, c'est bon, c'est bon... (Il fait quelques pas, revient à James, et, posément.)
James, il faut que nous en finissions, et, sur l'heure. Ecoute. Lorsqu'elle nous est arrivée de sa ïouraine, ta petite cousine Henriette t'a tout bonnement charmé. Vous seriez mariés, depuis beau jour, sans la mort de madame Mantyn- Fleurion. Puis, brusquement, tu changes. Tu changes du tout au tout. Tu deviens... bizarre. L'on t'interroge et, sans hésiter, tu réponds : neurasthénie.
JAMES
Pardon, je...
GUILLAUME, avec brus(juerie.
Mais tais-toi donc! (James, impatienté, se rencoyne.)
(lette neurasthénie, seule pouvait la guérir une croisière de trois mois. Parti, tu as reculé ton retour jusqu'à tripler la durée du voyage. C'est au commencement du mois d'août, il y a six semaines, que tu asenlin débarqué à Cherbourg!... Eh bien! James, le moindre délai nouveau, à
APBES MOI
quoi je me prête, chargerait ma conscience. Et comme...
JAMES
Enfin, si je n'aime pas Henriette?... Et c'est ainsi! J'ai cru que je l'aimerais et puis... non!
GUILLAUME
Oh! mais tant pis!... Oui, oui, oui, tant pis!... Trop tard !
JAMES, avec humeur.
Cependant ! . . .
GUILLAUME, f/ue I;i colère prend.
Cependant?... Cependant quoi?... Ah çà ! tu perds le sens? Alors, ton caprice et tes nerfs te délieraient d'une obligation, la plus pressante, la plus respectable!... Il se moque de nous, je présume! En somme, tu es las de mademoiselle Mantyn-Fleurion et tu voudrais la remercier! Mais, absolument! Et pourquoi, mon Dieu? C'est le plus beau ! Pour te livrer à ta folie de croisières.