ACTE II, SCÈNE II
me valoir, cependant, votre miséricordieuse indulgence. Ah ! considérez les heures qui avancent sur moi !... Mon amie, donnez-moi la main.
Non, Guillaume, je ne peux pas vous donner la main.
Oh !
GUILLAUME, tJnuloureuxement.
MADAME ALOV.
Non, car je ne me sens pour vous aucune indulgence... Voyez-vous, Guillaume, il y a des choses qui sont très mal et puis, il y a des choses qui sont j:)ires, qui sont... qui ne sont pas bien. Uh ! c'est pauvrement dit, mais vous devez me comprendre, vous qui donniez de si belles leçons. Ce n'est pas bien d'avoir risqué /eur argent, perdu leur argent... Et j'ai attentivement écouté votre récit. Vous les avez ruinés par vanité et par obstination... C'est très laid!... Pourtant, si j'étais la seule à pâtir, ah ! je vous assure que mon attitude serait dillérente. Je suis une vieille femme... Mais eux, mes pauvres petits, qui
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commencent l'existence... ce grand garçon que nous avons élevé ensemble et à qui vous n'avez même pas appris le métier des affaires... Et ma fille... ma pauvre petite Louise, elle est jeune, et jolie, elle aime la vie et elle a des enfants, et son mari ne possède pas la moindre fortune... Mais votre orgueil ne s'est pas inquiété de ces détails !... 11 y a aussi votre femme. Que vatelle devenir, Irène?... Oh!... Non, Guillaume, je ne vous donne pas la main.
(Giiillnume (ail un yesle navré, puis il ouvre la parle à madame Aloy qu'il salue profondément. Elle incline à peine la tête et sort.)