‹ Après moi; pièce en trois actesChapitre 63 sur 116 · ACTE II, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE II

convaincu, du reste, que votre fils ne s'enfermera pas davantage dans son refus. Il vous chérit, et mes fautes lui créent un devoir nouveau et trop grave, sacré... Quant à l'amour éperdu de cette petite, votre malheur ne peut que l'exalter... Ah ! j'aurais tant voulu que les fiançailles fussent chose établie avant. . . avant tout ce fracas ! . . . C'est pourquoi, ce soir, j'ai pressé James si rudement... Car je ne pensais en la circonstance qu'à vous autres, bien entendu!... Encore un coup, moi, rien ne peut me sauver. Trop tard!... Et d'ailleurs il n'en est plus question. Eh bien ! Germaine, que vous semble-t-il de mon plan?... Vous le suivrez, vous l'imposerez?... N'est-ce pas?

MADAME ALOY

J'ai pris bonne note de vos paroles, de vos avis et je discuterai toutes choses avec mes enfants.

GUILLAUME

Je vous supplie d'être plus affirmative. Si accablants que soient mes torts, accordez-moi de sentir que vous ferez prévaloir ce parti, le meilleur, le seul!

MADAME ALOY

Je VOUS répète (|ue je causerai avec mes enfants de nos atïaircs.

GUILLAUMt:.

Vous avez raison. Excusez-moi.

MADAME ALOY

C'est tout ?

GUILLAUME

C est tout. (Madame Aloy s'est levée, ;i fait un pas vers

la porte.) Germaine !... Ne me quittez pas ainsi !... Je suis un grand coupable, mais pas d'intention. J'aurais été si heureux, si fier de vous enrichir tous! C'était mon but... Pouvez-vous me croire encore ?

RLVDAME ALOY.

Je vous crois.

GUILL.\UME

Eh bien, cela, qui n'est pas une excuse, peut

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