ACTE II, SCÈNE III
FRIEDIGER.
Assez, Guillaume!... Assez!... Tu me fais du mal... C'est vrai, du mal! Depuis trois semaines, depuis que tu m'as révélé l'état de tes affaires, je ne tiens plus debout... j'en ai la fièvre!... Et à présent... non, vraiment, tu... tu me casses...
GUILLAUME
Oui, tu m'aimes bien. Tu es un cher garçon... Seulement, mon vieux camarade, pas de faiblesse! J'ai besoin de toi encore.
FRIEDIGER, véhément.
Et tu crois que je te laisserai commettre ce crime?
Etienne, ne jetons pas les paroles! Tu ne gagneras rien sur moi. Tu sais l'homme que je suis.
FRIEDIGER.
Tu me permettras...
GUILLAUME
Et j'ai des choses à to dire, tellement graves. Tellement!
FHIEDIGER.
Je te demande ceci : pourquoi veux-tu mourir?
GUILLAUME, nerveux.
Mon ami, le moyen de vivre ? Ce qui m'attend, tu ne l'ignores pas.
FRIEDIGER.
Veux- tu me prêter cinq minutes d'attention !
GUILLAUME
Non ! .
FRIEDIGER.
Je t'en conjure!