‹ Après moi; pièce en trois actesChapitre 67 sur 116 · ACTE II, SCÈNE III i · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE III i

Non, non, non!... C'est moi qui ai droit à de l'attention. C'est moi qu'il faut que l'on ménage ! Je n'écouterai pas un mot!

FRIEDIGER, violemment.

Eh bien! c'est ce qui te trompe, nom de Dieu! Tu m'écouteras!

GUILLAUME

Tu perds la tête ?

FRIEDIGER.

Inutile de prendre ton grand air! Je te délie de m'en imposer! Si tu souhaitais du silence ou de l'encouragement, il fallait t'adresser à un autre.

GUILLAUME, crispé.

Mon Dieu, mon Dieu!...

FRIEDIGÇR.

Mon Guillaume, tu oublies... Tu oublies que nous sommes des amis de... je ne me rappelle

plus, moi!... de quarante ans. Ça remonte au collège... Et tu es mon bienfaiteur, je te dois tout, absolument tout...

GUILLAUME

Oh!...

Enfin, tu m'es plus cher qu'un frère tendrement aimé, et tu veux que...

GUILLAUME

Bien, bien! Je me résigne. Parle. Dévide tout ce que je sais si bien. Puis-je le dire à ta place?... Seulement, abrégeons, Etienne, abrégeons. Il ne faut pas trop réclamer de mes nerfs.

FRIEDIGER.

Oui, mais calme-toi. A quoi sert de nous colleter ainsi?... Discutons posément. Hier matin, j'ai vu le ministre...

GUILLAUME

Tu m'as raconté votre entretien par deux fois !

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