ACTE II, SCÈNE III
GUILLAUME, qui, doucement, pousse Friediger vers la porte de droite.
Pas un seul !
FRIEDIGER.
Demain...
GUILLAUME
Cette nuit!... Je suis à bout d'impassibilité... Cette nuit. Allons, mon vieux!...
FRIEDIGER, qui se cache la figure.
Guillaume, c'est horrible!
GUILLAUME
Oui, parbleu, c'est horrible! c'est une horreur sans nom... Il y a, là-dessous, du froid plus froid que la mort qui va venir... J'ai peur, Etienne, j'ai la frousse!... Alors, laisse-moi! Fiche le camp! Je t'en supplie... (Frappanidu pied.) Ou plutôt j'ordonne! Cette fois, j'ordonne. Viens m'embrasser et après je t'ordonne de sortir! Viens
Ltienne... (il ouvre les bra."! à Friedifjer ([iii, sur l'épaule de son ami éclate en sanglots. Guillaume se dégage et dit entre
ses dents:) Non... lin peu de pitié, sacristi!... Eli bien! et moi?... et moi?...
FRIEDIGER.
Adieu, Guillaume ! Tu fais de moi un criminel ! En t'obéissant, je t'assassine. I
GUILLAUME
Pas du touti Tu es grand et je te remercie. Tu m'aides à mourir. Va!... Va donc !