‹ Après moi; pièce en trois actesChapitre 87 sur 116 · ACTE II, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE IV

GUILLAUME

Quelle insanité nouvelle...

IRÈNE

A votre fausse grandeur, jour par jour, j'ai livré ma jeunesse.

GUILLAUME, uvec t'clut.

Oh! oh!...

(Exaspéré, il s'éloigne de quelques pas.) IRÈNE.

Ah! oui, vous ne comprenez pas! Vous ne comprenez pas l'immensité et, pour moi, l'atrocité de ce petit mot : ma jeunesse... ma jeunesse perdue?... Allez, je me suis appliqué une mort aussi épouvantable, au moins, que celle que vous brandissez!... La jeunesse d'une femme, c'est... c'est contenu dans sa vie et c'est plus grand, bien plus grand que toute sa vie!... Cette jeunesse, ce don trop merveilleux, tragique, j'en avais pris la terreur! Je n'en voulais pas... .Je

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bousculais mon existence! Je m'en allais vite, si vite et tout droit, sans prêter attention, sans tourner la tête... Pauvre femme imbécile, j'étais

impatiente d'être vieille!.. (Un ricanemeid de Guillaume.) Je dis la vérité! Pendant les mois que je viens de vivre, dans du tourment, dans le noir, je me répétais sans cesse : « Un peu de courage, encore! Encore deux ou trois ans de courage et ce sera fini, je serai sauvée, je serai une créature sans âme... Courage! Tuons, tuons les derniers jours de rêve, de grâce et d'espoir! » Imbécile!... Oui, j'ai un amant! Mon pauvre amant, pour la pendre à son cou, ah! que je revoudrais ma jeunesse trahie !

GUILLAUME

Infâme !

.le l'aime à l'adoration!

GUILLAUME, 7U1 k'i'kI Ht'uncé iiwiiafanl. (jui ««i tout, contre elle.

Si tu oses ajouter une parole...

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