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Aqueduc d'Ottawa [microforme]

MONSIEUR, —J’ai examiné, autant qu'il est possible de le faire à cette saison de l’année, l'emplacement de la Petite Chaudière comme pouvoir d’eau et station hydraulique pour l’Aqueduc d'Ottawa. L'eau. avait commencé à monter avant le début de cette exploration qui ne put être achevée qu'après que la rivière :

eût atteint sa plus grande élévation, c’est-à-dire le 20

du présent mois; 1l est vrai que, sous d’autres rapports, l’époque du bas niveau de l’eau aurait été la plus favorable à une exploration de ce genre, mais il était de la plus haute importance que la période du haut niveau fût observée, car c’est celle où, dit-on, le pouvoir d’eau eût été le plus douteux. Les explorations faites par le Gouvernement sur le canal donnent, les niveaux de la rivière sur tous les points pendant une saison particulière de l’anrée (aux dates où ces explorations ont été faites), ainsi que l'extrême élévation et le plus bas niveau de l’eau; mais comme ce pouvoir d'eau se trouve dans un rapide, dans lequel la variation entre l’eau haute et l’eau basse est plus considérable en quelques endroits que dans d’autres, la hauteur et la chute réelles entre deux points quelconques ne peuvent être constatées que par le moyen de .jaugeages simultanés. Au commencement des jaugeages, le 1er mai, la chute totale était de sept pieds et huitdixièmes, et le 20, alors que l’eau avait atteint sa plus haute élévation, la chute totale était réduite à cinq pieds et huit-dixièmes. M. James Marks, gardien d’estacades à l'emploi des propriétaires de moulins, qui est la meilleure autorité à consulter sur cette. partie de la rivière, dit qu’il y a deux ans l’eau dépassait presque

de la hanteur du genou certaines jetées situées à la chute de la Petite Ghaudière et qui cette année étaient, à eau haute, d'environ 18 pouces au-dessus du plus haut niveau atteint. (Cela donnerait une augmentation .d’à peu près trois pieds au plus haut niveau atteint cette année à la chute; et d’après la proportion établie par les jaugeages de cette année—qui est une élévation d'environ un pied dix pouces au-dessous de la Petite Chaudière pou: chaque pied d’élévation au-dessus, ou une proportion de 1-80 à 1-00—la chute totale pendant lé plus haut degré de l’eau serait réduite à 8:46, où un peu moins de 84 pieds; mais comme le niveau actuel de hauteur serait augmenté par la constrüction d'un barrage et l'entassenrent d'eau qu'il produirasit sur la rive, il n’est pas probable que, à moins que ce ne fût par d'autres causes, la hauteur serait réduite au-dessous du niveau d'opération.

M. MacCormick, qui occupait le moulin autrefois éh opération en cet endroit, dit que l'extrême amplitude de l’éau wu pied est de dix pieds, et que pendant près de six semaines il n'a pu faire fonctionner son moulin à cause de l'eau amassée en arrière. Cependant, comie son barrage n'était pas élevé au-dessus des hautes eaux, il w’avait pas la pleine hauteur disponible ou différentielle. Pendant les trois premières semaïnes du : mois de mai jusqu’à ce qu'elle eût atteint son plus haut point d'élévation, la crue n'a été que de 44 pieds au pied ot 24 à la chute. L'eau avait haussé de un pied et pius avant que les jaugeages fussent commencés ; mais avec cette augnrentation il est évident que l’inondation de cette année n'a pas été sérieuse, et en l'absence de jaugeages exacts il est impossible d'en venir à connaître on niveaux relatifs par lesquels on puisse déterminer la valeur exacte du pouvoir d’eau au plus haut niveau connu. Mais comme l'approvisionnement d’eau est plus considérable quand la hauteur est moindre, tant qu'on pourra conserver ühe hauteur constante de quatre

ieds et plus, le pouvoir ne manquera pas. Ici cépen-

, dant le pouvoir laissera à désirer, par le fait que les roues seront submergées au-dessous du niveau d'écouleinent, et qu'il faudra des chambres imperméables

pour les roues, ainsi que des roues et pompes auxiliaires pour les rendre accessibles. De plus, yA il y a possibilité de réduire la hauteur au nt le P us has d'opération, dans une rivière comme celle-ci dans.]s quelle il y a tant de billots flottants, et des îles, jetées, barrages et, estacades en aval, une suspension tem

raire causée par l’eau amassée est une possibilité, sinon

. une probabilité, et, en l'absence d’un approvisionpe-

ment suffisant dans les réservoirs de haut niveau, ou d'un pouvoir à vapeur, elle causerait une grande cal. mité.

Le 20 Mai. tandis. que la chute totale, à la Font Chaudière, était moins de six pieds, elle avait afttein près de trente pieds à la Grande Chaudière. |

On ne peut se servir de la chute de la Petite Chaudière qu'au moyen d'un épi-éperon, de près d'un mille de longueur, placé dans les rapides et qui serait permanent et substantiel ; tandis qu’à la Grande Chan: dière un barrage naturel de rocs solides met les ouyra ges à l'abri des dégats possibles. Le coursier de la Petite Chaudière (à moins qu'il ne soit prolongé qu'à la Baïe de Thomson, en amont des Remiques) s’alimente pendant l’hiver de l’eau qui reste à découvert en aval des Remiques, laquelle est une véritable manufacturé de frasil ou glace à l’ancre, le plus grand ennemi du pouvoir d'eau. ”

M. MacCormick dit que cette glace est chassée sgy la rive sud pendant l'hiver; que son coursier peu profond en a été encombré et que pour cette cause il a êté arrêté pendant six semaines de l’hiver. Le fait que le frasil se forme très rapidement durant les plus grands froids (quand le vent souffle du nord et pousse cétté glace sur la rive sud) vient à l'appui de l’assertion de M. MacCormick. :

À 1a Grande Chaudière les coursiers s’alimenteraient de la Baie Nepean qui est toujours congelée et ne seraient exposés qu’à des monceaux Spa épars qui trouveraient leur issue sous la glace. M. Marks déctére que toute la glace de la Petite Chaudière s'arrêté sur un récif à mi-chemin en descendant, —et quand ceci arrive, la Baie Nepean s’alimente d’un chenal situé ef

dehors des îles, chenal qui, dit-il, n'apporte jamais de frasil. La permanence du pouvoir d’eau pendant l'hiver sur l’île Victoria (à la fonderie et au moulin à farine) démontre qu’un peu de frasil provient de cette Baie ; et en faisant, il y a trois ans, des sondages à travers la glace comme exploration préliminaire on n’en a pas trouvé. Cette estimation comparative du frasil aux deux endroits est nécessairement plus ou moins spéculative et dépend de preuves directes et circonstanciées ; mais elle est assurément la plus importante considération qui ait rapport au choix du pouvoir ‘eau.

A la Petite Chaudière les pompes seraient de plus d’un mille et demi plus éloignées du centre de distri-buuon que si elles étaient situées au pont de Pooley. Cette partie de la pompe hydraulique, se trouvant placée dans un terrain bas, sera exposée à la plus forte

pression, et n'ayant aucune aide des plus granes tuyaux a

de distribution, devra être elle-même de la plus grande dimension possible, —parce que, en l'absence d’un réservoir de haute pression, il faudra que les pompes, durant un incendie, envoient la plus grande quantité d’eau dans le plus court espace de temps.

: Pour empêcher une trop grande accumulation de pression ainsi que pour prendre des précautions pour l'avenir et éviter une duplication hâtive, le grand conduit, jusqu’à ce qu'il atteigne un point où il puisse être soulagé par sa liaison avec la distribution générale, doit avoir de bonnes dimensions.

Au Pont de Pooley un petit tuyau aspirant atteindra, sous une pression réduite, le haut sol où il se reliera avec les sous-conduits de distribution. Un conduit plus petit et plus fort, dont la duplication, quand cela deviendrait nécessaire, serait comparativement facile, peut être employé ici.

Pour faire un pouvoir d’eau à la Petite Chaudière, il faut faire une jetée substantielle qui s’étendrait à environ 2,400 pieds en montant le courant, et dépasserait le plus haut niveau de l’eau à la chute, laissant de l'eau morte dans le réservoir.

L'ancienne jetée n’était pas construite sur ce prin-

cipe, de sorte que le plein niveau de la hauteur n'était pas amené au pied de la Petite Chaudière, et c'est une desraisons pour lesquelles le moulin qui s’y trouvait autrefois ne pouvait pas fonctionner quand Veau était haute. Cette jetée, ou épi-éperon, assurerait la pleine hauteur différentielle, à eau hante: et pendant, les basses eaux de l'automne et de l'hiver, il faudrait creuser un chenal dans le lit rocailleux de la rivière. Je prends pour cela la même profondeur (se pieds à eau basse) que pour les pouvoirs d’eau de la Grande Chaudière, et j'en ai donné les raisons: au long dans mon rapport préliminaire il ÿ a trois ans, La hauteur étant d'autant moindre, il faudra un chenal d'autant plus a Petite Chaudière, car il faut qu'il passe une quantité d'eau beaucoup .plus considérable pour ARE, Gr même pouvoir. Il serait très désirable guon pût sans danger donner au chenal moins de profondeur et une plus grande largeur, parceque la profondeur de dix pieds étant plus considérable que la chute totale en toutes saisons, l’excayation irait au-dessous du niveau d'écoulement, et l’on ne pourrait pas obtenir cette profondeur sans recourir à la pompe. Il est douteux que l’on puisse avoir ici une profondeur d’excavation admissible pour notre dessein sans recourir à la pompe, à moins que l’excävation soit restreinte à une courte partie de l’année. | F En obtehant la même étendue sectionnelle d’eau, l'importance de profondeur, au lieu de largeur, est plus considérable à la Petite Chaudière qu'à la Grande, parce que, s’alimentant d’un rapide, la formation et l'écoulement des barrages de glace sur les récifs en aval produisent une fluctuation de niveau dans le réservoir, —amenant quelques fois au plus, bas point la glace qui s'attache alors fermement à ses bords, puis par l'effet des jaillissements du rapide s'élèvent d’une manière assez soudaine pour déborder et épaissir le manteau, du réservoir que forment les neiges et les | Un bassin d’eau morte situé à la

artificiel plus étroit et moins profond qui forme le

coursier ; maïs il nY a d’autré remède À ce ro tent de la surface de glace dans de telles positions que ar dés précautions préliminaires dans la pr

faut aussi faire la part de notre expérience restreinte où dé nos renseignements imparfaitssur les plus hauts et plus bas ment parce qué toutés nos rivières ont dépassé en buissant les plus bassés estimations.

Dans ce cas l’approvisionnementi d'hiver viendreit pi Perri(e pr le chenal creusé. car la glace se for. mérait jusqu'au roc du fond sur les côtés de ce chenal.

Lu possibilité d'obstacles formés par la glace est beaucoup plus sérieuse que celle qu'éccasionneraient les hautes eaux à la Petite Chaudière, car dans uh Cas l'obstriüction durerait plusieurs mois, tandis qjue . dd l’autre ce ne serait qu’une affaire de

À que jours ou de quelques heures; et la seule considération qui devroit engager à réduite la profondeur ici, à cause du besoin d'écoulement, c'est. qu'on pourrait ensuite augmenter la hautent en la prolongeant au-desstis des Rémiques, et l'on fait que ceci est pécuniairement praticable. Mais, dns l'Etat actuel de la auestion, on devrait augmenter considérablement la largeur du cheñal à moins qu’on né Jui donne sa pleine profondeur, et cette nouvelle excavation doit être farte en vue de prévenir la réduction du pouvoir des pompes. Le pouvoir d’eau de Ia Petite Chaudiète coûterait #105,000, comme suit :

LA Ter A PE TPE D 79 EE ,000

10,000 verges de maçonne”au barrage, Ps LA PSP EN OPET PTE EC TRE ,000 Coffrage, ventelles, cric, etc... 15,000 #105,600

Le coût de 8,800 pieds supplémentaires du grand conduit sera d'à peu près $#50,000.

Indépendamment de lPachat de la propriété {on demande #25,000 pour Ia propriété de 100 âcres à la

ER

EE

Petite Chaudière, ce qui est certainement plus que la valeur de la p:oprit*é requise pour le pouvoir d'eau de la Grande Chaudière), le prix de !a première serait à peu près double de celui de la seconde :-—ssns donner aucune voleur au su:plus de maiériel creusé 8 la

: Garde Chandièe, dont l’ensezble, à cause de sa po-

sition, Pau as è la plus grande partie du coût d'excavation r fins de consiruction et de nivellement. Je ne fais pas entrer en ligne de comnte la mécan‘que, les consiructions et la distribuiion, pareeque ce sont des calculs qui entrent dans tons les plans.

Les principaux et je crois les setls arguments en faveur de la Petite Chaudière comme station hydrau- Hque sont son ‘snlemement e: ia supériorité probable de son euu sbus le ranport de ‘a pureté, On a une reitaine importance à la question de l'isolement en raison de ce qui a eu lieu à Ühicago où l'Aqueunc a souffert partiel'ement de la corflagration générole. Il y a une machine placée duns une maïson entourée d'ouvrages en bois, dout Va protection re sur so propre ionctionnemen:, et qui n'ayant évidemment pas été préparée contre un pareil incendie, a subi quelques Ée Ap maïs ‘ci, indépendamment d’une construction à l'épreuve du feu, toutes les parties essentielles de la machine peuvent ètre sous le niveau de hauteur, et submergées sans l’aide du mécanisme de la hauteur de la rivière seulement, outre que son propre pouvoir serait disponible, en cas d’an feu comme celui dé Chi-

cago.

Si l'on construisait un bon bâtiment, il n’est pas probable que la machine subirait des interruptions, si toute la cité était en flammes et Jes employés chassés de leurs postes ou suffoqués. La machine fonctionne d'elle-même une fois qu’elle est mise en mouvement, et peut être protégée contre les effets de la plus grande chaleur possible à laquelle peuvent l’exposer les feux environnants. |

Quant à la qualité de l'eau aux deux endroits il a une chûte dans la rivière, entre le pied la Petite Chaudière et de la Baie Nepean, produisant un fort courant; et la même eau pourrait

être, obtenue au point plus bas comme, à celui. plus haut, peut-être un quart d'heure plus tard.. En traversant le mille d’intervale à mi-chenal, il n’est pas probable que sa qualité puisse devenir sensiblement détériorée par l'effet de l’écnulement local dans les grandes eaux à, bas de la Petite, Chaudière. Le bourbier est entouré d'eau stagnante dans laquelle il dépose ses impuretéset cela n’a pas maintenant d'effet perceptible sur le coursat en dehors. Quant à la matière délétère, telle que les vidanges et les égoûts, les Commissaires ont le pouvoir de les contrôler et ily aurait. danger, tôt ou tard, sur chacun des sites s'ils ne l’étaient pas. Le ravin du Pont Pooley offre le moyen de faire écouler toutes ces matières de Rochesterville et du District. Ouest en bas de la Chaudière et ainsi conserver la pureté de l’eau dans la Baie Nepean. | RE

Telle que comparée avec la Grende Chaudière, la Petite Chaudière est inférieure sur trois points importants d'où dépend l'efficacité des deux, Ce sont: la hauteur, le barrage, et l’obsiruction par la glace. Si la hauteur n’est pas suffisante en aucun temps,, ou si le barrage est emporté, ou si la descente du mille est arrêtée par. la glace, le pouvoir fait, défaut et les travaux deviennent inutiles. (Ces considérations, ainsi que l'augmentation du coùt de ce projet, n’ont point, été mentionnées dans mon rapport de 1869.

Sans abandonner l’immense pouvoir d’eau de la Grande Chaudière avec son barrage inébranlable et sa source. d’eau couverte, en hiver, il sera toujours praticable, de s'assurer d’un approvisionnement d’eau pure comme la Rivière Ottawa peutæen fournir, soit en divisant l’écoulément, ou en faisant descendre l’eau de plus haut pour la consommation.

J'ai l'honneur d’être, Monsieur, Votre ohéissant serviteur, QUE

THOS. C. KEËFER, “Ing. de T'Aqueduc d'O.

GR CUNNENG HAN EOR,, Secrélaire, 4 Liu ureau des Commissaires de l'Aqueduc d'Oltawa.

La FaD Of) VDO 8 ace Et 44 RAPPORT SUR LA: GRANDE CHAUDIERE, one dia Gb ab . AQUEDUC D'OTTAWA!" fred BUREAU DE T'INGÉNIEUR, ‘ dy ir + 80 Mai, 1872.

MONSIEUR, — es eg stone i Les commissaires m'ayant demandé de'faire rapport au sujet dés sites que je pourrais recommander comme pouvoir d’eau, :j'äi l'honneur de déclarér ‘que 'ans mon opinion le site du Pont Pooley estle meilleur indubitablement pour tous les bésoïins. ” RTE NE ‘Dans mon rapport préliminaire, ïl 'ÿ à trois ans, j'ai dit que dans mon opinion le site du Pont Pooley était la meilleure position ‘possible! ‘pour la ‘oue hydraulique et les pompes ; parceque le tuyau principal serait aussi court que possible et qu'il serait nécessaire de lui faire traverser lé Ravin,icomme ‘cela devra être fait de tous les autres sites à louëst, 1” . Je n'ai point alors insisté suf l'adoptitn de ce site ou tout autre, parceque le‘coût (#300,000) auquel j'étais restreint par mes instructions excluait tous'lés Chenaux artificiels sur les routes telles qué lés rues Otrégon et Queen ou le Ravin (à moins de réduire la distribution), et les seuls sités qui pouvaient être profitables pour les besoins éctiui en rapport avéc l'appropriation étaient ceux du conal de la glissoire." Dans cet endroit le pouvoir d'eau pourrait être utilisé pour les bésoins actuels et agrandi plus tard, si cela devenait ''nécessaire. | De plus, les pouvoirs d’éau, quand ils seront faits, seront également efficaces, étant alimentés par le même niveau de hauteur et se’ déchargéeant dans le même courant d’une manière pratique--et il n’était pas alors désirable de donner une importance spéciale à aucun site et d'accroîtré les difficultés dé lob: tenir. Je crois que l'expérience. des trois dernières

années passées a prouvé que cette mesures était nécessaire. |

Maintenant qu'il y a un corps en pouvoir d'agir d'une manière décisive, je n'hésite point à recommander l'adoption du site du Pont Pooley, avec un Aqueduc de la Baie Nepean à travers l'extrémité sud de Îa ‘our du dépôt du Canada Centrai de préférence au terrain baigné entre les deux chemins de fer, et cela pour les raisons suivantes :

re. Les sites des Isles Victoria et Amelia ne peuvent

être obtenus sans le consentement du Gouvernement

et la concurrence des propriétaires de moulins qui sont les bailleurs du pouvoir d’ean du Gouvernement, et il n’y a pas lieu de croire qu'on puisse obtenir l’un ou l’autre. En face de l'opposition réunie et déterminée des propriétaires du moulin, on ne peut espérer que le Gouvernement aide Ja cité en se forçant une position trop restreinte pour le pouvoir dont on se sert déjà, et s’il le faisait, la permission serait probablement accompaguée de telles restrictions et conditions que cette démarche rendrait ce site anssi dispendieux que ler autres. Je ne crois pas que cela soit à regretter. Il faudrait porter le tuyau principal à pompe sur ou au-dessous du canal de la glissoire ou des réservoirs et cela aurait probablement intercepté la navigation plus tard par cette route. |

Dans les trois années qui se sont écoulées depuis le. rapport de 1869, les SATA ont élevé le crédit de $300,000 àe $500,000, et l'augmentation et la prespérité de la cité en sont une garantie.

2me. La route de la rue Oregon, quoiqu'à meilleur marché pour l’excavation, prdmet d’être aussi coûteuse qu'aucunes autres par rapport au grand obstacle qu'implique la propriété. (Cela couperait en deux la propriété de valeur entre la boutique de forgeron d’Ahearn et la rivière en aval, et placerait les ouvrages dans le centre d’une cour de bois de construction qui les environne d'un matériel combustible.

8me. Le ravin en aval du. Pont Pooley est navigable pendant cette saison, et si on y établissait des quais des deux côtés, ce servit un lieu de chargement

oo ÉÊ©©—2—@—— ELEC

pour les bateatix—particulièrement en rapport avec une écluse aui pourrait être employée dans ce but endant la saison dé la navigation. les deux cas es sites de la tue Orégon et de l'Isle il serait nécessaire de porter la machine principale à pompe sous cette navigation, ou la placer autour et en dessous du Pont Pooley mieux ét à meilleur marché qu’en bas de la structure. Le nouvean poñht (comme le pont des Sapeurs) n’est pas, je crois, destiné au passage des cotduits de l’eau. | Il ne reste donc plus que la route de la rué Queen ui pourrait être employée aussi bien pour le site au- A du pont Pooley que celle au-dessous ét qui serait conséquéemment aussi efficace sous tous les raports que celle que j'ai recommandée de préférence. ans mon rapport préliminaire de 1869, j'ai fait connaître comme suit les objections qui existaient contre les routes par rues : ; “Il sera probablement aussi économique d'acheter “ un droit de chemin à travers la propriété privée pour “ ce canal que de se servir d'aucune des rues. L’'inter- ‘“ vention nécessaire avec la rue pendant le temps de “ la construction fera réclamer des dommages des deux “côtés ; et le coût de couvrir et de maintenir cette cou- “’érture, afin de remettre la rue dans son état d'utilité “ pourra être, comme route, la cause de plus de frais. \ Pour éviter la répétition de telles dépenses, et vu “ qu'i n’y aurait aucun moyen d'agrandir dans l’ave- “ mir sans interrompre l'approvisionnement, il serait “ hécessaire de dünner au chenal assez de pouvoir pour “ tout le temps, et comme cela occuperait la plus grande partie du chemin, il serait préférable d’acheter es propriétaires et de revendre après l'achèvement « des travaux. | Ce moyen, tout en demandant des déboursés im- “ médiats plus considérables, serait suivi de moins de “pertes à la fin. Mais, eu égard à l'intervention “ qu'un tel canal devra faire, dans l'usage du gas, “ de l’eau et des iv ui sont requis dans les rues, je “crois qu’une route par la rue est inadmissible.” Dans ce temps, 1] n’y avait pas de chemin de fer à

df

la Chaudière et la construction du Canada Central a U0 7 VJLOUEASS ES VO ei TEE Le 11) LEA TE ;

augmenté l'objection relativement à la route de la rue Queen pour l'Aqueduc, parce que cette rue est la seule qui soit près de la station, ét parce qu’elle coupe la cour de la station en deux. FL: 30

. Les deux routes des rues. Oregon et Queen passe-

raient à travers les voies publiques entré Ottawa et Hull pendant que la route recommandée est celle qui pourrait être adoptée sans la moindre intervention avec le public, etavec lé moins de dommages à la vie et à la propriété, considérant . le montant de terrassement requis. sur, toutes les routes. | EE à

La route du Ravin depuis mon rapport de 1869 est tellement devenue une “question politique” et a été si bien identifiée avec les intérêts individuels, qu’il y a certain danger qu'elle soit jugée.par le sentiment plutôt que par ses propres mérites. De plus, les apparences de cette route sont propres à inspirer le dégoût à celui qui voit et à,créer une croyance populaire qu’elle est impossible pour cette fin. "Mais réellement les ordures du Ravin ont peu de chose à faire avec la qualité de l’approvisionnement de l’eau s’écoulant des tuyaux en-dessous, ét comme la construction des travaux amènerait l'écoulement des immondices et améliorerait beaucoup cette partie de la ville, élle enlèverait un danger pestilentiel au point de vue sanitaire.

Comme j'ai démontré dans mon rapport relative- . ment à la. Petite Chaudiere, qu'il n'y a point de site plus éloigné que celui alimentant la Baie de Nepean, à la portée financière de la cité, (et aucun meilleur ou aussi bon ailleurs) la conservatiomde la pureté de cette Baie est un objet de première importance ; et les Commissaires , sont investis, des pouvoirs nécessaires pour effectuer ce projet! Cette conservation de la pureté de l’eau est également essentielle aux routes du Chenal de la Glissoire, des rues Oregon et Queen, et du Ravin. Maintenant et jusqu'à ce que nous ayons un système pour l'écoulément des égoûts pour Rochesterville, il n’y a point à en craindre d’injurieux effets si ce n’est de dépôts volontaires. Le courant qui coule à travers le chemin de, Richmond, près du chemin de fer, est

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