REV0E LITTERAIRE
Flûoî'en , ou âe Rome au DéseH , 3 vsL in-8^j par M» ÂL.EXAWDii£GuifiAL Di chez A. Levavasscurj place Vendôme.
Ce roman est historique, ce roman est pieux j et cependant la beauté de quel— ques détails , la pureté des intentions de Tauteur , la sainteté même du sujet , ne iufiisent pas pour rendre possible la lec-
(î) Nous aToni voulu faire connaître h nos jeunes lectrices li^s poéi^îcs nntt^ricures li Tislamisme. Les sept mohaVlaca jouissaient d une teUe célébrité dausTOiicnt^ii qu^ou les tenait^ dit-on, su^ pendues au-dessus du torulwau de Mahomet. Les auteurs de ces poèmes verierts sont : Amriaikciïs^ Tarafa, Zoha'îr, Ântara, Aiorou^ Hareth et LcbiiL Kous a.yonis empmnté^ aa baron d^Ëckstein (|uel- «fOÊi fragiEwns d« m tiaductïoitô «nergiqueii
ture de.^ é^n% premiers volumes a de jeunes imaginations qui doivent reiïter chastes et calmes.
Je vais tenter, mesdemoiselles, à Taide d'une notice, de vous classer les faits de manière qne vous puissiez comprendre le troisième volume de cet ouvrage ^ ear c'est celui-là seul qui juâlifié le titre j en nous raontraiit la marche visible des personnages aUanl de Rome au désert de la Thébaïde.
Le héros du roman se nomme Flaoïea* Il est fier de son origine romaine et de sa race sénatoriale* Ardent j ambitieux, vindicatif, il fut d':ibprd le courtisan de Tinfâme Héliogabale, puis Tami du sage empereur Alexandre-Sévère; ensuite , jeté dans uu cachot par ordre de Maxîmiû , Flavieii, prisonnier, attendait la mort^ déjà plusieurs patriciens avaient été iiu— mal es à Ta varice de Maximin qui s'appropriait leurs dépcïuillcSs lorsqu'une maîo îuconnue brisa les fers du jeune sénateitr.
Devenu libre, Flavien passa en Afrique auprès du vieux Gordien , qui y était proconsul; et le dernier regard que le fugitif jeta sur T Europe portait à Maxim in un défi de haine et de vengeance*
Flavien^ fidèle à sa hainC; saisit !a pre« mi ère occasioa d'exciter à la révolte le peuple de Carthage. Il tue de sa main le préteur , devant le tribunal duquel il avait élé conduit j et, agitant sou glaive sanglant, il s'écrie ; « Peuple I mort à Maximin, gloire à Gordien î gloire à sou filsj empereur de par la volonté du peuple africain! H Carthage loul eiilière répond aux cris de Flavien par : *i Gloire aux Gordiens ! )^ conteule qu elle est de donner à son iour des maîtres au monde. Vous vojez que îa scène de ce roman se passe au te m s où Tempire romain était plongé dans Tanarchie.
Un délire inoui s'était emparé des lé* gions I du sénat et du peuple I C'était à qui imposerait son clioix aux. autres. En moins d'un siècle , vingt-cinq empereurs , eu ue donnant ce litre qu*^ ceux qu^