‹ Aranéides des îles de la Réunion, Maurice et Madagascar (volume 2)Chapitre 14 sur 32 · DEUXIÈME GROUPE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME GROUPE

Les Attes de ce groupe sont plus courtes et plus trapues que les pi’ëcédentes : le corselet est épais, incline posterieurement en talus.

5* Atte variable ou blond. {Attm variabilis, Yin&on.)

(PL X, fig. 6.)

Long. : 6“”.

Aspect général : Vert bronzé foncé, avec des chevrons jaune d’or.

Corselet élevé, épais, plat, circulaire, vert noir, bordé d’une ligne jaune d’or comme un fer à cheval continu. — A sa base, une collerette de poils fauves relevés sur un plan circulaire, incliné de haut en bas.

Abdomen ovoïde, court, bombé au-dessus et sur les côtés, terminé en pointe, vert bronzé, foncé comme le corselet, avec une bande jaune d’or antérieurement ; deux points de même couleur sur le dos et trois chevrons de chaque côté. L’union du corselet et de l’abdomen a lieu entre deux arcs noirs

qui se continuent quelque temps au-dessous des bandes circulaires jaunes du corselet et de l’abdomen.

Ventre avec une bande longitudinale.

Yeux : les antérieurs insérés dans une bande rougeâtre.

Palpes blancs et hérissés.

Pattes; les antéiâenres et les postérieiu’es plus longues, aunelées de jaune.

Sur les feuilles des ai'bustes. Cette petite Ai’anéide pond des œufs assez gros, jaunâtres, enfermés dans une toile blanche, fine, soyeuse, épaisse, entre le limbe d’une ou plusieurs feuilles. Les petits en naissant sont d’un jaune blond, uniforme. A mesure qu’ils avancent en âge, on voit naître les raies d’un vert bronze foncé, d’un éclat métallicpie, ce qui advient par la chute du poil fauve doré dont ces Ai’anéides sont revêtues dans le jeune âge. Les parties où ce poil a persisté représentent les taches et les chevrons. Le corselet et l’abdomen deviennent lisses et de couleur vert bronzé brillant sous l’incidence de la lumière.

Si on rencontre cette Aranéide avec sa couleur uniforme blonde, il faut bien se garder de la prendre pour une espèce différente; on ne pourrait l’admettre tout au plus que comme une variété. Ce qui le démontre.

c’est qu’en froissant avec le doigt le dessus du thorax et de l’ahdomen, et en entraînant artificiellement la chute du poil, on produit ce changement.

C’est en raison de ces mutations, qui pourraient faire croire à l’existence de plusieurs espèces, que j’ai nommé cette petite Aranéide Attus variabilis.

fi* Atte LUGüBREr {^Attus lugiihris, Vinson.)

(PI. X, fig. 7.)

Long. : 5““.

Aspect général : Noir foncé à chevrons blancs.

Corselet noir^ un simple trait d’un blanc pur le borde supérieurement et en arrière comme un fer à cheval ou un arc très-recourbé sur les côtés et ouvert devant. Une raie blanche plus large entoure la base du corselet. Entre ces deux bandes blanches, une noire, qui occupe le plan incliné en talus du corselet postérieurement en finissant sur les côtés.

Abdomen petit, court, conique, incliné vers lapointe : il est noir, avec un arc blanc antérieurement, pareil et eu sens opposé à l’arc blanc du corselet. En dessus de l’abdomen, deux points blancs et quelques traces de chevrons hlancs, au nombre de trois environ, qui se terminent sur les côtés.

Ventre gris avec une bande longitudinale noire.

Mandibules recouvei’tes à leur insertion d’une rangée de poils blancs : elles sont noires.

Pattes noires annelées de blanc. La première notablement plus grande. Quand on veut la prendre par devant, elle recule sur les pattes de derrière, en ouvrant et en élevant celles de devant. Longueurs relatives des autres paires : 3, 2, 4.

Cet Atte offre, en noir et en blanc, les mêmes dessins (^eV Ætus 'variàbilis présente en vert et en jaune.

Sur les feuilles des arbustes, dans les jardins.

7“ Atte marron. {Attus iiigro-fuscus, Vinson.)

(PI. X, fig. 8.)

Long, : 7“™.

Aspect général : Marron foncé uniforme, avec deux lignes très-noires sur les côtés de l’abdomen. Ces lignes, parallèles d’abord, s’écartent en se prononçant davantage et finissent en zigzag.

Corselet large, court, coupé carrément en avant; circulaire sur ses bords, plat en dessus, arrondi en ferà-cheval postérieurement. Il s’incline en talus, d’un brun vineux, bien limité supérieurement, et s’insère à l’abdomen dans la même couleur. Ce corselet, en dessus et en avant, est marron foncé. Un croissant grisâti'e le circonscrit postérieurement.

Abdomen arrondi en avant, ovoïde, allongé dans son milieu et terminé en pointe : en avant de l’abdomen on trouve, dans le sens opposé au croissant gris du corselet, un croissant abdominal pareil, gris, rayé de lignes brunes et courtes, comme des bacbures. L’insertion de l’abdomen au corselet est aussi brun vineux foncé. L’abdomen en dessus est marron foncé avec deux lignes noires longitudinalement disposées : fines et parallèles en commençant près de la base de l’abdomen ^ elles s’écartent bientôt en se prononçant davantage, et se terminent en zigzag vers la fin de l’abdomen. — Appendices des filièi’es apparentes. Sur les côtés de l’abdomen, de petites raies bi’unes et grises pointillées de noir. Sous le ventre la couleur est fauve grisâtre, avec de petites lignes pointillées de brun.

Le dessous du corselet et l’insertion des pattes sont de couleur puce clair ; ces parties sont glabres et luisantes.

Les pattes sont de la même couleur puce. La ti’oisième paire paraît être la plus longue, puis la quatrième : viennent ensuite la première*, et la seconde, qui paraît être la plus courte.

Les palpes sont fauves grisâti’es, très-velus, hérissés surtout de poils nombreux et d’un jaune blanchâtre. Les yeux sont très-noirs.

Les crochets des mandibules, examinés au microscope, sont d’un rouge brun. Cette Atte se rencontre dans les lieux un peu sombres et humides.

8“ Atte de Madagascar. [Attus Madagascariensis, Vinson.)

Long. : de S™” 1/2.

Aspect général : D’un noir de jais, brillant j un petit losange blanc sur le milieu du corselet 5 cpielques raies blanches en travers sur l’abdomen.

Le corselet élevé, aussi long que l’abdomen, est l’ormé de deux parties, l’une circulaire et inclinée, qui est arrondie sur les côtés j l’autre élevée, et plane, qui supporte les yeux. Toutes sont d’un noir magniüque, à l’exception d’une tache d’un blanc pur, courte, étroite, simplement formée par quelques poils, et située sur le milieu du thorax derrière les yeux postérieurs.

L’abdomen est conique, de la même longueur que le céphalothorax (4““), il est terminé en pointe. Plus élargi près de sa base, il se relève pour s’incliner un peu vers la ligne postérieure. Sa couleur est d’un beau noir brillant, semblable au corselet : on trouve sur le sommet de l’abdomen, près de sa base, une petite tache transversale blanche, étroite et courte, et de chaque côté deux lignes d’un blanc pur, étroites, inter-

rompues au milieu et se correspondant comme des chevrons très-déliés.

Les yeux intermédiaires de la ligne antérieure ont un éclat verdâtre et métalliqpie. Les mandibules sont noires, anguleuses, dilatées vers leur extrémité, lapointe des crochets est rougeâtre. Les palpes sont noirs, fins et allongés.

Le dessous du corps est noir : l’insertion des pattes d’un fauve rougeâtre. Les pattes elles-mêmes sont noires, sans taches, mais tei'minées par le dernier article qui est fauve rougeâtre : la première paire est la plus robuste et la plus longue : puis la seconde : la quatrième est la plus faible.

Se trouve à Madagascar, sur le littoral et particulièrement à Tamatave, où j’ai recueilli cet attus.

9’Attede Tamatave. {^Attiis Tamatavi, Vinson.)

(PI. X, fig. 5.)

Long. : 7“”.

Aspect général : De couleur dorée ou orangé vif tirant sur le rose : les yeux noirs sur un carré brun. Haies blanches encadrées de brun, en travers sur l’abdomen.

Le céphalothorax est ovale; le corselet, incliné en arrière, monte vers la tête, qui est aplatie, carrée,

plus large posterieurement^ le corselet est couleur jaune orange, avec une jolie teinte rosée lorsque Finsecte est vivant. Derrière les yeux, au sommet du corselet, plusieurs lignes blanches, étroites, et formées de poils réguliers, partent du même point, se séparent en rayonnant, se continuent sous la forme de plusieurs lignes argentées autour de la tête et du carré oculaire, et viennent eu avant se distribuer de diverses façons sur le bandeau. — Les yeux sont isolément entourés de poils blancs comme par des cils.

L’abdomen ovoïde, aussi long que le céphalothorax, est arrondi ou légèrement aplati sur sa face supérieure 5 il se termine en pointe, il est couvert d’un duvet d’or, fin et serré, qui est très-brillant vu à la loupe. Lorsque l’insecte est vivant on y remarque des nuances de rose tendre qui se mélange à la couleur dorée. L’abdomen est traversé de trois ou cpiatre bandes blanches, à égale distance les unes des autres ^ chacune de ces raies blanches est encadrée par deux lignes noires ou brun rougeâtre : quelquefois elles subissent une légère interruption au milieu, mais le plus souvent elles se continuent.

Le dessous de l’abdomen est blanchâtre, quelquefois nuancé de jaune tendre ou de rose.

Les mandibules sont d’un jaune d’ambre. Les palpes

sont jaunes, et revêtus de poils blonds ou blanchâtres.

Les pattes sont d’un jaune clair ou rose, semées de poils noirs, avec la griffe noire. — La premièi’e et la seconde paire sont plus robustes, mais la troisième paire et la quatrième paraissent les plus longues et presque égales entre elles.

Cet Atte est une des plus riches espèces du genre et des plus jolies : il est très-commun à Tamatave dans les jai'dins, sur les arbustes, dans les buissons et même conti’e les parois des habitations. — Je l’ai recueilli également à l’île Sainte-Marie. J’ai rapporté quelques individus vivants à l’île de la Réunion, où je les ai mis en liberté.

GENRE : THOMISE. {Ihomisus, Walckenaer.)

Ce genre très-naturel créé par Walckenaer est caractérisé de la manière suivante :

Yeux au nombre de huit, presque égaux entre eux, occupant le devant du corselet, placés sur deux lignes eu croissant ou eu segment de cercle.

lièvre grande, plus haute (que large, triangulcdre, arrondie à sou extrémité.

Mâchoires allongées, inclinées sur la lèvre, conniventes Ci leur extrémité.

Mandibules courtes, cunéiformes ou cylindroides . Pattes articulées pour être étendues transversalement, très-inégales entre elles : les deux paires postérieures sensiblement plus courtes cpie les deux paires antérieures .

Arancides marchant de coté avec lenteur, épiant leur proie, tendant des fils solitaires pour V arrêter, se

cachant dans des feuilles quelles rapprochent pour

faire leurs pontes. Cocon aplati, quelles gardent assidûment (1).

L’île de la Réunion ne possède aucune Aranéide qui appartienne à ce genre ; l’île Madagascar offre pour sa part, au contraire, une fort Relie espèce de Thomise qui passe pour être très-redoutable. C’est l’Aranëidecrabe, que les Malgaches désignent sous le nom de Foûa, et dont il a été déjà question an comniencement de cet ouvrage : elle est à la fois remarquable par sa forme de Crustacé, par son enveloppe semée de rugosités, et par la réputation de son venin, qui serait trèssubtil. Walebeuaer signale un Thomise rugueux {Thomisus rugosus, Walek.) qui figurait dans la collection du professeur Lamarck, et qui provenait de l’île de France (Maurice). J. -B. Dumont, qui s’est occupé de l’Aracbnologie de cette île, ne fait mention d’aucune espèce de ce genre, dans son manuscrit. Je suis porté à croire que cette Aranéide aurait été envoyée de Madagascar par l’île Maurice, et qu’elle ne serait autre chose que le Thomise fouque (Thomisus foha, Vinson) dans un individu plus jeune, et par conséquent plus petit. — Du reste, je donne la courte description que Walekenaer consacre an Thomisus

(1) Walckenaer, Hist, des Ins. AplèreSj t. I, page 499.

rugosus, et comme la famille qu’il créé à cet égard, celle des CRUSTACÉIDES , comprend le Thomise foka, je l’adopte également avec les caractères qu’il lui reconnaît.

FAMILLE; LES CRUSTACÉIDES (1).

W alckenaer a senti la nécessité de créer dans ce genre, la famille des CRUSTACÉIDES, à l’occasion du Thomisus riigosus. Je comprends dans cette même famille (la 6“ du genre) le Tliomisus foha de jMadagascar.

Voici les caractères qui distinguent cette famille :

Veux presque égaux entre eux, en croissant large.

Pattes antérieures l’enflées; la première paire la plus longue, la seconde ensuite; la troisième est la plus courte.

Corselet eu cœur convexe.

Abdomen très-large arrondi à la partie postérieure.

Corps entièrement l’ecouvert de rugosités qui font ressembler l’Aranéide à un Crustacé (2).

(1) Walckenaer. HisL des bis. Aptères, t. I, page 513.

(2) Ibid.

1® Thojiise rugueux. {Thoniisus rugosus, Walckenaer.)

K Long. : 4 lignes.

« Fauve, les deux pattes postérieures d’un jaune rougeâtre, peau chagrinée ou tuberculée.

« Walckenaer, Tah. des Aranéicles, page 33, n" 18. — Latreille, Nom. Dict. dliist. nat., t. xxxiv, page 62. Ancien monde. — Océan Indien. — De l’île de France. — Collection du professeur Lamarck (1 ). »

2® Thomise fouque. {Thoniisus foka, Vinson.)

(PI. XIV, fig. 4.)

Long. : 12““ 1/2. — Femelle.

Aspect général : Celui d’un Crustacé, avec la couleur brun rougeâtre 5 le corps tuberculeux.

Tête large, arrondie, mamelonnée, avec un bandeau très-évasé qui présente de chaque côté deux dentelures proéminentes.

Corselet bombé, très-large (7““ ), et incliné sur ses

(1) Walckenaer. Ibid,

faces latérales, où l’on découvre quelques vestiges de sillons qui se dirigent transversalement en avant : il est brun fauve avec deux taclies d’un fauve rougeâtre ; il est semé de rugosités dont les principales sont disposées en long sur trois lignes.

Abdomen trapézoïde, inégal et rugueux surtout sur les côtés. Légèrement incliné en arrière, étroit sur l’avant, très-dilaté vers sa partie postérieure où il mesure 8"'“, il offre des sillons courbes et profonds, cpii supportent des éminences tulDerculeuses , ce qui lui donne un aspect rugueux et chagriné : sa couleur est brune, les saillies sont rougeâtres. Vers son extrémité postérieure, l’abdomen paraît comme s’il était

composé de plusieurs segments séparés par des sillons.

Supérieurement l’abdomen est évasé sur les côtés, mais il se dérobe en dessous par une inclinaison rapide, et présente sur cette face latérale des plis superposés et plusieurs rangées de tubercules qui ont l’apparence de petits mamelons.

Les filières sont jaunâtres, placées à l’extrémité postérieure. Les pattes, rangées latéralement, sonti’amassées, courtes et fortes : elles ressemblent à celles d’un Crustacé, sont rougeâtres et semées de tubercules dont quelques-uns, sur le fémoi'al de la première paire de

pattes, ont l’apparence d’epines courtes et coniques.

Les yeux sont petits et disposes en demi-cercle ou en croissant. Les deux intermédiaires postérieurs sont les plus gros.

Cette Aranéide ressemble, par la couleur et l’aspect, à la surface du fruit de Vhjmenæa 'verrucosa, arbre commun dans les forêts de Madagascar, au milieu desquelles on rencontre cette curieuse Aranéide.

Les JMalgacbes la regardent comme éminemment dangereuse : c’est leur Fouque ou Foka : elle leur inspire une véritable terreur : ils prétendent que le souffle seul de cette Aranéide crustacéide suffit pour produire chez eux une enflure mortelle, et que le bœuf lui-même, avant de se coucher sur le gazon, flaire partout la terre afin de s’assurer s’il ne se trouve pas dans le voisinage une Araignée de ce gemœ. On affirme toutefois, — et cette opinion est d’accord avec la croyance générale, — que la morsure de cet insecte amène dans la partie qui en est le siège un gonflement cpii, en huit jours, se propage à tout le corps et se termine par la mort. Comme on le voit, ici les accidents développés à la suite de cette morsure, diffèrent de ceux du Latrodecte înénavoude, qui produit un refroidissement mortel et tous les symptômes

d’un empoisonnement acccompagné de syncope et de pâmoison.

Les voyageurs qui ont écrit sur Madagascar, en relatant qu’on y trouvait « une araignée grosse comme un petit crabe, qui vit sous terre et dont la piqûre est mortelle, « ont entendu parler du Thomise touque {Thomisus foka'). — J’avais pensé, jusqu’à mon voyage dans cette île, et avant d’avoir vu le Ménavodi et le Foka{\), que les Araignées dont il s’agissait n’étaient autres que des Lycoses ou Tarentules ou VEresus Guerinii (Lucas) ; mais en tenant les sujets en main, il m’a Lien fallu reconnaître dans l’un un Latrodectus, et dans l’autre un Thomisus.

Le Thomisus Foka n’est pas très-commun. Celui-ci a été renconti’é sur l’écorce d’un arbre. Un officier d’infanterie de marine de nos amis , qui faisait comme nous partie de la mission politique de Madagascar, M. Prudhomme de Saint-Maur, s’était arreté sous un arbre, dans une chaude journée, pour se reposer, entre Andévourante et Vavoune : il avait suspendu son sac de voyage à une branche : cette Ai’aignée vint se placer sur le sac , et lorsqu’il fut

(1) En langue malgache on écrit Ménavodi et Ton prononce Ménavoude; on écrit Foka et Ton prononce Fouqxie.

pour le prendre et qu’il saisissait déjà l’Aranéide, ses porteurs se récrièrent sur son imprudence.

Ayant enfermé avec précaution le Foka dans un flacon, nous nous livrâmes à une série d’expériences ; plusieurs insectes qui lui furent livrés furent tous tués immédiatement : une guêpe oi’dinaire, un sphex puissant et redouté, même un coléoptère assez fort furent en quelque sorte foudroyés par la morsure du Tho- MiSE de Madagascar.

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GENRE : SÉLENOPS. {Seleiiops, Léon Dufour.)

Ce genre, très-naturel parmi les Aranéides, a été fondé par M. Léon Dufour. Il a été adopté par tous les aptérologistes, Cuvier, Dugès, Walckenaer, H. Lucas. Son nom est formé des mots lune, et otj/, œil.

Ce genre offre les cai’actères suivants :

Yeux au nombre de huit, disposés sur deux lignes : la ligne antérieure est courbée en avant et formée par six yeux ; la ligne postérieure est très ■rapprochée de l’autre, plus longue que l’antérieure, et marquée a ses extrémités par deux yeux seulement.

De cette sorte, quatre yeux intermédiaires sont sur une ligne droite; deux yeux latéraux sont de chaque côté, l’un plus avancé, l’autre plus reculé que la ligne intermédiaire.

Lèvre arrondie, semi-circulaire ou ovalaire.

Mâchoires allongées, droites, écartées et divergentes à leur extrémité.

Pattes étalées latéralement, allongées, fortes, presque égales : les postérieures aussi longues ou plus longues que les antérieures .

C es Aranéides courent avec rapidité, les pattes étendues latéralement .

Le type de ce genre est le Selenops omalosome plane, uni; c!b}y.x, coi’ps). — Walckenaer a appliqué ce nom spécifique à une famille entière, celle des OMALOSOMES, parmi lesquelles il range les Aranéides de ce genre dont le corps est plat (1).

J’avais lu dans Cuvier que ce genre, parmi les espèces qui le composent, en comprenait une particulière à l’île de France (Maurice).

J’ai rencontré à Salazie (ile de la Réunion) un Sélé- Nops de la famille des OMALOSOMES, et qui paraît être une des plus belles espèces du genre. Je l’ai figurée avec soin et dans ses plus graîids détails.

Pendant mon voyage à Madagascar, j’en ai également rencontré une nouvelle espèce qui existe en

(1) Il est remarquable qu'en étendant ce nom d’espèce à une famille entière, Walckenaer se rapproche de l’idée primitive de M. Léon Dufour, qui en avait fait un genre. «Quant àl'Omalosotyia, » m'écrivait-il, « car primitivement c'était pour moi un terme générique auquel LatreUle substitua celui de Sélànops que j'ai adopté, votre espèce est fort curieuse et je consens très-volontiers à en être le parrain. « [Lettre à le docteur Auguste Vînsoîi, Saint-Severj le 9 mai 1862.)

très-grande abondance dans les villages de l’intérieur et dans la province d’Imérina, à Tananarive. Le soir, ces insectes viennent en foule sur les pai’ois extérieures des cases, des maisons, et s’y tiennent appli- ({ués; si on tente de les prendre, ils y glissent, absolument comme les Hippohosques, et entrent dans les fentes des cloisons.

Fidèle à notre système de classification, nous plaçons les Aranéides de ce genre, du moins celles qui nous sont connues, dans la division des nocturnes.

A ce propos, il n’est pas sans intérêt de dire cpie c’est de très-grand matin, en ouvrant une porte, que l’Aranéide de cette espèce que j’ai rencontrée à Salazie s’est laissée surprendre par terre, sur le parquet, au moment où, pressentant la venue du jour, elle regagnait sa retraite. Cet individu, renfermé dans un flacon, s’est mutilé volontairement les pattes, en les saisissant avec ses palpes. En le voyant réduit bientôt à n’avoir plus que la moitié de ces appendices, j’ai résolu de le plonger dans l’alcool et de mettre fin à une mutilation qui me causait un vrai déplaisir.

L’île de la Réunion ne renferme qu’une seule espèce d’Aranéide dans ce genre. Elle est assez rare : je n’en ai trouvé que trois exemplaires, deux à Salazie et dans l’intérieur des maisons, un seul sur le littoral. Elle

se cache clans la rainure des portes, où elle se fait écraser lorsqu’on les ferme. Cette espèce, cp,ie je décris sous le nom de M. Léon Dufour, aucpiel je la dédie comme uu témoignage de vénéi’ation, paraît avoir de très-grands rapports avec le Sélénops omalosome trouvé par cet éminent naturaliste dans le royaume de Valence. Il est remarquable de signaler, à cet égard, les rapprochements cjue nous avons rencontrés dans l’Arachnologie pour quelques espèces communes à l’Algérie, à l’Espagne et à nos îles. Ici, c’est le Sélénops OMALOSOME, et plus loiii ce sera l’Epéire de l’Opnntia et ses variétés, cj^u’on trouve comme preuve de ces faits.

FAMILLE; LES OMALOSOMES.

1. SÉLÉNOPS DE Dufour [Selenops Dufourii, Vinson). (PL III, lig. 1.)

Long. : Femelle.

Aspect général : Cette Aranëide singulière rappelle au premier abord, par sa couleur et un peu par ses formes, Faspect des Olios, dont elle paraît avoir les mœurs. Tout son corps est très-aplati; l’abdomen a la forme d’un sac presque carré. Les pattes sont rangées latéralement, comme celles d’un crabe; et la couleur générale est fauve pâle tirant sur le gris.

Le corselet est plat, arrondi sur ses bords, avecune petite dépression centrale brune, un peu profonde, creusée comme une fossette au milieu d’un écusson rayonné ; ces rayons se perdent peu à peu vers la périphérie. La ligne qui limite le corselet postérieurement, est large et un peu concave du coté de l’insertion abdominale; il est gris fauve clair.

La tête, qui est bien séparée du corselet par une

ligue en V, ouvert et bien évasé en avant, est également aplatie et relevée un peu du côté des yeux, et surtout des latéraux. On y distingue des lignes plus foncées, C£ui vont en s’irradiant vers le front; elles sont formées par des rangées de poils qui aboutissent à chacun des six ocelles supérieures.

L’abdomen, très-plaue, peu épais, forme uu carré long dont les angles sont émoussés ou arrondis; il ressemble à un sac, plus élargi postérieurement : sa largeur dans cette partie est de 6“'"'.

La base, un peu convexe, entre dans une très-légère échancrure du corselet. Tout l’abdomen est couvert - en dessus d’un duvet soyeux, lin et serré; sa surfoce |)résente six points, indiqués par de légères dépressions : les deux premiers, près de la base, sont rapprochés l’un de l’autre ; les seconds s’écartent un peu plus entre eux; les derniers sont plus écartés encore et trèsdistants des quatre points antérieurs.

lia couleur de l’abdomen est d’un gris fauve clair. Vers son tiers postérieur, cette partie présente une bande transversale large, carrée, d’une couleur plus pâle et prescpie blanchâtre, dans laquelle on trouve des traces de segments, et qui se termine en arrière par cinq dents. Ces cinq dents ou pointes, qui sont formées par des faisceaux de poils blanchâtres, se dé-

taclient sur un fond brun ou noir, qxii se recourbe en un plan postérieur presque vertical, quoique légèi'ement arrondi et peu épais, dont le milieu est occupé par des filières très-petites et comme rudimentaires.

Le dessous du ventre et du corselet est d’un blanc pâle un peu jaunâtre.

Les pattes sont longues, distribuées latéralement, coudées dans le pli du premier et du deuxième article, étalées ensuite. Elles sont grises et velues, annelées de brun. Chacune est terminée par une extrémité conique, mousse, velue et surmontée par deux crochets. La première paire, la plus courte, a IG"""; la deuxième et la troisième ont cbacune 21““ j la quatrième a 19““.

Les palpes sont de la même couleur que les pattes, annelés comme elles, noirs à la pointe.

Les mandibules sont velues sur leur bord, rougeâtres dans leur parcours, avec un trait noir en avant, dans le sens de leur longueur, et très-écartées à leur extrémité : sur leur côté interne elles sont pluridentées. (V. PI. III, lig. 1, h.) (1).

(l) Ce môme caractère se retrouve cliez le Selenops Madagascariensis. Il m’a été signalé par M. Léon Dufour. « Dans mon espèce, les mandibules ont deux paires de dents sur deux rangées. C’est là un trait organique que j'ai même signalé comme générique. Dans l’atlas de Savigny vous y verrez gravé un Selenops œgypliaca qui ne ressemble ni au vôtre, ni au mien, et qui a aussi les mandibules pluridentées. Explorez de nouveau ce trait. » {Lelire à M, le docteur Auguste Vinson, Saini-Sever, 18G2.)

La lèvre, très-large, est grande et arrondie, et portée sur un pédicule : étalée de chaque côté, elle présente deux pointes latérales un peu dentées en dessous. Les mâchoires sont droites, longues, et divergentes à leur partie supérieure.

On aperçoit très-distinctement les six yeux supérieurs : les deux latéraux sont les plus gros 5 ils semblent voir sur les côtés et en arrière. Des quati'e intermédiaires, rangés sur une même ligne, les deux médians sont les plus petits et les deux externes de grosseur moyenne. Les yeux antérieurs qui complètent la courbe de la ligne oculaire ne se voient que très-difficilement : ils sont petits, elliptiques, posés en long et en avant sur un plan vertical au-dessus de l’insertion des mandibules. Il faut placer l’Aranéide verticalement, l’incliner un peu en avant et l’examiner de face avec une forte loupe pour bien les voir, sans quoi on serait tenté de croire que cette Aranéide n’a que six ocelles, ce qui serait une erreur. (V. PI. III, fig. 1, a.)

Le Sénélops de l’île de la Réunion ne se ti’ouve que très-rarement sur le littoral; on le rencontre dans les demeures du centre de l’île, à Salazie, et encore n’est-il pas commun.

J’ai longtemps conservé, vivant, un Séléinops que j’avais pris au champ Borne (quartier Saint- André) ;

lorsque je le dérangeais ou que je m’apprêtais à lui donner une proie, il se soulevait sur l’extrémité de ses pattes de la façon la plus bizarre

2° Séiænops de Madagascar. {Selenops Madagascariensis, Vinson.)

(PL III, fig. 3.)

Long. : 1 1™"'. Femelle.

Aspect général : Plus petit d’un millimètre 1/2 que le SÉNÉLOPS de l’ile de la Réunion ; d’uii jaune roux, maculé de tuclies larges plus brunes. — Corselet et corps très-plats. — %

Le corselet est plat, large, arrondi en forme de disque : la tête est évasée en avant et coupée en ligue droite : elle est insérée comme un coin dans le thorax, qui forme presque un cercle interrompu seulement en avant pour la place de la tête et en arrière pour l’attache de l’abdomen. Le corselet est fauve, maculé de taches plus foncées.

L’abdomen est plane comme chez les omalosomes, et fait pour s’appliquer exactement sur la face des corps qu’il touche et où l’Aranéide est appelée à se mouvoir avec célérité : il est plus large près de sa hase \ un peu en ligne horizontale vers le corselet, il s’arrondit

sur les côtés \ les deux ligues qui le forment descendent ensuite parallèlement en se courbant doucement l’une vers l’autre, de façon à terminer l’abdomen par une pointe mousse. Sa couleur est fauve, avec de larges taches plus foncées et qui laissent entre elles des lignes plus claires qui circonscrivent ces tacbes et qui les rendent ti’ès- apparentes.

Les pattes sont jaunâtres, légèrement amielées. Le dessous du corps est fauve jaunâtre, uniforme. Ce SécÉNOPS est très-répandu dans les villages intéi’ieui’s de Madagascar, lorsqu’on commence à s’élever dans les montagnes. On le trouve également dans toute la ville de Tananarive. — Ses mœurs sont nocturnes; il n’ap- ])araît que lorsqu’il fait nuit : il sort alors de dessous la paille des toits, ou se glisse hors dela fentedesboisei’ies ou des parois des babitations. Là ce Sélenops s’applique contre la surface des corps comme s’il y adhérait : et si on veut le toucher ou le prendre il se déplace avec une incroyable promptitude.

Ce Sélenops est bien différent de celui de Dufour [Selenops Dufourii, Vinson), et beaucoup plus commun dans son habitat que ce dernier à l’i'le de la Réunion.

GENRE: PHILODROME. {^Philodt 'oinus,

Walckenaer.)

Ce genre, établi par Walckenaer, offre les caractères suivants :

Yeux au nombre de huit, presque égaux entre eux, oecupant le devant du corselet, placés sur deux lignes en croissant, sessiles, ou n’étant pas portés sur des tubercides ou des éminences de la tête. Lèvre triangulaire, terminée en pointe arrondie, ou coupée a son extrémité.

Mâchoires étroites, allongées, cylindroïdes, inclinées sur la lèvre, rapprochées à leur extrémité.

Mandibules cylindroïdes ou cunéiformes.

Pattes articulées pour être étendues latéralement, allongées, propres a la course; presque égcdes entre elles.

Ces Aranéides courent avec rapidité, les pattes étendues latéralement, épiant leur proie, tendant des fils

solitaires pour la retenir, se cachant dans des fentes ou dans des feuilles, pour faire leur ponte.

J’ai rencontré à Madagascar, à Tananarive, une espèce de ce genre : ce qui la rend surtout remarquable c’est sa coideur d’un blanc de neige : elle est assez commune dans la province d’Imérina.

Les îles de la Réunion et Maurice ne possèdent aucune espèce dans le genre Philodromus .

Philodrome blanc. [Philodromus nweus, Vinson.)

Long. : 4 à .5""”. — Femelle.

Aspect général. Corselet blanc. Abdomen globuleux et blanc 5 de forme pentagonale. Pattes fines.

Le corselet est aplati et large : il est d’un blanc trèsbrillant.

Les yeux sont noirs ou fauve jaunâtre, placés sur deux lignes. Vus de face au microscope, le plus externe de la ligne postérieure coiu’espond à l’ceil intermédiaire de la ligne antérieure : ils sont l’éunis par un sillon inégal. Les yeux externes des deux lignes sont dirigés et regardent en dehors.

L’abdomen est large, déformé pentagonale et d’un blanc de lait ou de neige ti’ès-pur^ il est globuleux, quoique légèi’ement aplati à sa surface. Lorsqu’on l’examine à la loupe, il est strié et présente l’effet le plus joli.

Les pattes sont fines et blanches : les palpes ont la même couleur.

Cette petite Aranéide est commune dans les jardins des environs de Tananarivej elle est d’un fort petit

volume et se tient parmi les feuilles, où on la remarque toujours à cause de sa blanclieur qui est entière. Je l’ai fréquemment vue dans les feuilles du gouyavier ou de l’oranger, à Ambouitsirouit, maison de campagne de M. Laborde, consul de France, à Tananarive. Lorsqu’on la touche elle fuit avec rapidité et se laisse tomber en demeurant suspendue à son fil.

GENRE : OLIOS. {Olios, Walckeiiaer.)

Walckenaer donne au genre Olios qu’il a crée les caractères suivants :

Yeux au nombre de huit, étalés sur deux lignes parallèles, V antérieure étant beaucoup plus courte. Lèvre large ou cpiadriforme, ou trojiquée en ligne droite à son extrémité.

Màclioii’es écartées, droites ou inclinées, disjointes ou divergentes à leur extrémité.

Mandibules allongées, cjlindroides .

Pattes presque égales entre elles, fortes, allongées ; les postérieures, comme les antérieures , sont articulées pour être étendues latéralemen t et portées en avant.

Ce sont des Aranéides robustes , tendant quelques fils et marchant dans une position renversée, dans les bois et dans les habitations ; elles attaepeent de trèsgros insectes, tels que les kakerlacs, par exemple, et meme de petits lézards (1).

(1) Walckenaer, Histoire des Ins. Aptères^ t. I, page 5G3.

Nous ajouterons que ce sont des Aranéides nocturnes, et pour les caractères desquelles, sous ce rapport, nous renvoyons à ce que nous avons établi précédemment sur ce point (1).

Ce genre d’ Araignées a reçu dans les îles de la Réunion et Maurice une dénomination particulière : Bihoucs, Bihouques ou Bihes. Ces noms paraissent d’origine malgaclie. Une espèce est, dans nos maisons, l’objet d’une sorte de respect supei’stitieux {VOlios leucosius, Walckenaer), probablement eu raison de son utilité comme agent destructeur des insectes incommodes, tels que les blattes, etc.

Les deux belles Ai’aignées de ce genre que les îles de la Réunion et Maurice possèdent, ont depuis longtemps, par leur taille et leur volume, attiré l’attention des Aptéristes. UOlios captiosus, grosse Araignée velue, se rencontre dans les buissons, dans les jardins et dans les cliamps. Cette espèce se tient sur les arbres et les arbustes, et se tapit durant le jour dans les feuilles sèclies enroulées, ou dans les feuilles vertes qu’elle rassemble ou qu’elle foi'ine en cornet à l’aide de la matière agglutinative de ses lîls. Lorsque la nuit est venue, elle sort, va faire sa chasse : et le matin on retrouve ses longs lîls

(1) Voir la division des Aranéides en noclurnes et en diurnes.

qui pendent des arbres ou de la pointe des arbustes. Si on va avec une lumière et qu’on visite les plantes d’un jardin le soir, on la surprend en chasse hors et souvent loin de son domicile, ce qui n’a jamais lieu le jour.

\JOlios leucosius, espèce plus grande encore, affectionne l’intérieur des habitations autant que sa congénère aime les champs, ce qui n’empêche pas de la rencontrer souvent dehors. Ces deux Aranéides se ressemblent par leur aspect général, leur couleur triste, et leurs mœurs nocturnes. Elles sont également velues. La première seidement dépose ses œufs enveloppés dans une petite coque hémisphérique, un peu conique, d’un blanc soyeux et éclatant, dans son nid de feuilles (1). La seconde porte avec elle, sous son abdomen, son cocon plus aplati et plus large, rond comme une pièce de , monnaie, et le frappe à petits coups fort distincts contre les lambris des demeures pour l’ouvrir à Tépoque de l’éclosion. \JOlios leucosius, en raison de ses habitudes nocturnes, se cache le jour derrière les boi-

( I ) Une femelle à'Olios capliosus que ma fille avait enfermée dans une boîte en février 1862, y a pondu un cocon globuleux de la grosseur d’une noisette : le cocon était cotonneux et de la blancheur de la neige. Ce cocon était très-pesant : il était, aufondet tout à l’entour au dedansjusqu'à une certaine hauteurdesparois, empli de gros œufs ronds. La partie supêrieiu'e ne contenait pas d’œufs et semblait former un dôme réservé à la sortie des petits. L’araignée renferme beaucoup d’air dans son cocon, comme dans un petit ballon, pour l’entretien de ses œufs. Elle se tient accroupie dessus.

sériés et les meubles, dans les lieux sombres : celte Aranéide chasse la nuit, et ses gros yeux brillants paraissent voir dans l’obscurité. Outre VOlios leucosiiis qu’on renconti’e à jMadagascar, cette gi’ande île possède trois autres espèces dans ce genre, qui sont : I’Olios VERT ÇOlios 'viridis, Vinson), I’Olios de Madagascar {Olios Madagascar ieiisis, Vinson), et I’Olios d’Imé- RiNA {Olios Imerinensis, Vinson). Parmi elles, I’Olios VERT est surtout une charmante Aranéide pai- sa couleur d’un vert tendre et ses formes délicates. Walckenaer divise le genre Olios en plusieurs familles qu’il subdivise en races. Nos Olios captiosus et Imcvinensis se placent dans la famille des ROBUSTES et dans la race des CAPTIEUSES. Dans la même famille nous . rangeons parmi la race des CHASSEUSES, les Olios leucosiiis et Madagascariensis qui ont entre eux les plus grands l’apports. Olios viridis me semble, par rpielques-uns de ses caractères, appartenir à la famille des DELENOIDES.

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