‹ Aranéides des Iles de la Réunion, Maurice et MadagascarChapitre 10 sur 14 · PÈDE · texte numérisé non relu

PÈDE

c( Monsieur,

» Connaissant le plaisir que vous prenez à obliger les personnes qui s’occupent du progrès des sciences, et en particulier de celui de l’histoire naturelle, j’ose prendre la liberté de vous présenter un projet

(I) En effet, la note n" 7 du manuscrit de J.-B. Dumont *porte en tête d’une description le titre de Charançon Michaux. La science n’a pas ratifié le vœu de Dumont : ce coléoptère est aujourd’hui connu sous le nom de Cratopus triangularü, Ghl, Sch. Dejean, dans son Catalogue, 3® édit., page 276, le désigne sous le nom de Cralopus cuneiformis, Maurice.

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de voyage dans l’Océan Indien. Le goût dominant que j’ai pour cette partie des sciences m’en a suggéré l’idée, et les renseignements que j’ai pris m’en assurent la possibilité en m’en faisant connaître les difficultés.

» L’île de Madagascar, d’une étendue immense, n’a été visitée que par un petit nombre de naturalistes qui se sont plus occupés des végétaux que des animaux.

S’ils ont décrit quelques individus de ce genre, ce sont ceux qu’ils ont obtenus sans peine, et ils n’ont pas cherché à vaincre les difficultés qui se sont présentées pour obtenir les autres. Si l’on révoquait en doute cette vérité, je citerais pour preuve l’île de France, où des naturalistes célèbres, tels que Commerson, Sonnerai, Du Petit-Thouars, ont séjourné pendant plusieurs années, et où il reste tout à

faire dans le règne animal. Après les oiseaux, richthyologie est la partie qui parait la plus avancée. Cependant Comnierson n’a décrit que les poissons que l’on porte journellement au bazar, ou ceux qui sont remarquables par leurs formes ou par le brillant de leurs couleurs; tout est neuf dans l’entomologie. L’on a un grand nombre de descriptions d’oiseaux de Madagascar, mais elles n’apprennent rien sur leurs habitudes et sur leurs mœurs, et tout porte à croire que l’on a décint un grand nombre d’espèces comme appartenant à cette ile qui n’y ont jamais existé, et que beaucoup d’espèces que l’on a cru appartenir à l’ile de France sont venues de Madagascar.

» A quelques centaines de lieues de l’île de France, il existe plusieurs petites îles inhabitées qui ne sont fréquentées que par

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