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ral. Souvent de Tamatave à Andévourante, où l’on chemine dans les bois de la côte, j’ai vu de grandes toiles veuves de l’insecte qui les avait tissées, et largement déchirées par leur centre. A mesure qu on s’élève, et surtout en gravissant dans la forêt, cette faune s’enrichit davantage.
On trouve d’abord, comme nouveautés à Tamatave, une Gastéracanthe noire avec des bandes blanches ; un Atte dont la livrée rose est charmante ; un autre d un beau noir foncé et brillant avec un losange d’un blanc pur sur le corselet; une Épéire qui se l'encontre dans toutes les parties de Madagascar, que j’ai nommée Épéire livide (Epeira livida. Vins.) : elle est commune et se montre sous de beaux spécimens à Andévourante, dans les villages de l’intérieur jusqu’à Tananarive. Sur la côte j’ai aussi trouvé parmi les espèces
déjà signalées, rUlobore de Bourbon (<7/oboriis BorhomciiSy Vins.) à Tamatave; rÉpéire de l’opuntia {Epeira oiyuntiæ^ Léon Duf. ) de cette dernière ville jusqu’à la capitale; l’Atte à taches blanches à Andévourante. A deux journées de ce dernier village, j’ai commencé à voir à Manamboimitra la plus grosse Épéire de Madagascar (Ep)eira Madagascariensisy Vins.) de la famille des tuberculées, noire, belle, argentée, avec des points et des dessins jaunes, dont l’un simule, sur le devant de l’abdomen, l’impression d’un diadème d’or.
L’Epéire dorée {Ejoeira inaurata, Walck.) existe dans Madagascar avec toutes ses variétés. J’ai rencontré à l’intérieur, entre les chaînes des montagnes d’Ankay et celle des monts d’Ankove, la jolie Épéire Mauricienne {Ej)eira mauritia, Walck.), sur les bords de la rivière du Mandraka. L’O-