‹ Aranéides nouveaux ou peu connus du midi de l'Europe (volume 2)Chapitre 34 sur 43 · PHILODROMUS L0NG1PALPIS. Sp. nov · texte numérisé non relu

PHILODROMUS L0NG1PALPIS. Sp. nov

Long, cf 3 '/a- Ô 3 mill.

cf Le corselet, encore plus large que chez P. aureolus, est parfaitement arrondi. Les stries thoraciques sont à peine visibles; en arrière, il est un peu tronqué mais nullement échancré,

Le tégument est glabre, lisse et d’un fauve rouge clair; vers le tiers antérieur se voit une tache médiane blanche, conique, suivant l’angle formé par les stries qui limitent la tête, et envoyant en avant jusqu’aux yeux de petites linëoles blanches.

La ligne supérieure des yeux est moins large que chez P. aureolus, elle est également un peu courbée, les yeux médians sont plus séparés que les latéraux ; ces derniers sont sensiblement soulevés.

Le bord frontal est plus oblique et la ligne des yeux antérieurs plus visible en dessus.

Celte ligne est un peu courbée (chez P. aureolus elle est droite); le bandeau a la même largeur mais il est plus oblique.

Les chélicères, assez renfoncées, sont d’un fauve-rouge.

Le plastron, aussi long que large, est arrondi sur les côtés et largement tronqué en avant , il est fauve.

(L’abdomen est en mauvais état).

La patte-mâchoire est remarquable par son excessive longueur et sa gracilité; la cuisse seule égale la totalité du corselet ; le second article de la jambe est un peu plus long que le premier, son bord supérieur est noir et épaissi en dessous en manière de bourrelet, du côté externe il est armé d’une pointe noire assez longue, grêle et aiguë, dirigée oblique-

meut en avant ; le tarse, un tiers moins long que cette jambe, est oviforme et déprimé; ce membre est jaune avec le dernier article noir.

Les pattes sont un peu plus longues et plus fines que chez les espèces parisiennes, elles sont entièrement d’un fauverouge clair.

9 Contrairement à ce qui a lieu chez le mâle, le bord postérieur du thorax est légèrement échancré et sa surface est découpée de stries assez profondes.

Le milieu de ce corselet est d’un blanchâtre lestacé, les côtés du thorax sont bruns et pietés de noir; la partie céphalique est ornée de petites lignes rouges qui descendent des yeux.

La ligne antérieure des yeux est plus large que chez le mâle, elle est presque droite, ses yeux sont équidistants et les latéraux sont sensiblement plus gros que les médians.

L’abdomen, assez volumineux et ovale, est en dessus d’un rouge-violet: en avant il présente une très-large bande médiane blanche qui se termine en pointe vers les deux tiers de sa longueur et qui renferme elle-même une ligne brune longitudinale; celle bande envoie dans les parties latérales deux paires de ramifications horizontales : la première dans le milieu, l’autre à sa pointe postérieure; elle est suivie par une série d’accents blancs de plus en plus petits et rapprochés en approchant des filières ; ces accents sont très-aigus et souvent réunis sur les côtés, surtout les derniers.

Les côtés de cet abdomen et le ventre sont d’un blanc mât.

La vulve est longitudinale, elle est limitée par des bourrelets noirs latéraux qui se rapprochent à la partie supérieure ; l’espace triangulaire de leur intervalle est occupé par une apophyse parlant de la lèvre inférieure.

Les pattes-mâchoires sont jaunes.

Les pattes, un peu plus courtes que chez le mâle, sont semblables par la coloration.

Ce joli Phtlodrotnus n'est pas rare dans les Pyrénées,

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