‹ Aranéides nouveaux ou peu connus du midi de l'Europe (volume 2)Chapitre 40 sur 43 · TARENTULA (1) APULIÆ. Walclc apt. t. 1. p · texte numérisé non relu

TARENTULA (1) APULIÆ. Walclc apt. t. 1. p

Aranea tarentula Rossi fauna Etrusca, t. Il , p. 132.

Lijcosa tarentula. Koch , t. V.

Nous ne possédons pas une bonne description de cet aranéide célèbre, aussi je crois utile d’insister un peu sur les caractères qui le distinguent des espèces voisines.

(1) Ce genre diffère plus des Lycosa par un faciès général que par des caractères bien précis.

Les particularités que les auteurs ont signalées pour en former un sous-

Ç Le thorax cst'lcmêmc que chez la tarentule nttrbonnaise, c’est-à-dire ovale et très-légèrement échancré au-dessus de l’insertion abdominale ; mais la tète est plus rétrécie en avant et plus anguleuse.

Les quatre yeux supérieurs sont relativement beaucoup plus gros , ceux de la seconde paire sont à peine plus écartés et figurent avec ceuxdela premièreun carré presque régulier.

Les yeux antérieurs forment une ligne plus courbée et moins séparée des gros yeux, ils sont égaux (les médians, un peu soulevés, paraissent plus gros).

Le tégument est noir et entièrement revêtu de poils d’un fauve-rouge clair, plus long dans le voisinage des yeux.

Des côtés de la lête parlent deux très-larges bandes brunes qui se rapprochent un peu en arrière; le côté interne de ces bandes est droit, le côté externe est un peu ondulé et paraît suivi d'une ligne foncée.

Sur le front et la face se dressent des crins noirs.

Les yeux sont fauves, sauf les latéraux antérieurs qui sont noirs.

Les chélicères sont très-robustes, leur portion basilaire est couverte de poils d’un jaune plus vif. que celui du corselet , leur extrémité est d’un noir glabre.

L’abdomen est de même teinte que le corselet (je n’ai vu

genre des Lycoses , sont souvent d’une constatation difficile et presque toujours sujets à de nombreuses exceptions.

On peut , néanmoins , résumer ces caractères de la manière suivante :

Les côtés de la tète sont moins verticaux et s’abaissent en pente douce.

I.a face est moins haute que les chélicères ; la largeur de la seconde paire d'yeux est moindre que celle des chélicères à leur base ; le carre formé par les quatre yeux supérieurs est plus large que long.

La rangée des yeux antérieurs est pour le moins aussi large que la seconde et quelquefois plus.

Les pattes sont plus courtes et plus robustes.

Le cocou est arrondi , jamais lentriculaire. — A l'époque de la ponts , la femelle devient plus ou moins sédentaire.

que des exemplaires secs), il est orné de cinq ou six chevrons noirs sc joignant, bordés de fauve-clair ou de blanc, dont les pointes sont tournées vers le corselet.

Les mâchoires , la lèvre, le plastron et les hanches des pattes sont entièrement d’un noir de velours.

En dessous, l’épygastre est d’un beau rouge-orange, son bord antérieur eL le pourtour de la vulve sont noirs ; le milieu du ventre présente une très-large tache noire, coupée en ligne droite à la partie antérieure et un peu éehaijcrée en arrière au-dessus des filières, le bord postérieur du ventre et les filières sont d’un jaune-rouge.

Les pattes-mâchoires sont fauves avec la base de la cuisse et le dernier article rembrunis.

Eu dessus , les pattes sont entièrement couvertes de pubescence d’un gris-blanc et sont armées de crins spi ni formes.

En dessous, tous les tarses sont d’un gris plus foncé; les cuisses et les jambes des deux premières paires sont d’un gris semblable à celui du dos; celles des deux paires postérieures sont d’un blanc plus pur; les cuisses sont dépourvues des taches noires qui caractérisent la T. narbonensis, mais le second article de la jambe a deux anneaux très-noirs , l’un à la base, l’autre à l’extrémité.

La vulve est fermée par une épygine noire, aussi large que longue et tronquée à son extrémité.

Elle se trouve eu Italie jusqu'à. Bologne; elle est plus rare en Sicile , mais elle habite aussi la Barbarie jusqu’au Jlaroc ; elle n'a jamais été prise en Espagne et c’est par erreur que Wulckenaer lui donne pour patrie le royaume de Valence.

Tous les auteurs anciens et modernes qui ont écrit sur le venin de la tarentule l’ont confondue avec les espèces voisines particulièrement avec les narbonensis et liguriensis.

Il est même difficile de la reconnaître avec les descriptions des naturalistes les ligures qu’on en a publiées sont toutes très-défeetneuses , même celles de Walckenaer ( Apt. , pl. 5).

La diagnose de Linné semble se rapporter à la narbonensis.

Cependant Linné ajoute qu'elle habite l'Apulie et la Barbarie , où la narbonensis ne se trouve pas; il est probable que l'illustre naturaliste a été trompé sur la provenance de son exemplaire.

Fahricius et les naturalistes qui ont écrit après Linné jusqu’à Walekenaer ont simplement copié sa phrase descriptive ; cependant Rossi, qui a observé la tarentule dans son vrai pays, ajoute quelques détails de mœurs qui ne peuvent convenir qu'à la Tarentula apulitv.

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