‹ Aranéides nouveaux ou peu connus du midi de l'Europe (volume 2)Chapitre 41 sur 43 · TARENTULA LIGUR1ENSIS. Walck. apt. t. 1, p · texte numérisé non relu

TARENTULA LIGUR1ENSIS. Walck. apt. t. 1, p

Lijcom biimpressa , Lucas, expi. Alg., p. LOT. pl. 2, f. 0.

Lijcosa isabellina, etc. Koch, t. XIV.

$ Le corselet est le même que chez la T. apuliœ \ en arrière, sa largeur a les deux tiers de sa longueur et eu avant seulement le tiers; son bord postérieur est très-légèrement échaneré; ce corselet présente en dessus une bande longitudinale formée de poils gris -blancs qui , en avant, a la largeur du carré oculaire et se rétrécit un peu en arriére; elle est bordée de deux bandes brunes beaucoup plus larges qui ne dépassent pas en avant les yeux postérieurs; ces bandes sont garnies de poils fauves disposés en lignes obliques formant des rayons innombrables, leur contour externe est légèrement festonné; les côtés du- thorax, les côtés et le devant de la tète sont blanchâtres; en arrière, se voit un commencement de bordure grise, mais à peine ébauchée.

Les yeux postérieurs sont relativement plus reculés que chez les espèces voisines, ils sont un peu plus écartés que les antérieurs et aussi un peu plus petits (chez Apuliœ, ils sont égaux.)

Les gros yeux de la face sont verts et entourés de cercles noirs; l’espace qui les sépare est égal à leur diamètre; au-dessous est une dépression à peine marquée ; les yeux antérieurs sont égaux et forment une ligne courbée comme chez l 'apuliœ, mais ils sont plus rapprochés entre eux, ils sont tous noirs.

Les chélicères, très-fortes, sont garnies de poils jaunes qui deviennent noirs à leur extrémité interne.

L’abdomen est entièrement d’un gris soyeux clair, le plus couvent unicolore ; quelquefois sa portion antérieure présente

mi commencement de bande brune , brusquement tronquée et bordée latéralement de petits traits noirs; sur le milieu du dos se voit aussi une paire de points noirs quelquefois suivie d’une seconde.

Le plastron, les hanches des pattes et les pièces de la bouche sont d’un noir profond et velouté.

Le ventre et l’épygaslre sont du même noir, en arrière seulement il est bordé de fauve; au-dessus des filières se voit souvent une tache fourchue d’un beau jaune dont les branches s’étendent presque jusqu’aux stigmates.

L’épygine est une lameile allongée , rouge, marquée d’un sillon longitudinal et terminée par une pointe aiguë.

Les pattes-mâchoires sont fauves et légèrement rembrunies à leur extrémité.

Les pattes sont en dessus d’un fauve gris-clair uniforme avec des crins noirs de loin en loin.

En dessous, les cuisses sont entièrement blanchâtres; le second article de la jambe a seul deux taches très-noires, l’une à la base, l’autre au sommet; les tarses sont bruns et garnis de poils de même couleur.

Ç Jeune ( \ et âge).

En dessous, les pattes sont fauves comme en dessus, sans aucune tache. Le ventre et le plastron sont entièrement fauves.

9 Jeune (2 e âge).

Le plastron est jaune, le ventre également , au-dessous des stigmates se voit un petit triangle noir, dont le sommet tourné en bas est tronqué; les pattes sont comme chez le précédent, une tache noire se remarque cependant en dessous, au sommet des jambes de la quatrième paire.

9 Jeune (3° âge).

Le plastron est brun avec une étoile fauve dans le milieu ; le ventre est comme chez le précédent, quelquefois cependant le sommet du triangle est décomposé en plusieurs taches; les jambes postérieures ont deux taches noires :

l’une à la base, l’autre au sommet; les autres pattes sont unicolores.

Le ventre et le plastron ont déjà la livrée de l’adulte que les pattes antérieures sont encore unicolores; les taches noires ne paraissent que chez les individus tout-à-fait adultes.

C’est la tarentule de Provence , de Corse et du nord de l’Italie ; quoique très-grande, elle n’atteint pas la taille de l'espèce précédente.

Cette tarentule ne creuse pas de terrier comme la narbonnaise. A l’époque de la ponte , elle se retire sous une pierre et choisit une excavation naturelle du sol ou la demeure d'un autre animal (surtout les attenchus) ; elle tapisse cette retraite d’une toile assez semblable à celle d’une tegenaria , de manière à former une chambre spacieuse ; cette chambre n’a pas d'issue et la tarentule ne paraît pas en sortir pendant tout le temps que ses œufs et ses petits mettent à se développer.

Quelquefois elle grimpe sur les arbres et rapproche plusieurs feuilles pour y filer sa demeure; d’autres fois elle s’empare d’une toile à'agelena et s’établit dans le tube de cette araignée.

47. — TARENTULA FAMELICA. Koch., t. V, p. 123, f. 417 (1839).

Lycosa vagabunda. Lucas, exp. Alg., p. 114, pi. 3 (1842).

Ç Le corselet ressemble à celui d.e Tarentula trabalis, c'est-à-dire qu’il est peu élargi en arrière et à peine tronqué au-dessus du pédicule; la tête est étroite et longue, ses côtés sont presque parallèles, en avant elle est anguleuse; les yeux supérieurs sont assez reculés et assez écartés.

Le tégument du corselet est d’un jaune-clair presque glabre; l’aire oculaire est couvert d’une tache noire un peu échancrée en arrière.

Des angles de la face partent deux larges bandes trèsnoires , assez écartées en avant mais fort rapprochées dans la portion thoracique; intérieurement leur contour est très-net, mais extérieurement il est un peu frangé.

Sur la tête de chacun des yeux postérieurs descend , dans l’espace intermédiaire, un mince trait noir et droit.

Quelquefois il y a encore une petite ligne brune marginale.

I, a face est élevée ; les yeux de la seconde ligne sont gros et séparés par un espace un peu moindre que leur diamètre.

Les yeux antérieurs, très-rapprochés de ceux de la seconde ligne, dont ils sont cependant séparés par une dépression à peine marquée, sont égaux et forment une ligne presque droite; au-dessus de la base de chacune des chélicères le bandeau présente un point noir.

Ces organes, d’un brun-fauve à la base, deviennent noirs au sommet.

L’abdomen est relativement volumineux et long, il est d’un fauve-clair sur le dos et d’un fauve-obscur moucheté de brun sur les parties latérales ; en avant la partie fauve est rétrécie et bordée de noir.

La partie antérieure porte une grande tache noire longitudinale, effilée en avant, élargie dans le milieu, puis brusquement étranglée et tronquée à l’extrémité, comme si elle était formée de deux triangles confondus par le sommet.

La portion postérieure est coupée d’accents noirs.

Le ventre est blanchâtre et présente six tachettes noires rapprochées par paires sur la ligne médiane.

Le plastron est fauve et orné d’une tache noire longitudinale.

Les pattes-mâchoires sont fauves, avec les deux derniers articles rembrunis.

Les pattes sont peu épaisses , les antérieures sont trèscourtes, relativement aux postérieures, qui sont fort longues.

Toutes les hanches sont fauves; les jambes et les tarses sont entièrement noirs ; les cuisses sont fauves : celles de la première paire ont deux bandes noires longitudinales, l’une en dessus, l’autre en dessous; celles de la seconde et de la troisième paires ont trois larges anneaux noirs formés de petites lignes rapprochées; celles de la quatrième paire ont un simple anneau noir au sommet et de petites taches linéaires sur les côtés.

9 Variété.

Le carré céphalique est noir comme chez le type ; les bandes latérales sont d’un brun plus pâle et sont coupées par de nombreux rayons fauves.

L’abdomen est fauve , le dos est complètement bordé de deux bandes vagues formées de points noirs espacés.

Le ventre est blanchâtre avec deux petites tachettes noires et linéaires près de la base.

Le plastron est tout fauve.

Toutes les pattes sont d’un fauve-rouge clair, les postérieures seules ont un anneau brun au sommet de la cuisse.

Cette, Tarentula habite la Grèce, la Sicile, la Barbarie et l'Espagne ; mais elle est surtout commune eu Andalousie et au Maroc ; on la trouve en abondance dans les prés humides ; elle court avec uue grande agilité.

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